Comment savoir si vous avez l'hépatite C ou le VIH? | CATIE - La source canadienne de renseignements sur le VIH et l'hépatite C

Pré-fix : Un guide à l'intention des personnes vivant avec l'hépatite C ou le VIH qui s'injectent des drogues

Comment savoir si vous avez l'hépatite C ou le VIH?

Comment une personne contracte-t-elle l’hépatite C ou le VIH?

Le virus de l’hépatite C et le VIH se transmettent par les contacts de sang à sang (une quantité de sang contenant le virus entre dans le sang d’une autre personne). Le VIH se transmet aussi par le sperme (y compris le liquide pré-éjaculatoire), les liquides du vagin, du trou frontal1 et de l’anus et le lait maternel.

Il est impossible de contracter l’hépatite C ou le VIH par les accolades, les baisers secs, les serrements de main ou les repas partagés.

L’hépatite C peut se transmettre d’une personne ayant cette infection à une autre si elles partagent n’importe quel article contaminé par du sang, même si celui-ci n’est pas visible à l’œil nu. Pour que la transmission ait lieu, il faut que le sang contenant de l’hépatite C 
entre dans le sang de la personne non infectée. Le virus de l’hépatite C peut survivre à l’extérieur du corps pendant de nombreux jours. L’hépatite C se transmet souvent lorsque deux personnes partagent des aiguilles.  Cela comprend le partage de matériel d’injection de drogues et la réutilisation d’instruments de tatouage et de perçage. L’hépatite C peut aussi se transmettre lorsqu’on partage les rasoirs, les coupe-ongles, les brosses à dents ou les boucles d’oreille. Il est rare que l’hépatite C se transmette lors des relations sexuelles, mais cela peut arriver, notamment durant les relations anales brutales sans condom.

Le VIH peut se transmettre par le partage d’aiguilles et d’autres articles servant à la consommation de drogues, ainsi que par le partage d’instruments de tatouage ou de perçage. Le VIH risque aussi de se transmettre durant les relations sexuelles sans condom, la grossesse, l’accouchement et l’allaitement.

Le partage de pipes fait partie de certaines cérémonies spirituelles. Il n’y a pas de données concernant le risque de transmission de l’hépatite C ou du VIH associé au partage de pipes cérémonielles, telles les pipes à tabac autochtones, mais il est probable que le risque est très faible.

Il existe des moyens d’empêcher l’hépatite C 
et le VIH de se transmettre d’une personne à une autre. L’éducation à ce sujet vous aidera à vous protéger et à protéger vos proches.

Tests de dépistage de l'hépatite C et du VIH

La seule façon de savoir avec certitude que vous avez l’hépatite C ou le VIH est de vous faire dépister. En ce qui concerne le VIH, si vous obtenez un résultat « positif », 
cela veut dire que vous avez le VIH. Quant à l’hépatite C, il existe deux tests distincts; si vous obtenez un résultat 
« positif » pour chaque test, cela veut dire que vous avez l’hépatite C. Il est possible d’avoir l’hépatite C ou le VIH pendant de nombreuses années sans se sentir malade. Au moment où vous commencerez à éprouver des malaises, le virus aura déjà causé beaucoup de dommages dans votre corps. Plus vous apprenez tôt que vous avez l’hépatite C ou le VIH, plus vous pourrez agir pour rester en santé.

Les tests utilisés pour diagnostiquer 
l’hépatite C sont différents des tests utilisés pour le VIH, alors il faudra que vous passiez des tests pour chaque virus. Pour le VIH, si l’on vous dit que votre résultat est positif, cela veut dire que vous avez le VIH. Pour l’hépatite C, il y a deux tests distincts; si l’on vous dit que votre résultat pour les deux tests est positif, cela veut dire que vous avez eu l’hépatite C.

Même si les résultats de vos tests indiquent que vous n’avez pas l’hépatite C ou le VIH en ce moment, il sera toujours possible de les contracter à l’avenir. Si vous avez déjà eu l’hépatite C et en avez guéri, vous pourriez la contracter à nouveau. Songez à vous faire dépister régulièrement, comme, par exemple, tous les six mois ou une fois par année.

Dépistage de l’hépatite C : en quoi consiste-t-il?

