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Actualités infohépatiteC numéro 7.3 

Bienvenue à Actualités infohépatiteC numéro 7.3 de CATIE du 23 janvier au 5 février 2016. Poursuivez votre lecture pour en apprendre davantage sur les nouvelles découvertes scientifiques et celles qui ont été mises à jour dans les domaines de la prévention, des soins, du traitement et du soutien liés à l'hépatite C.

À la une

Une étude de recherche canadienne recommande l’établissement de programmes d’aiguilles et de seringues dans les prisons

Les programmes d’aiguilles et de seringues en prison (PASP), lesquels fournissent du matériel d’injection stérile aux détenus qui s’injectent des drogues afin de prévenir la propagation du VIH et de l’hépatite C, sont faisables au Canada et recommandés pour les prisons canadiennes, selon le rapport On point: Recommendations for Prison-Based Needle and Syringe Programs in Canada.

Cette étude communautaire a été menée par des chercheurs se spécialisant dans la santé en prison avec l’apport de plusieurs groupes dont le Réseau juridique canadien VIH/sida, le Prisoners with HIV/AIDS Support Action Network (PASAN) et le Native Youth Sexual Health Network.

Les responsables de cette étude de deux ans ont consulté de nombreux intervenants et visité des prisons.

Les auteurs ont formulé six recommandations en rapport avec les PASP :

1. L’accès des détenus aux PASP et au matériel d’injection stérile devrait être facile, confidentiel et exempt de conséquences d’ordre disciplinaire.

2. Les détenus devraient avoir accès régulièrement à de l’information, à de l’éducation et à du soutien de la part d’un personnel formé en matière d’injection sécuritaire des drogues.

3. Les PASP devraient adopter une approche de distribution hybride ou multi-modèle dans chaque institution.

4. La mise sur pied et les activités des PASP devraient être orientées par une consultation continue et significative d’intervenants pertinents, ainsi que par l’éducation de ces derniers, pour assurer l’accessibilité du programme et l’obtention de résultats positifs pour la santé.

5. Les détenus devraient avoir un rôle actif à jouer pour déterminer les programmes, la structure et les politiques des PASP.

6. Le système juridique, y compris Service correctionnel Canada, devrait s’orienter en vue d’aborder la consommation de drogues comme un enjeu social et sanitaire.

Selon les chercheurs, « Le résultat le plus pertinent est le fait que tous les participants exprimaient un soutien important aux PASP. » (aidslaw.ca, février 2016, en anglais et en français)

Santé Canada examine le risque de problèmes hépatiques liés au siméprévir

Santé Canada a effectué un examen de l’innocuité après que des autorités de la santé japonaises ont publié un communiqué décrivant un risque de problèmes hépatiques graves et de décès associé à l’usage de siméprévir (Galexos).

Le siméprévir est un antiviral à action directe qui est utilisé en combinaison avec le peg-interféron et la ribavirine ou le sofosbuvir (Sovaldi). Il est approuvé au Canada pour le traitement des personnes infectées par le génotype 1 du virus de l’hépatite C.

Chez les personnes atteintes de lésions hépatiques liées à l’hépatite C, un taux élevé de bilirubine dans le sang peut signaler un problème de fonctionnement du foie. La prise de siméprévir peut augmenter davantage le taux de bilirubine dans le sang.

Au moment de l’examen de l’innocuité, Santé Canada avait reçu 11 rapports canadiens faisant étant de problèmes de foie, y compris deux décès, que l’on soupçonnait d’être associés au siméprévir. Après avoir examiné les cas en question, l’agence n’a pu tirer aucune conclusion concernant le rôle éventuel que le médicament aurait pu jouer à cause de la quantité limitée de données se rapportant à ces cas.

L’information relative à la prescription du siméprévir recommande maintenant que les professionnels de la santé fassent des tests sanguins pour vérifier la fonction hépatique avant et pendant le traitement. L’usage de siméprévir est déconseillé aux personnes présentant des lésions hépatiques modérées ou graves. (hc-sc.gc.ca, janvier 2016, en français et en anglais)

Les femmes atteintes d’hépatite C pourraient courir un risque accru d’insulinorésistance après la ménopause

Les femmes atteintes d’hépatite C qui ont déjà vécu la ménopause pourraient courir un risque accru d’insulinorésistance et de syndrome métabolique, ont rapporté des chercheurs dans le Journal of Viral Hepatitis.

L’insuline est une substance chimique que produit l’organisme pour aider les sucres alimentaires à entrer dans les cellules, où ils sont utilisés comme source d’énergie. Lorsqu’une personne souffre d’insulinorésistance, les sucres sont incapables de pénétrer dans les cellules et demeurent dans le sang. Si le taux de sucre (également appelé glucose) dans le sang augmente excessivement, la personne sera sujette à d’autres problèmes de santé comme le diabète. Le terme syndrome métabolique regroupe plusieurs problèmes de santé, dont l’insulinorésistance, l’hypertension et l’hypercholestérolémie, qui  augmentent le risque d’AVC, de crise cardiaque et de diabète.

On a mené cette étude de recherche auprès de 103 adultes atteints d’hépatite C qui n’avaient pas de lésions hépatiques graves (cirrhose) ou de diabète. L’équipe a mesuré le taux de glucose sanguin des participants pour déterminer l’ampleur de l’insulinorésistance. L’étude a porté sur 69 participants de sexe masculin, 16 participantes n’ayant pas vécu la ménopause et 18 femmes postménopausées.

Les femmes postménopausées étaient plus susceptibles d’avoir un taux d’insulinorésistance élevé que les femmes préménopausées ou les hommes. Les femmes postménopausées couraient également un risque plus élevé de syndrome métabolique que les femmes préménopausées, mais la différence n’était pas significative du point de vue statistique.

D’autres recherches sont nécessaires pour explorer le risque d’insulinorésistance et de syndrome métabolique chez les femmes postménopausées. (healio.com, janvier 2016, en anglais)

Branchez-vous au monde scientifique

Usage d’opioïdes et risque de fibrose hépatique chez les patients co-infectés par le VIH et l'hépatite C au Canada, HIV Medicine, janvier 2016, en anglais

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