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Actualités infohépatiteC numéro 7.4 

Bienvenue à Actualités infohépatiteC numéro 7.4 de CATIE du 6 février au 19 février 2016. Poursuivez votre lecture pour en apprendre davantage sur les nouvelles découvertes scientifiques et celles qui ont été mises à jour dans les domaines de la prévention, des soins, du traitement et du soutien liés à l'hépatite C.

À la une

La FDA recommande des tests de résistance avant de traiter le génotype 1a par Zepatier

La Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis recommande que les personnes atteintes du génotype 1a du virus de l’hépatite C passent des tests de résistance si elles envisagent de suivre un traitement par Zepatier. 

Zepatier est une combinaison de deux médicaments antiviraux à action directe (AAD), soit le grazoprévir et l'elbasvir. Les AAD sont un groupe de médicaments qui s’attaquent directement à un virus spécifique, de sorte qu’il n’est plus capable de faire des copies de lui-même. On parle de résistance médicamenteuse lorsque le virus de l’hépatite C est capable de se répliquer malgré la présence d’un médicament anti-hépatite C. Les tests de résistance permettent de déterminer si le virus de l’hépatite C est résistant à une classe particulière de médicaments anti-hépatite C.

L'elbasvir appartient à une classe de médicaments appelés inhibiteurs de la NS5A. Lors d’essais cliniques de 12 semaines sur Zepatier, les personnes dont le génotype 1a du virus était résistant aux inhibiteurs de la NS5A ont connu des taux de guérison plus faibles que les personnes ayant le même génotype mais aucune résistance aux inhibiteurs de la NS5A (70 % contre 96 %). 

(natap.org, février 2016, en anglais)

Le sofosbuvir et la ribavirine pourraient être inefficaces contre l’infection aiguë

Deux études menées sur la combinaison de sofosbuvir (Sovaldi) et de ribavirine chez des personnes atteintes de l’infection aiguë à l’hépatite C et co-infectées par le VIH ont révélé des taux de guérison très différents, soit 59 % contre 92 %, ont rapporté des chercheurs lors de l’assemblée de l’AASLD sur les maladies du foie. 

On décrit les six premiers mois de l’infection à l’hépatite C comme l’infection aiguë. Les recherches sur le traitement par peg-interféron et ribavirine ont révélé qu’il était possible d’obtenir des taux de guérison plus élevés et de traiter moins longtemps l’hépatite C si l’on commençait le traitement dès la phase aiguë de l’infection, plutôt que lors de la phase chronique. Il existe cependant peu d’études sur le traitement de l’infection aiguë par les nouveaux médicaments anti-hépatite C.    

Lors de la première étude, 17 participants co-infectés ont reçu le sofosbuvir et la ribavirine pendant 12 semaines. Ils étaient tous des hommes dont la médiane d’âge était de 45 ans. Tous les participants suivaient un traitement anti-VIH et avaient une charge virale indétectable. Dix participants sur 17 ont guéri de l’hépatite C grâce au traitement (59 %).

Lors de la deuxième étude, 13 hommes co-infectés par l’hépatite C et le VIH ont reçu le sofosbuvir et la ribavirine pendant 12 semaines. Leur médiane d’âge était de 43 ans. Onze participants suivaient un traitement anti-VIH. Douze participants ont suivi le traitement anti-hépatite C jusqu’au bout et 11 ont guéri de cette infection (92 %). 

Comme il existe maintenant de nouveaux médicaments anti-hépatite C, les chercheurs ont laissé entendre qu’il serait préférable d’évaluer des régimes sans ribavirine, plutôt que de pousser l’étude du présent régime dans le cadre d’essais de plus grande envergure. (HIVandhepatitis.com, février 2016, en anglais)

Le traitement par antiviraux à action directe réduit la cryoglobulinémie 

Le traitement de l’hépatite C par antiviraux à action directe (AAD) peut atténuer un symptôme pénible de l’hépatite C appelé cryoglobulinémie, ont rapporté dans chercheurs dans la revue Hepatology.

La cryoglobulinémie se caractérise par la présence de grappes d’anticorps et de protéines anormaux dans le sang des reins ou des articulations. Elle peut causer des lésions cutanées (purpura), de la douleur dans les articulations des mains et des jambes (vascularite), des dommages aux nerfs périphériques (neuropathie périphérique), de l’inflammation et des lésions rénales (néphrite glomérulaire) et une perte graduelle de la fonction rénale. Environ la moitié des personnes atteintes d’hépatite C ont la cryoglobulinémie, mais un grand nombre d’entre elles n’éprouvent jamais de symptômes. De fait, sur 20 personnes atteintes de cryoglobulinémia, environ une seule finit par éprouver des symptômes.

Cette étude a porté sur 12 participants soignés dans deux hôpitaux de Boston, aux États-Unis. Huit d’entre eux ont reçu le sofosbuvir (Sovaldi) et le siméprévir (Galexos), et les quatre autres ont reçu le sofosbuvir et la ribavirine. La plupart des participants ont suivi le traitement pendant 12 semaines.

La durée de la cryoglobulinémie chez les participants variait entre six mois et 17 ans. Huit participants sur 12 éprouvaient de nombreux symptômes associés à la cryoglobulinémie.

Dix participants sur 12 ont guéri de l’hépatite C grâce au traitement. Chez neuf participants dont on a mesuré le taux de cryoglobulines (un des tests utilisés pour évaluer la cryoglobulinémie), ce dernier a baissé chez la plupart (89 %) et a complètement disparu dans quatre cas.

D’autres recherches sont nécessaires pour évaluer l’effet du traitement par AAD chez les personnes atteintes d’hépatite C et souffrant de cryoglobulinémie. (HIVandhepatitis.com, en anglais, février 2016)

Branchez-vous au monde scientifique

Le traitement préventif du VHC par antiviraux à action directe peut-il faire régresser l’épidémie du VHC parmi les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes au Royaume-Uni? Idées épidémiologiques et de modélisation, Clinical Infectious Diseases, février 2016, en anglais

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