Il faut passer deux tests pour confirmer que vous avez l’hépatite C. Les deux tests se font avec du sang. Le premier test recherche la présence d’anticorps anti-
hépatite C dans le sang (test de dépistage des anticorps anti-hépatite C). Les anticorps sont comme des drapeaux qui indiquent si le virus de l’hépatite C a déjà été dans votre corps. Si le premier test détecte des anticorps contre l’hépatite C, vous devrez passer un deuxième test pour confirmer que l’hépatite C est toujours présente dans votre corps, car certaines personnes réussissent à se débarrasser du virus sans traitement. On appelle cette deuxième épreuve le test de recherche de l’ARN ou le test PCR (réaction en chaîne de la polymérase); ce test vous dira si vous êtes infecté par un virus actif. Si votre résultat est positif, vous avez l’hépatite C. Le dépistage de l’hépatite C est confidentiel, mais le dépistage anonyme de l’hépatite C n’est pas offert au Canada.

Dépistage du VIH : en quoi consiste-t-il?

Il existe différentes sortes de tests pour diagnostiquer le VIH : les tests sanguins standards, les tests sanguins rapides et, dans certains endroits, des tests par frottis buccal. Tous ces tests recherchent la présence d’anticorps contre le VIH. Les anticorps sont comme des drapeaux qui indiquent si le VIH a déjà été dans votre corps. Un résultat positif veut dire que vous avez le VIH. Le corps est incapable de se débarrasser du VIH tout seul.

Dans le cadre d’un dépistage standard, l’échantillon de sang est envoyé à un laboratoire et le résultat revient deux semaines plus tard environ. Grâce aux tests rapides et aux tests par frottis buccal, les résultats sont disponibles après quelques minutes. Le dépistage du VIH se fait de manière confidentielle ou anonyme, mais le dépistage anonyme est offert dans certaines régions du Canada seulement. Vous voudrez peut-être parler de vos options avec une personne en qui vous avez confiance avant de prendre votre décision concernant le test qui vous convient.

« J'ai pensé que j'avais l'hépatite C pendant 15 ans. Je n'en ai jamais parlé et je l'ai caché à ma famille parce que je ne voulais pas qu'elle le sache. Quand je me suis fait tester et que je l'ai appris [que j'étais négative], j'étais choquée mais heureuse aussi parce que je n'avais pas besoin de suivre le traitement. » Nancy

Tests confidentiels versus tests anonymes

L’hépatite C et le VIH sont des infections à déclaration obligatoire. Cela veut dire que tout résultat positif doit être signalé au bureau local de la santé publique. Dans cette section, nous décrivons le niveau de protection de la vie privée associé à chaque type de test.

Dans le cas d'un dépistage confidentiel, il est possible pour quelqu’un de faire le lien entre le test et votre identité par l’entremise de votre nom ou d’un code. Seuls les intervenants de la santé qui ont besoin de connaître votre résultat seront au courant. Ils ne sont pas autorisés à divulguer ce résultat à qui que ce soit sans votre permission, à l’exception du bureau local de la santé publique. Si le résultat du test est positif, il sera communiqué avec votre nom aux autorités de la santé publique de votre région aux fins d’un suivi.

Les intervenants de la santé publique vous parleront de l’importance d’aviser les personnes qui auraient pu être exposées à l’hépatite C ou au VIH, telles que les personnes avec qui vous avez partagé du matériel d’injection de drogues ou vos partenaires sexuels actuels ou antérieurs. Cela permettra à ces personnes de se faire tester pour l’hépatite C ou le VIH. Il existe différentes options pour informer ces personnes, et il est possible de le faire sans révéler votre identité ou votre statut par rapport à l’hépatite C ou au VIH. Cette démarche de la part des autorités de la santé publique vise à freiner la propagation de l’hépatite C et du VIH.

Dans les petites communautés et en région, là où presque tout le monde se connaît, il peut être difficile de se faire dépister sans que d’autres personnes apprennent le résultat de votre test. Dans la mesure du possible, vous voudrez peut-être vous déplacer pour vous faire tester dans une communauté où vous connaissez moins de monde.

Lors d'un dépistage anonyme, aucun nom n’est inscrit sur l’échantillon de sang, les documents de la clinique ou le résultat du test, ce qui veut dire que personne ne pourra connaître votre identité. Un résultat positif est signalé au bureau local de la santé publique, mais votre identité n’est pas révélée.Dans certaines régions du Canada, on offre le dépistage anonyme du VIH. Le dépistage anonyme de l'hépatite C n'est pas offert au Canada.

