Traiter l'hépatite C ou le VIH | CATIE - La source canadienne de renseignements sur le VIH et l'hépatite C

Pré-fix : Un guide à l'intention des personnes vivant avec l'hépatite C ou le VIH qui s'injectent des drogues

Traiter l'hépatite C ou le VIH

 

Une partie de cette information n’est plus à jour. Nous sommes actuellement en train de mettre à jour le contenu. Pour obtenir des renseignements exacts, veuillez vous référer à  la section sur le traitement d’Hépatite C : Un guide détaillé

Faire le suivi de sa santé

Si vous consultez régulièrement un médecin, ce dernier fera le suivi de votre santé. Cela vous aidera à prendre des décisions concernant le traitement de l’hépatite C ou du VIH. Votre médecin voudra aussi peut-être surveiller votre bien-être psychologique, vos autres infections et l’état de votre cœur et de vos poumons, entre autres.

Les principaux tests de suivi pour l'hépatite C sont les épreuves de la fonction hépatique; celles-ci permettent de vérifier l’état de santé du foie. On effectue aussi des tests pour déterminer si le virus de l’hépatite C provoque d’autres problèmes de santé, tels que le diabète ou les problèmes de rein ou de thyroïde.

Les principaux tests de suivi pour le VIH sont le compte de CD4, qui mesure la force 
du système immunitaire, et le test de la charge virale, qui mesure la quantité de VIH 
dans le sang.

En quoi consiste le traitement de l'hépatite C?

Il est possible de guérir l’hépatite C (bien qu’il n’existe pas de vaccin). On parle souvent d’éliminer le virus ou de s’en débarrasser, ce qui équivaut à guérir l’infection.

On a réussi à guérir des personnes qui consomment des drogues par injection grâce au traitement de l’hépatite C. Les lignes directrices en matière d’hépatite C — c’est-à-dire les recommandations officielles que suivent les médecins pour guider leurs décisions concernant le traitement — stipulent que la consommation de drogues de rue ne justifie pas le refus de traiter les personnes atteintes d’hépatite C. Il est cependant important que votre vie soit aussi stable que possible parce que vous aurez à suivre rigoureusement votre médication afin de maximiser la possibilité d’éliminer le virus. Les personnes ayant l’hépatite C ne choisissent pas toutes de suivre le traitement. Pour certaines d’entre elles, les dommages au foie se produisent tellement lentement qu’elles peuvent choisir de ne pas envisager immédiatement le traitement. Parlez à votre médecin des options de traitement qui vous conviennent.

« En tant qu'utilisateurs de drogues, on nous dit depuis tellement longtemps que les médecins ne peuvent pas nous aider. Nous devons faire comprendre aux gens que c'est faux. Il y a des options de traitement. Consommer ne t’empêchera pas d’être admissible au traitement. » Jennifer

Le traitement de l’hépatite C consiste en la prise d’une combinaison de médicaments. La plupart des combinaisons incluent des médicaments appelés antiviraux à action directe (AAD). On prend ces derniers par voie orale (la bouche). Les AAD sont des médicaments qui empêchent directement le virus de l’hépatite C de faire des copies de lui-même. Les traitements par AAD donnent des taux de guérison élevés et provoquent relativement peu d’effets secondaires. On prend certaines combinaisons d’AAD pour des périodes allant jusqu’à 12 semaines.

Il existe d’autres combinaisons de traitements anti-hépatite C qui incluent le médicament peg-interféron; ce dernier est injecté une fois par semaine et peut provoquer des effets secondaires plus graves. Ces combinaisons sont généralement moins efficaces que les combinaisons constituées uniquement d’AAD, mais elles demeurent une option importante pour cetaines personnes vivant avec 
l’hépatite C.

Le traitement de l’hépatite C peut durer entre huit semaines et six mois, selon la souche du virus dont vous êtes infecté (il en existe six).

CATIE a beaucoup d'information à jour sur le traitement de l'hépatite C.

En quoi consiste le traitement du VIH?

