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Actualités infohépatiteC numéro 5.17 

Bienvenue à Actualités infohépatiteC numéro 5.17 de CATIE du 16 août au 29 août 2014. Poursuivez votre lecture pour en apprendre davantage sur les nouvelles découvertes scientifiques et celles qui ont été mises à jour dans les domaines de la prévention, des soins, du traitement et du soutien liés à l'hépatite C.

À la une

L’Écosse réduit le nombre de nouvelles infections par l’hépatite C en offrant plus de services de réduction des méfaits

La mise sur pied de services de réduction des méfaits exhaustifs aurait permis de prévenir 1 400 nouvelles infections par l’hépatite C en Écosse, selon les estimations rapportées par des chercheurs dans PLOS ONE

En 2008, le gouvernement écossais a élargi l’accès au matériel d’injection stérilisé, y compris aiguilles, seringues, filtres, réchauds (cuillères) et eau, en plus d’améliorer l’accès au traitement de substitution aux opiacés (TSO). Les chercheurs ont examiné l’impact de ces programmes entre 2008 et 2012 au moyen de sondages menés auprès de 8 000 personnes qui s’injectaient des drogues.

Les résultats indiquent ce qui suit :

  • déclin du nombre de personnes s’injectant quotidiennement (63 % à 49 %)
  • réduction du partage d’aiguilles/seringues (15 % à 8 %), de cuillères (42 % à 20 %), de filtres (33 % à 17 %) et d’eau (31 % à 21 %)
  • augmentation du nombre de personnes sous TSO (50 % à 64 %)

Le nombre estimé de nouvelles infections par l’hépatite C a diminué, passant de 1 063 en 2008 à 566 en 2012. Selon les chercheurs, « ces données fournissent les preuves d’une tendance à la baisse de l’incidence du VHC parmi les personnes qui s’injectent des drogues en Écosse ». (aidsmap.com, août 2014, en anglais)

Taux élevés de guérison avec la combinaison de daclatasvir et d’asunaprévir, sans interféron

Lors d’une série d’essais cliniques de stade avancé mené auprès de personnes porteuses du génotype 1b du virus de l’hépatite C, la combinaison de daclatasvir (Daklinza) et d’asunaprévir a permis d’obtenir des taux de guérison allant de 82 % à 90 %, ont rapporté des chercheurs dans The Lancet.

Sept cent quarante-sept (747) personnes ont participé aux essais dans 18 pays.

Pendant 24 semaines, les participants qui n’avaient jamais suivi de traitement ont reçu la combinaison suivante :

  • daclatasvir une fois par jour
  • asunaprévir ou placebo deux fois par jour

Pendant 24 semaines, les personnes qui avaient déjà reçu un traitement sans obtenir de réponse et celles qui ne pouvaient prendre d’interféron (intolérance ou autre raison) ont reçu la combinaison suivante :

  • daclatasvir une fois par jour
  • asunaprévir deux fois par jour

Voici les taux de guérison :

  • 90 % des personnes n’ayant jamais reçu de traitement auparavant
  • 82 % des personnes n’ayant pas répondu à un traitement antérieur
  • 82 % des personnes intolérantes à l’interféron (ou ne pouvant l’utiliser pour une autre raison)

« Ces résultats permettent d’appuyer l’utilisation du daclatasvir plus asunaprévir comme traitement exclusivement oral sans interféron et sans ribavirine chez les patients porteurs du génotype 1b du VHC, y compris ceux souffrant de cirrhose », ont conclu les chercheurs. (HIVandhepatitis.com, août 2014, en anglais)

L’hépatite C pourrait devenir une maladie rare grâce à l’augmentation du dépistage et du traitement reposant sur les nouveaux médicaments

L’extension des programmes de dépistage et l’utilisation des nouveaux médicaments pourraient faire de l’hépatite C une maladie rare d’ici 20 ans, selon les résultats d’une étude de modélisation mathématique publiée dans les Annals of Internal Medicine.

Aux États-Unis, les Centres for Disease Control and Prevention (CDC) recommandent que tous les adultes nés entre 1945 et 1965 (génération du baby-boom) passent un dépistage de l’hépatite C. Les chercheurs ont éprouvé un modèle fondé sur l’ensemble des baby-boomers dépistés. Ils s’attendaient à ce que le dépistage de cette population permette de diagnostiquer 487 000 nouveaux cas d’hépatite C. Ils ont aussi éprouvé un deuxième modèle auprès de toutes les personnes dépistées (dépistage universel). Le dépistage universel devait aboutir au diagnostic de 933 700 nouveaux cas.

Si tous les baby-boomers étaient dépistés et traités par les nouveaux médicaments anti-hépatite C affichant des taux de guérison de 90 % environ, les chercheurs estimaient qu’il serait possible de prévenir les complications hépatiques suivantes d’ici 2050 :

  • 124 200 cas d’insuffisance hépatique (cirrhose décompensée)
  • 78 800 cas de cancer du foie (carcinome hépatocellulaire)
  • 9 900 greffes de foie

Selon les chercheurs, « les nouvelles thérapies pour l’infection au VHC et la mise sur pied étendue de programmes de dépistage et de traitement joueront un rôle important pour réduire le fardeau de l’infection au VHC ». (HIVandhepatitis.com, août 2014, en anglais)

Branchez-vous au monde scientifique

La consommation accrue de légumes, mais pas de fruits, réduit le risque de carcinome hépatocellulaire : une méta-analyse, Gastroenterology, août 2014, en anglais

Le diagnostic tardif de l’infection au virus de l’hépatite C dans la Chronic Hepatitis Cohort Study (CHeCS) : occasions d’intervention manquées, Hepatology, août 2014, en anglais