Aussitôt qu'une personne ayant l'hépatite C ou le VIH consulte un médecin à propos de son infection, celle-ci est notée dans son dossier médical.

Dépistage de l'hépatite C et du VIH dans les prisons canadiennes

On propose à tous les détenus et détenues de se faire dépister volontairement pour l’hépatite C et le VIH lors de leur admission dans une prison fédérale. Les détenus des prisons fédérales ont également le droit de demander un dépistage. Il est possible que certaines prisons provinciales offrent des dépistages aussi.

Si vous vous faites dépister pour l’hépatite C 
ou le VIH pendant votre séjour en prison, il est possible que vos résultats soient mis à la disposition du personnel médical de l’établissement et possiblement à celle du bureau local de la santé publique aussi. Si vous croyez avoir été exposé à l’hépatite C 
ou au VIH, vous voudrez peut-être vous faire dépister. Recevoir des soins pour l’hépatite C ou le VIH vous aidera à rester en bonne santé.

Si vous désirez obtenir du soutien ou de l'information avant ou après avoir été testé en prison, communiquez avec PASAN, un organisme de soutien pour les détenus atteints du VIH ou de l'hépatite C. Visitez son site www.pasan.org ou composez à frais virés le 416-920-9567 ou encore le 1-866-224-9978 si vous êtes dans un établissement carcéral fédéral. PASAN figure sur la liste commune d'accès dans les prisons fédérales.

Mauvaises veines et tests sanguins : trucs utiles

Plusieurs tests utilisés pour diagnostiquer l’hépatite C et le VIH nécessitent une prise de sang. Cela peut être difficile à faire si vos veines sont en mauvais état. Voici quelques trucs pour  faciliter vos prises de sang :

  • Indiquez vous-même à l’intervenant les veines qui conviendront bien au prélèvement;
  • Si vous vous sentez à l’aise, demandez à l’intervenant s’il a un collègue particulièrement habile qui sait faire les prises de sang dans les veines endommagées;
  • Réchauffez votre corps. Cela peut faciliter la prise de sang. Prenez un bain chaud ou une douche chaude avant d’aller vous faire dépister. Restez le plus chaud possible en route vers votre rendez-vous;
  • Buvez deux ou trois verres d’eau deux heures avant votre test de sang, car il sera plus facile de trouver une veine;
  • Si ces mesures vous semblent difficiles ou intimidantes, demandez à un ami, un pair-aidant ou un intervenant en réduction des méfaits de vous accompagner;
  • Essayez de conserver une veine pour les urgences à l’hôpital ou les tests sanguins.

Si vous prenez soin de vos veines, elles pourront durer longtemps. Consultez S'injecter de façon plus sécuritaire pour savoir comment vous injecter sans endommager vos veines.

Vous venez d'apprendre que vous avez l'hépatite C ou le VIH : que faire maintenant?

Apprendre qu’on a l’hépatite C ou le VIH est difficile. Il est normal d’avoir peur et de se sentir intimidé, fâché, triste, désespéré ou même engourdi pendant un bout de temps. Certaines personnes consomment plus de drogues que normalement, alors que d’autres décident de ralentir ou d’arrêter. Il peut être difficile à croire au début, mais de nombreuses personnes vivent longtemps et en bonne santé avec l’hépatite C, le VIH ou les deux. 
Il existe un traitement qui guérit nombreuses personnes atteintes d’hépatite C, 
ainsi que des médicaments pour le VIH qui vous aideront à vivre longtemps en bonne santé.

« Les choses s'améliorent. Il faut que les gens le sachent. Quand tu apprends que t'es positif, ça devient le centre de ta vie. Tu ne penses qu'à ça chaque minute de la journée, tout le temps. Mais les choses s'améliorent. Je ne pense plus à mon VIH tous les jours ou même toutes les semaines. » Cindy

Suivant un diagnostic d’hépatite C ou de VIH, les premiers jours ou les premières semaines peuvent être les plus éprouvants. Voici quelques trucs que d’autres personnes ont trouvés utiles après avoir reçu leur résultat :

