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Actualités infohépatiteC numéro 7.5 

Bienvenue à Actualités infohépatiteC numéro 7.4 de CATIE du 20 février au 4 mars 2016. Poursuivez votre lecture pour en apprendre davantage sur les nouvelles découvertes scientifiques et celles qui ont été mises à jour dans les domaines de la prévention, des soins, du traitement et du soutien liés à l'hépatite C.

À la une

Les lésions hépatiques pourraient nuire au rendement cognitif

La fibrose hépatique aurait un impact sur le rendement cognitif des femmes, sans égard à leur statut par rapport à l’hépatite C ou au VIH, selon une recherche présentée lors de la Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI 2016).

Les chercheurs ont mené une étude transversale auprès de 1 479 femmes inscrites à la Women’s Interagency HIV Study pour déterminer s’il existait un lien entre la gravité des lésions hépatiques et les résultats des tests neuropsychologiques.

Pour mesurer les lésions hépatiques, les chercheurs ont utilisé un score APRI. Ce dernier est un test sanguin qui permet d’estimer l’ampleur des dommages dans le foie.

Parmi les participantes, 53 % avaient le VIH, 5 % avaient l’hépatite C, 16 % avaient la co-infection VIH/hépatite C et 27 % n’avaient ni l’hépatite C ni le VIH.

Dans l’ensemble, 83 % des femmes avaient un score APRI de moins de 0,5, ce qui indique la présence de lésions hépatiques légères, voire aucune. Toutes les autres participantes (17 %) avaient un score APRI supérieur à 0,5. Un score APRI de 0,5 ou plus indique la présence de lésions hépatiques modérées ou graves et a été associé à des déficiences sur les plans de l’apprentissage, de la fonction exécutive, de la mémoire, de la vitesse psychomotrice, de la fluidité verbale et de la motricité fine.

D’autres recherches seront nécessaires pour évaluer l’impact des lésions hépatiques sur le rendement cognitif. (Healio.com, février 2016, en anglais)

Six semaines de traitement par Harvoni guérissent l’hépatite C aiguë chez des personnes co-infectées par le VIH

Un traitement de six semaines par Harvoni a suffi à guérir l’hépatite C chez des personnes atteintes du VIH qui avaient récemment contracté l’hépatite C et dont la charge virale en hépatite C était faible, ont rapporté des chercheurs lors de la Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI 2016).

L’étude a porté sur 26 participants atteints du VIH et de l’hépatite C de l’Allemagne et du Royaume-Uni. Les participants avaient soit le génotype 1 soit le génotype 4 du virus. Tous les participants étaient des hommes, la majorité était de race blanche et la moyenne d’âge était de 41 ans.

Tous les participants ont reçu Harvoni, c’est-à-dire la combinaison de sofosbuvir et de lédipasvir, pendant six semaines. Vingt participants sur 26 (77 %) ont guéri. Trois participants ont rechuté, un autre a contracté de nouveau le virus et deux autres ont été perdus de vue. Les trois participants qui ont rechuté avaient tous une charge virale élevée en hépatite C.

Le traitement s’est généralement révélé sans danger et bien toléré. Les effets secondaires les plus courants étaient la fatigue, les symptômes du rhume et les maux de tête, et ils étaient majoritairement d’intensité légère ou modérée.

Étant donné l’absence de rechutes parmi les participants dont la charge virale de base en hépatite C avait été faible (moins de 6,9 log UI/ml), les chercheurs ont conclu que « l’on devrait envisager un traitement de plus longue durée pour les patients atteints d’une infection aiguë au VHC dont la charge virale est élevée. » (HIVandhepatitis.com, février 2016, en anglais)

On obtient des taux de guérison élevés avec le traitement expérimental ravidasvir chez des personnes atteintes du génotype 4 du virus de l’hépatite C

La combinaison de sofosbuvir et du médicament anti-hépatite C expérimental ravidasvir a guéri entre 95 % et 100 % des participants ayant le génotype 4 du virus lors d’un essai clinique de phase avancée, ont rapporté des chercheurs lors de la Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI 2016).

Le génotype 4 compte pour 15 % des cas d’hépatite C à l’échelle mondiale et est le génotype le plus courant dans le Moyen-Orient et certaines parties de l’Afrique.

Cet essai a porté sur 300 participants d’Égypte. Ils étaient majoritairement des hommes et avaient en moyenne 48 ans.

Les participants appartenaient à quatre groupes :

  1. personnes jamais traitées sans cirrhose
  2. personnes jamais traitées atteintes de cirrhose
  3. personnes déjà traitées sans cirrhose
  4. personnes déjà traitées atteintes de cirrhose

Les participants des groupes 1, 2 et 3 ont reçu le sofosbuvir et le ravidasvir avec ou sans ribavirine pendant 12 semaines. Les participants du groupe 4 ont reçu le sofosbuvir, le ravidasvir et la ribavirine pendant 12 ou 16 semaines.

Dans les groupes 1, 2 et 3, les taux de guérison allaient de 93 % à 100 %. Dans le groupe 4, soit le plus difficile à traiter des quatre groupes, les participants traités pendant 12 semaines ont connu un taux de guérison de 86 %, mais le taux de guérison a été plus élevé (100 %) parmi les participants traités pendant 16 semaines. L’ajout de la ribavirine n’a pas amélioré les taux de guérison chez les personnes n’ayant pas la cirrhose ou les patients jamais traités auparavant.

Le traitement s’est généralement révélé sans danger et bien toléré. Les effets secondaires les plus courants incluaient maux de tête, inconfort abdominal, fatigue, démangeaisons et diarrhées.

Le ravidasvir plus le sofosbuvir avec ou sans ribavirine « a donné des taux de réponse soutenue élevés » dans cette étude d’envergure sur le traitement sans interféron des personnes atteintes du génotype 4 du virus, ont conclu les chercheurs.

Branchez-vous au monde scientifique

L’hépatite C au Canada et l’importance du dépistage fondé sur les risques, Relevé des maladies transmissibles au Canada, mars 2016, en français et en anglais

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