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Actualités infohépatiteC numéro 7.2 

Bienvenue à Actualités infohépatiteC numéro 7.2 de CATIE du 9 janvier au 22 janvier 2016. Poursuivez votre lecture pour en apprendre davantage sur les nouvelles découvertes scientifiques et celles qui ont été mises à jour dans les domaines de la prévention, des soins, du traitement et du soutien liés à l'hépatite C.

À la une

Nouvelles CATIE : Zepatier est approuvé au Canada pour le traitement de l’hépatite C

Santé Canada vient d’approuver un nouveau médicament contre l’hépatite C portant le nom de Zepatier.

Santé Canada a donné le feu vert à Zepatier pour le traitement des personnes atteintes des génotypes 1, 3 ou 4 du virus.

Zepatier est une combinaison de deux antiviraux à action directe (AAD). Les AAD s’attaquent au virus de l’hépatite C de sorte à le rendre incapable de faire des copies de lui-même. Zepatier consiste en les deux médicaments suivants :

  • grazoprévir, un inhibiteur de la protéase
  • elbasvir, un inhibiteur de la NS5A

Ces deux AAD sont combinés dans un seul comprimé que l’on prend une seule fois par jour.

Les personnes atteintes du génotype 1 ou 4 prennent Zepatier avec ou sans ribavirine pendant huit, 12 ou 16 semaines, selon leur génotype, leurs antécédents de traitement et l’ampleur de leurs lésions hépatiques. Les personnes ayant le génotype 3 du virus prennent Zepatier avec le sofosbuvir pendant 12 semaines. (catie.ca, janvier 2016, en anglais et en français)

On obtient des taux de guérison élevés grâce à des combinaisons de médicaments anti-hépatite C utilisées pendant huit semaines

Un essai clinique de phase moyenne sur des combinaisons de deux ou trois antiviraux à action directe (AAD) administrées pendant huit semaines a révélé des taux de guérison élevés, selon une recherche présentée lors de l’assemblée de l’AASLD (American Association for the Study of LIver Diseases) tenue en novembre dernier à San Francisco.

À l’heure actuelle, on prend la plupart des combinaisons d’AAD pendant 12 semaines. Certains chercheurs tentent cependant de déterminer si la combinaison de deux ou trois AAD permettrait d’écourter davantage la durée du traitement.

Les combinaisons ont été testées chez des personnes porteuses des génotypes 1, 2 ou 3 du virus de l’hépatite C. La majorité des participants étaient de race blanche, la moitié se composait d’hommes et la plupart étaient atteints de lésions hépatiques modérées ou légères, voire aucune.

Les combinaisons d’AAD suivantes ont été testées pendant huit semaines dans le cadre de quatre volets de traitement :

  1. grazoprévir et MK-3682 (300 mg) et elbasvir
  2. grazoprévir et MK-3682 (450 mg) et elbasvir
  3. grazoprévir et MK-3682 (300 mg) et MK-8404
  4. grazoprévir et MK-3682 (450 mg) et MK-8404

Le grazoprévir et l’elbasvir sont approuvés au Canada sous forme d’une combinaison portant le nom de Zepatier. Le MK-3682 et le MK-8404 sont des médicaments expérimentaux en voie de développement.

Chez les participants ayant le génotype 1 du virus, le taux de guérison global a été de 98 %. Chez les participants atteints du génotype 2, le taux de guérison a été plus élevé dans le quatrième volet de traitement (94 %) que dans les autres volets (60 % à 71 %). Les participants ayant le génotype 3 ont connu un taux de guérison global de 91 %, sans différence importante entre les volets de traitement.

Le traitement a été bien toléré. Les effets secondaires les plus courants ont été les maux de tête, la fatigue et les nausées.

D’autres essais cliniques évalueront la combinaison éprouvée dans le quatrième volet de traitement auprès d’une population plus diverse. Celle-ci inclura des personnes porteuses d’autres génotypes viraux, des personnes atteintes de lésions hépatiques graves (cirrhose), des personnes déjà traitées dans le passé et des personnes ayant la co-infection VIH/hépatite C. (HIVandhepatitis.com, janvier 2016, en anglais)

On observe un risque accru de maladies cardiovasculaires chez les personnes atteintes d’hépatite C

Les personnes atteintes d’hépatite C courent un risque plus élevé de mourir d’une maladie cardiovasculaire, de subir un AVC ou d’éprouver d’autres problèmes cardiovasculaires que les personnes présentant des facteurs de risque de cardiopathies semblables qui n’ont pas l’hépatite C, selon une méta-analyse publiée dans la revue Gastroenterology.

Le terme maladies cardiovasculaires englobe les affections touchant le cœur et le système circulatoire, y compris l’obstruction ou le rétrécissement des vaisseaux sanguins du corps. Ces problèmes peuvent donner lieu à un accident vasculaire cérébral (AVC), à une crise cardiaque, à de la douleur thoracique ou à d’autres problèmes de santé.

La méta-analyse a porté sur 22 études. Lorsqu’ils ont évalué celles-ci, les chercheurs ont pris en considération trois résultats différents, que voici :

  • décès de n’importe quelle cause cardiovasculaire (mortalité cardiovasculaire)
  • mesure de l’accumulation de plaque dans les artères carotides (artères approvisionnant le cerveau, le visage et le cou), ce qui augmente le risque de crise cardiaque et d’AVC (athérosclérose carotide)
  • AVC ou crise cardiaque

L’estimation de la mortalité cardiovasculaire a révélé une augmentation de 65 % du risque de mourir d’une cause cardiovasculaire chez les personnes atteintes d’hépatite C, comparativement aux personnes n’ayant pas l’hépatite C. Cependant, il n’a pas été possible d’établir une estimation tenant compte des facteurs de risque connus parce que ces derniers n’avaient pas été documentés de façon régulière lors des études évaluées.

Selon les estimations, les personnes atteintes d’hépatite C étaient 2,2 fois plus susceptibles de présenter une accumulation de plaque carotide dans les artères carotides que les personnes n’ayant pas l’hépatite C.

Toujours selon les estimations, les personnes atteintes d’hépatite C étaient 30 % plus susceptibles de subir un AVC, une crise cardiaque ou un autre événement cardiovasculaire, comparativement aux personnes n’ayant pas l’hépatite C.

Selon les chercheurs, même si l’on tenait compte des facteurs de risque de cardiopathies bien établis, dont le diabète, l’hypertension et le tabagisme, les risques de mortalité, de maladies cardiovasculaires et de maladie de l’artère carotide demeuraient plus élevés chez les personnes ayant l’hépatite C. (HIVandhepatitis.com, janvier 2016, en anglais)

Branchez-vous au monde scientifique

Utilisation de drogues illicites et méfaits, et interventions et politiques reliées au Canada : Une revue narrative d’indices et de développements importants sélectionnés depuis 2000, International Journal of Drug Policy, janvier 2016, en anglais

Comprendre les décisions prises à l’égard du traitement de l’hépatite C parmi les couples qui s’injectent des drogues, Journal of Viral Hepatitis, février 2016, en anglais

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