  • Parlez de ce que vous ressentez avec un ami, un pair-aidant, un conseiller ou un proche parent en qui vous avez confiance. Essayez de mettre en place le plus grand réseau de soutien possible;
  • Essayez de faire connaissance 
avec d’autres personnes vivant avec 
l’hépatite C ou le VIH qui sont prêtes à partager leurs expériences avec vous. Vous pourriez, par exemple, rencontrer du monde dans un organisme local de santé communautaire;
  • Lisez ou écoutez les témoignages de personnes vivant avec l’hépatite C ou le VIH pour savoir comment elles se sont débrouillées. Consultez Vision positive pour des récits sur des personnes vivant avec le VIH;
  • Renseignez-vous le plus possible sur l’hépatite C ou le VIH et les moyens de rester en bonne santé;
  • Joignez-vous à un groupe de soutien pour personnes atteintes d’hépatite C ou du VIH, s’il en existe dans votre région;
  • Si vous avez accès à l’Internet, vous pouvez peut-être rechercher des groupes de soutien en ligne;
  • Essayez de vous rappeler que vivre avec l’hépatite C ou le VIH devient plus facile avec le temps;
  • Si vous êtes une personne spirituelle ou religieuse, vos croyances et votre communauté spirituelle pourraient s’avérer une source de soutien et de force pendant cette période.

Une fois que vous savez que vous avez l’hépatite C ou le VIH, c’est une bonne idée de consulter régulièrement un médecin ou un infirmier afin que vous puissiez travailler ensemble pour prendre soin de votre santé. Même si vous ne vous sentez pas malade à cause de l’hépatite C 
ou du VIH, sachez que le virus est en train de s’attaquer à votre corps et de lui causer des dommages. Le fait de traiter le plus tôt possible l’infection ralentira les dommages et vous aidera à rester en santé. Cela risque d’être difficile si vous n’avez jamais eu de problème de santé auparavant ou si vous avez eu de mauvaises expériences avec des médecins, des intervenants de la santé ou le système de santé lui-même. Consultez Travailler avec son médecin et les autres intervenants de la santé dans le présent guide pour en savoir davantage.

« La personne qui t'apprend la nouvelle doit vraiment insister sur le fait que ta vie n'est pas finie. Si tu consommes ou bois, tu risques de te rebeller et de te payer une cuite après avoir appris la nouvelle; il ne faut pas que tu te sentes coupable ou que tu aies honte si tu le fais. Il est important de savoir que ta vie n'est pas finie, mais la réalité est telle que tu dois maintenant prendre certaines précautions. » Cindy

Dévoiler ou pas dévoiler

Si vous apprenez que vous avez l’hépatite C 
ou le VIH, vous voudrez peut-être en parler à certaines personnes. C’est une bonne idée de le dire à votre médecin ou infirmier afin qu’ils puissent vous aider à rester en santé. Vous voudrez peut-être en parler à des proches aussi afin d’obtenir le soutien dont vous avez besoin. Dans certains cas, vous choisirez peut-être de garder l’information confidentielle. Il y a des gens qui n’ont pas besoin d’être au courant si vous ne le voulez pas, par exemple, le propriétaire de votre logement, votre agent de probation ou le personnel du refuge que vous fréquentez.

La vie privée et vos droits

En vertu de la loi canadienne sur la vie privée, vous avez le droit de choisir quand, comment et à qui vous voulez révéler toute information se rapportant à votre santé. Il y a cependant quelques exceptions où le droit à la confidentialité de cette information n’est pas protégé. Par exemple, les intervenants de la santé doivent partager les résultats des tests concernant certaines maladies infectieuses avec les autorités de la santé publique. Cette information peut aussi être dévoilée si vous posez un risque pour quelqu’un d’autre ou si elle est nécessaire à une enquête policière ou à un procès juridique. Si vous croyez que des informations concernant votre santé ont été dévoilées sans votre permission, il est possible que vous puissiez porter plainte.

Y a-t-il des situations où je suis obligé de dire aux autres que j'ai l'hépatite C ou le VIH?

Oui. En vertu du droit criminel, si vous avez le VIH, vous avez l’obligation légale de dévoiler votre statut à vos partenaires sexuels avant d’avoir des relations sexuelles comportant une « possibilité réaliste de transmettre le VIH ». À l’heure actuelle, il n’est pas clair si cette obligation s’applique au partage du matériel d’injection de drogues si vous avez le VIH. Il n’est pas clair non plus si les personnes ayant l’hépatite C ont l’obligation légale de dévoiler leur statut avant d’avoir des relations sexuelles et/ou de partager du matériel servant à la consommation de drogues.

