Pré-fix : Un guide à l'intention des personnes vivant avec l'hépatite C ou le VIH qui s'injectent des drogues

Débuter le traitement

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Choisir de commencer un traitement est une décision importante.

En ce qui concerne le traitement du VIH, il est important de commencer dès que vous vous sentez prêt. Nous savons que plus le traitement commence tôt, mieux c’est pour la santé de la personne qui le prend. Les experts recommandent que vous commenciez le traitement peu de temps après avoir appris que vous avez le VIH. Traiter le VIH est plus sécuritaire et plus simple de nos jours. Dans certains cas, il suffit de prendre un seul comprimé une seule fois par jour pour traiter efficacement le VIH. 

Dans le cas de l’hépatite C, toutes les personnes atteintes de l’infection devraient être considérées comme des candidates au traitement. Il peut toutefois être nécessaire d’avoir des lésions hépatiques d’une certaine ampleur pour avoir accès au traitement.

Lorsque vous commencez le traitement, il faut que vous soyez prêt à le poursuivre jusqu’au bout. Le traitement du VIH est un engagement à vie qui vous gardera en bonne santé si vous prenez rigoureusement vos médicaments. De plus, même si le traitement de l’hépatite C ne dure qu’une période déterminée, plus vous suivrez fidèlement le traitement, plus vous augmenterez vos chances  d’éliminer le virus.

Il vous sera plus facile de respecter les exigences de votre traitement si vous réussissez à stabiliser, le plus possible, votre vie et trouver du soutien. Vous aurez peut-être besoin de temps pour mettre en place le soutien approprié avant de commencer le traitement. Voici une liste de questions qui faciliteront votre réflexion au sujet du traitement :

Votre santé physique?

Il est possible que vous éprouviez des problèmes de santé liés à l’hépatite C ou au VIH. Cette probabilité est particulièrement forte si l’hépatite C ou le VIH a déjà causé beaucoup de dommages à votre corps avant votre diagnostic. Commencer le traitement peut souvent atténuer ces autres problèmes et est bon pour votre santé à long terme.

Votre santé émotionnelle?

Si vous êtes souvent déprimé ou avez des antécédents d’anxiété ou de dépression, parlez-en à votre médecin avant de choisir vos médicaments pour l’hépatite C ou 
le VIH.Les traitements de l’hépatite C 
incluant le peg-interféron, ainsi que certains médicaments anti-VIH, peuvent provoquer la dépression chez certaines personnes, mais il est possible de prendre ce problème en main et de poursuivre le traitement. Il existe des options de traitement pour l’hépatite C qui n’incluent pas le peg-interféron.

Avez-vous le soutien dont vous avez besoin?

Certaines personnes qui consomment des drogues trouvent qu’il est plus facile de suivre le traitement lorsqu’ils ont l’appui d’un groupe de soutien et d’une équipe de travailleurs de la santé. Communiquez avec un organisme local de santé communautaire pour prendre contact avec un groupe de soutien ou une équipe de soins. Vous pourriez aussi trouver un soutien auprès de vos proches ou d’autres personnes suivant un traitement.

Disposerez-vous d'un soutien spirituel ou religieux, au besoin?

Certaines personnes trouvent que leurs croyances spirituelles ou religieuses les aident à entreprendre le traitement. Y a-t-il des personnes dont vous souhaitez recevoir le soutien dans le cadre de votre traitement, telles qu’un aîné autochtone, un imam, un prêtre, un rabbin ou un autre leader religieux?

En tant qu’utilisateurs de drogues, on nous dit depuis tellement longtemps que les médecins ne peuvent pas nous aider. Nous devons faire comprendre aux gens que c’est faux. Il y a des options de traitement. Consommer ne t’empêchera pas 
d’être admissible 
au traitement. — Jennifer

Avez-vous un plan pour assurer votre observance du traitement?

Réfléchissez aux éléments qui pourraient vous aider ou vous empêcher de respecter l’horaire de prises de médicaments. Avant de commencer le traitement, songez à vous pratiquer quant à la prise de médicaments en leur substituant des bonbons afin de vous habituer à les prendre et de reconnaître les problèmes qui peuvent se présenter. Il est possible que vous décidiez de changer vos habitudes de consommation de drogues afin de pouvoir prendre vos médicaments à la même heure tous les jours. Ou peut-être aurez-vous besoin d’un endroit pour garder vos médicaments. Parlez à votre médecin, à un pair-aidant ou à un intervenant de vos difficultés et des solutions éventuelles. Il est important de tenir compte que certains traitements contre le VIH ne nécessitent qu’une seule prise de pilule par jour. Il existe aussi, dans certains centres de santé, des programmes que les gens fréquentent tous les jours pour faciliter la prise de médicaments.

Avez-vous un endroit pour vous loger?

Il peut être plus facile de respecter son traitement si l’on a un lieu stable pour vivre. Cela peut aussi aider certaines personnes à stabiliser leur consommation de drogues. Si vous n’avez pas de logement, avez-vous un proche avec qui vous pouvez habiter au début de votre traitement? Un intervenant pourrait aussi vous aider à trouver un logement. Même si vous n’en trouvez pas, il est toujours possible de commencer un traitement contre l’hépatite C ou le VIH. Mais vous aurez peut-être besoin d’un endroit pour entreposer vos médicaments, comme les locaux d’un programme de réduction des méfaits ou un centre de santé. Sachez aussi qu’il est possible d’aller chercher ses médicaments tous les jours à la pharmacie.

Avez-vous besoin d'aide pour assumer le coût du traitement?

Les médicaments contre l’hépatite C et le VIH coûtent cher, mais il existe des programmes qui en assumeront les frais si vous répondez aux critères d’admissibilité.

CATIE fournit de l'information sur l'Accès aux médicaments anti-VIH et anti-hépatite C : les régimes fédéraux, provinciaux et territoriaux d'accès aux médicaments.

Souhaitez-vous avoir des enfants à court ou moyen terme?

Si vous vivez avec l’hépatite C ou le VIH, sachez qu’il est possible de protéger votre partenaire, de vivre une grossesse saine et d’avoir un bébé en santé. Toutefois, si vous suivez un traitement comportant la 
ribavirine, vous devrez attendre six mois après la fin du traitement pour tenter de concevoir parce que le traitement pourrait nuire à votre bébé à naître. Cette consigne s’applique autant à la personne qui sera enceinte qu’à la personne ayant du sperme.

Comme il existe peu de données concernant l’innocuité des nouveaux traitements de l’hépatite C appelés antiviraux à action directe (AAD), on ne devrait utiliser ces derniers durant la grossesse que si les bienfaits l’emportent clairement sur les risques. Parlez à votre médecin et à votre pharmacien pour savoir quels médicaments sont sans danger et lesquels ne le sont pas. Notons que le risque de transmettre l’hépatite C à votre enfant est très faible.

Si vous avez le VIH et que vous envisagez une grossesse, les experts recommandent que vous commenciez à traiter le VIH avant de devenir enceinte. Grâce à des soins et à un soutien appropriés, le risque que votre bébé contracte le VIH se situe à moins de deux pour cent.

Pour en savoir davantage sur la grossesse et la consommation de drogues, consultez la section Êtes-vous enceinte ou songez-vous à avoir un bébé? dans ce guide.

Pour obtenir plus d'information sur la grossesse et le VIH, consultez en ligne ou commandez la brochure intitulée La grossesse et le VIH : Voici ce qu'il faut savoir.