Il est possible de contrôler l’infection au VIH mais pas de la guérir. Les personnes qui s’injectent des drogues ont le droit de suivre un traitement contre le VIH. Les lignes directrices en matière de VIH — c’est-à-dire les recommandations officielles que suivent les médecins pour orienter leurs décisions concernant le traitement — stipulent que la consommation de drogues ne justifie pas le refus de traiter les personnes atteintes du VIH. Parlez à votre médecin des options de traitement qui vous conviennent.

Le traitement du VIH consiste en une combinaison de médicaments qu’il faut prendre tous les jours. Ces médicaments réduisent la quantité de VIH dans le sang (il s’agit de la charge virale en VIH) et permettent au corps de renforcer ses défenses contre les autres infections.

Le VIH est une maladie à vie, et presque toutes les personnes atteintes suivent un traitement. Nous savons maintenant que les personnes vivant avec le VIH devraient commencer un traitement le plus tôt possible après le diagnostic. Nous savons aussi que le traitement efficace réduit le risque de transmission sexuelle du VIH. Avec l’aide de votre médecin, vous choisirez la combinaison de médicaments qui vous conviendra le mieux. Bien qu’il existe un grand choix de médicaments, la plupart des personnes qui commencent un traitement anti-VIH peuvent prendre seulement un ou deux comprimés par jour. Soyez le plus honnête possible avec votre médecin en ce qui concerne votre consommation de drogues. Votre médecin vous aidera à trouver un traitement qui conviendra à votre emploi du temps et à votre train de vie. Enfin, il est possible que certains médicaments contre le VIH soient plus compatibles avec les autres médicaments prescrits ou les drogues que vous prenez.

CATIE fournit beaucoup d'information sur le traitement du VIH.

Il est important que vous évitiez de partager vos médicaments avec d’autres personnes qui suivent un traitement contre le VIH. Même si les pilules se ressemblent, elles n’agissent pas toutes de la même façon. Si vous changez de médicaments sans l’appui de votre médecin, ils pourraient cesser d’agir.

Que faire si vous avez l'hépatite C et le VIH?

L’hépatite C et le VIH sont des virus différents qui nécessitent des tests et des traitements différents. Si vous vivez avec l’hépatite C et le VIH, il est possible de les faire traiter tous les deux. Votre médecin vous aidera à choisir le meilleur moment pour commencer le traitement et à déterminer quelle infection vous devriez traiter en premier, l’hépatite C ou le VIH. Il n’est pas recommandé de commencer à traiter les deux virus en même temps. Pour en savoir plus, consultez en ligne ou commandez la brochure de CATIE intitulée Vivre avec la co-infection VIH/hépatite C.

Le traitement et la prison

Que faire si vous voulez entreprendre un traitement en prison?

Si vous suiviez déjà un traitement contre l’hépatite C ou le VIH avant votre incarcération, vous avez le droit de poursuivre votre traitement en prison. Si vous désirez débuter un traitement pendant votre incarcération, vous aurez besoin de vous faire prescrire des médicaments contre l’hépatite C ou le VIH par le médecin ou spécialiste de la prison. C’est l’équipe médicale de la prison qui vous donnera ensuite les médicaments. Amorcer un traitement risque de ne pas être une option dans les prisons provinciales. Dans certains établissements fédéraux, des prisonniers sont formés afin qu’ils puissent discuter avec d’autres prisonniers de leurs questions en matière de santé (on leur donne souvent le nom de pairs-aidants ou pairs-éducateurs).

Si vous suivez un traitement en prison et que votre date de remise en liberté approche, essayez de prendre contact avec un médecin ou un centre de santé communautaire dans la région où vous comptez vivre, afin que vous puissiez poursuivre votre traitement. Cela peut être difficile si vous ne savez pas dans quelle communauté vous serez libéré. Le personnel médical de la prison devrait vous aider avec ce problème, mais vous pouvez aussi appeler PASAN (1-866-224-9978) pour trouver du soutien dans ou près de la communauté où vous allez vivre. Dans certaines prisons, il est aussi possible de consulter des travailleurs de proximité d’organismes locaux de santé communautaire pour vous aider à planifier la suite de la remise en liberté.

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