Si vous avez le VIH : les relations sexuelles

Au Canada, si vous avez le VIH, vous avez l’obligation légale de dévoiler votre statut 
à vos partenaires sexuels avant d’entreprendre toute activité sexuelle comportant une « possibilité réaliste de transmettre le VIH ». En effet, des personnes vivant avec le VIH ont été condamnées pour des crimes sérieux parce qu’elles n’avaient pas dit à leurs partenaires sexuels qu’elles avaient le VIH. La loi pourrait évoluer ou être appliquée différemment en fonction des données médicales disponibles dans un cas particulier. Cependant, en vertu de la loi actuelle, il serait prudent de supposer que vous avez l’obligation légale de 
dévoiler votre statut VIH avant d’avoir  :

  • des relations sexuelles vaginales, frontales1 ou anales sans condom; et
  • des relations sexuelles vaginales, frontales ou anales avec un condom, à moins que vous ayez une charge virale faible (moins de 1 500 copies/ml)
  • Vous n’avez pas d’obligation légale de dévoiler votre statut VIH avant d’avoir des relations sexuelles vaginales si votre charge virale est faible (ou indétectable) et que vous utilisez un condom. Il n’est pas clair si cette disposition s’applique aux relations anales ou frontales.
  • Il n’est pas clair de quelle manière la loi s’applique aux relations sexuelles orales.

Dire à la personne avec qui vous voulez vivre une relation sexuelle que vous avez le VIH peut être difficile, mais plus vous le faites, plus cela devient facile. Si quelqu’un ne veut pas avoir de relation sexuelle avec vous parce que vous avez le VIH, cela peut être difficile à accepter, mais cette personne a le droit à son choix, tout comme vous avez le choix de dire non à quelqu’un qui veut avoir une relation sexuelle avec vous.

« Il faut donner aux gens l'occasion de décider s'ils veulent coucher avec toi. S'ils disent non, il y aura d'autres personnes qui diront oui. J'en suis à un moment où mon respect et mon estime de soi peuvent tolérer ce genre de rejet. Tu commences à voir ça comme un reflet de l'autre personne et pas de toi. » Cindy R.

Si vous avez le VIH et vous partagez du matériel d'injection de drogues

Selon nos connaissances à l’heure actuelle, aucun tribunal canadien n’a encore décidé si une personne séropositive qui utilise des drogues a l’obligation légale de dévoiler son statut VIH à quelqu’un avec qui elle partage du matériel pour consommer (seringues, aiguilles et pipes à crack ou tiges). Le partage de certain matériel (telles les aiguilles et les seringues pour s’injecter) est une activité à risque élevé en ce qui concerne la transmission du VIH. Il est donc possible que vous ayez l’obligation légale de dévoiler votre statut VIH avant d’en partager.

Si vous avez l'hépatite C

Bien que la Cour suprême ait affirmé que le droit criminel pouvait s’appliquer dans les cas de non-dévoilement d’autres infections transmissibles sexuellement avant les relations sexuelles, il n’est pas clair si cette stipulation s’applique à l’hépatite C. Nous sommes au courant d’au moins un cas de non-dévoilement de l’hépatite C avant les relations sexuelles où la personne accusée a été acquittée (déclarée non coupable).

Le partage de certain matériel servant à la consommation de drogues (telles les aiguilles et les seringues pour s’injecter) est une activité à risque élevé quant à la transmission de l’hépatite C. Il est donc possible que vous ayez l’obligation légale de dévoiler votre statut avant d’en partager.

La discrimination et vos droits

La discrimination est un traitement injuste que subit une personne simplement parce qu’elle est ce qu’elle est. En tant que consommateur de drogues et personne vivant avec l’hépatite C, le VIH ou les deux, vous risquez de faire l’objet de discrimination pour certaines de ces raisons ou bien toutes ces raisons. Les autres motifs de discrimination comprennent l’origine ethnique, l’orientation sexuelle, le sexe, l’identité sexuelle, l’âge et les déficiences physiques ou intellectuelles. On a instauré des lois pour prévenir le traitement injuste des personnes. Si vous voulez porter plainte en tant que victime de discrimination, il est possible de le faire dans la plupart des cas auprès de votre commission provinciale ou territoriale des droits de la personne.

Pour en savoir plus, consultez en ligne Quand une personne est-elle légalement tenue de dévoiler son infection par l'hépatite C?

Consultez la section Le VIH et la loi du guide en ligne Vous et votre santé pour en savoir plus sur la vie privée, la discrimination et la transmission du VIH dans le contexte légal.

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