Votre guide sur le traitement du VIH

Une pilule plus facile à avaler

« J’avais lu des blogues traitant d’effets secondaires atroces et rencontré des personnes ayant suivi les tout premiers traitements qui m’avaient raconté des histoires horribles d’une période pas si lointaine et de ce à quoi je devais m’attendre. Pour moi, voilà ce que signifiait suivre un traitement anti-VIH.

Avec le temps, c’est devenu routinier, aussi naturel que de me brosser les dents ou d’aller à la toilette. Je me suis d’ailleurs rendu compte que toutes les peurs que j’avais n’étaient plus pertinentes ou du moins pas dans mon cas.

Lorsque ma charge virale est devenue indétectable, un mois après avoir commencé le traitement, j’ai retrouvé ce sentiment d’autonomie que j’avais perdu lorsque j’avais reçu mon diagnostic. Ma peur et mon anxiété ont disparu et je me suis davantage senti moi-même, comme avant.

Cinq ans plus tard, sans avoir jamais manqué une dose, je ne considère pas ma prise de médicaments comme un rappel de quelque chose de négatif, mais plutôt comme un outil m’aidant à avoir le contrôle sur ma santé, et ce, peut-être pour la première fois de ma vie. »

—Jonathan

« C’est une bonne chose de connaître ton statut… Tu es encore la même personne que tu étais avant ton diagnostic. Occupe-toi bien de tes médicaments et de ta santé et tu te porteras mieux que la personne moyenne. »

—Jon

Le traitement du VIH a connu des progrès énormes! Si vous avez entendu des histoires horribles à propos des médicaments anti-VIH d’autrefois — il fallait prendre une poignée de pilules plusieurs fois par jour et endurer des effets secondaires déplaisants — soyez assuré que les nouveaux médicaments sont beaucoup plus efficaces, plus sûrs, plus faciles à tolérer et bien plus simples à prendre. Le traitement du VIH, et nos connaissances en la matière, ont évolué de façon remarquable au cours des dernières années. Et vous serez content d’apprendre que les nouvelles sont surtout très bonnes!

Plusieurs médicaments anti-VIH très efficaces qui sont faciles à prendre et qui provoquent peu d’effets secondaires sont accessibles à tous les Canadiens.

Non seulement les médicaments eux-mêmes se sont améliorés, mais aussi nos connaissances sur le traitement. Depuis quelques années, nous avons appris que la meilleure chose à faire pour sa santé est de commencer le traitement le plus tôt possible après avoir été diagnostiqué. Finie l’attente du meilleur moment pour commencer, finie la mise en balance des avantages et des inconvénients! La recherche a clairement montré que l’amorce précoce du traitement réduit le risque de maladies graves. Commencer tôt le traitement est bon pour votre santé à long terme et votre longévité.

Et les bonnes nouvelles ne s’arrêtent pas là : nous avons aussi appris que le recours à des soins continus et à un traitement du VIH qui maintient une charge virale indétectable permet de prévenir la transmission sexuelle du VIH. Bref, si vous voyez régulièrement votre médecin et que vous suivez fidèlement votre traitement du VIH afin de maintenir une charge virale indétectable (le VIH est encore présent dans votre sang, mais en quantité trop faible pour être détecté par les tests de routine), vous ne transmettrez pas le VIH pendant vos relations sexuelles.

Nous savons aussi que le traitement du VIH peut réduire énormément le risque de transmission du virus entre une mère1 séropositive et son bébé pendant la grossesse et l’accouchement, ce qui permet aux femmes séropositives de vivre une grossesse en santé et de donner naissance à un bébé séronégatif. La recherche a également révélé que le traitement pouvait aider à prévenir la transmission du VIH entre les personnes qui partagent du matériel servant à la consommation de drogues.

Il est donc clair que le traitement du VIH est bon pour vous et pour les gens que vous aimez. En tant que personne vivant avec le VIH, commencer et poursuivre un traitement figurent parmi les meilleures choses que vous puissiez faire pour votre santé.

  • 1. Nous utilisons les mots mère et femme dans ce guide, mais nous reconnaissons que certaines personnes qui peuvent tomber enceintes et avoir un bébé ne s’identifient pas comme des femmes.