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Actualités infohépatiteC numéro 7.6 

Bienvenue à Actualités infohépatiteC numéro 7.6 de CATIE du 5 mars au 18 mars 2016. Poursuivez votre lecture pour en apprendre davantage sur les nouvelles découvertes scientifiques et celles qui ont été mises à jour dans les domaines de la prévention, des soins, du traitement et du soutien liés à l'hépatite C.

À la une

La guérison de l’hépatite C est associée à une meilleure santé pour les personnes co-infectées par le VIH

Le fait de guérir de l’hépatite C est associé à une réduction des risques de décès, de maladies rénales et de diabète chez les personnes co-infectées par le VIH, ont rapporté des chercheurs lors de la Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI 2016).

Les participants à cette étude faisaient partie d’une cohorte du Spanish AIDS Study Group (GeSIDA). Cette cohorte incluait des personnes traitées par peg-interféron et ribavirine entre 2000 et 2008.

Sur les 1 625 participants, 562 (36 %) ont guéri de l’hépatite C. Le suivi moyen a duré un peu plus de cinq ans.

La guérison de l’hépatite C a été associée aux bienfaits suivants :

  • réduction du risque de décès (63 %)
  • réduction du risque d’événements touchant les reins, comme la dialyse, l’insuffisance rénale ou une greffe de rein (63 %)
  • réduction du risque de diabète (46 %)

Selon les chercheurs, « nos résultats laissent croire qu’il existe un lien indépendant entre l’éradication de l’hépatite C chez les patients co-infectés et une réduction des risques d’événements rénaux et de diabète sucré. » (hepmasucg.com, mars 2016, en anglais)

Le sofosbuvir et le velpatasvir peuvent être utilisés avec la plupart des médicaments anti-VIH potentialisés

Les personnes co-infectées par l’hépatite C et le VIH peuvent utiliser sans danger le sofosbuvir et le velpatasvir avec la plupart des médicaments anti-VIH potentialisés, selon une étude présentée à l’occasion de la Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI 2016).

Le sofosbuvir est un médicament anti-hépatite C approuvé au Canada. Le velpatasvir est un médicament expérimental. Lors des essais cliniques, cette combinaison s’est révélée efficace contre tous les génotypes du virus de l’hépatite C.

Cette étude a analysé les interactions médicamenteuses entre le sofosbuvir et le velpatasvir et les médicaments anti-VIH potentialisés par le ritonavir ou le cobicistat.  Comme ces agents de potentialisation (médicaments qui rehaussent l’effet d’autres médicaments) peuvent interférer avec les enzymes du foie qui métabolisent les médicaments, ils sont susceptibles d’interagir avec des agents anti-hépatite C.

Les participants ont reçu le sofosbuvir et le velpatasvir en combinaison avec un des traitements anti-VIH suivants :

  • elvitégravir/cobicistat/emtricitabine/ténofovir alafénamide ou TAF (Genvoya)
  • elvitégravir/cobicistat/emtricitabine/fumarate de ténofovir disoproxil ou TDF (Stribild)
  • atazanavir (Reyataz)  + ritonavir + emtricitabine/TDF (Truvada)
  • darunavir (Prezista)  + ritonavir + emtricitabine/TDF
  • lopinavir/ritonavir (Kaletra) + emtricitabine/TDF

Les interactions médicamenteuses ont fait en sorte que les concentrations sanguines des médicaments anti-hépatite C et de certains médicaments anti-VIH ont augmenté ou diminué, mais aucune interaction n’a nécessité que l’on ajuste les doses des médicaments utilisés contre ces deux infections. En général, le traitement s’est révélé sans danger et bien toléré.

Une autre étude est en train d’évaluer le sofosbuvir et le velpatasvir en combinaison avec des médicaments anti-VIH potentialisés et non potentialisés. (HIVandhepatitis.com, mars 2016, en anglais)

L’étiquette du siméprévir est révisée pour les personnes d’ascendance est-asiatique atteintes du génotype 1 du virus

Lors d’un essai clinique de phase avancée, les participants d’ascendance est-asiatique recevant le siméprévir avaient une concentration 2,1 fois plus élevée de ce médicament dans leur sang que les participants non asiatiques, selon une révision de l’étiquette effectuée par la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis. La FDA a toutefois déterminé qu’il n’était pas nécessaire d’ajuster la dose en fonction de la race.

Cet essai clinique avec des participants d’ascendance est-asiatique a également trouvé que les participants recevant le siméprévir, le peg-interféron et la ribavirine présentaient un taux plus élevé d’hyperbilirubinémie que les participants recevant le placebo, le peg-interféron et la ribavirine.

L’hyperbilirubinémie se produit lorsqu’une personne présente un taux élevé de bilirubine dans son sang. La bilirubine est un produit chimique qui est habituellement métabolisé par le foie pendant qu’il dégrade les vieux globules rouges. Si le foie est incapable d’agir assez rapidement, la bilirubine peut s’accumuler dans le sang et donner à la peau une apparence jaunâtre. (hepatitiscnewdrugs.blogspot.ca, mars 2016, en anglais)

Branchez-vous au monde scientifique

Combler les lacunes du dépistage et du traitement : la cascade des soins de l’hépatite C chez Kaiser Permanente mid-Atlantic states, Clinical Infectious Diseases, février 2016, en anglais