Les options de traitement contre le VIH

La grossesse et le VIH – Voici ce qu’il faut savoir

Les options de traitement contre le VIH

traitementLes lignes directrices canadiennes recommandent que toutes les femmes enceintes séropositives reçoivent une combinaison de médicaments anti-VIH (trithérapie ou multithérapie). Votre médecin et vous aurez à déterminer la combinaison qui convient à votre situation, compte tenu du stade de votre grossesse et du traitement anti-VIH que vous suivez présentement (le cas échéant).

Quels médicaments anti-VIH sont recommandés durant la grossesse?

La combinaison de médicaments anti-VIH que vous prendrez durant votre grossesse dépendra de plusieurs facteurs, y compris les médicaments que vous avez déjà pris dans le passé. Certains médicaments causent des effets secondaires chez les femmes enceintes, alors que d’autres risquent de nuire au fœtus et sont donc à éviter. Cette dernière catégorie comprend l’efavirenz (Sustiva), la delavirdine (Rescriptor), le nelfinavir (Viracept) et la combinaison ddI (Videx)/d4T (Zerit). Il faut aussi éviter la névirapine (Viramune) si votre compte de CD4+ est supérieur à 250 cellules. Heureusement, les autres options sont nombreuses; renseignez-vous donc auprès de votre médecin.

Quand devriez-vous commencer à prendre des médicaments anti-VIH?

« Rien n’est pire que les nausées matinales après avoir pris tes médicaments. »

Si vous ne prenez pas déjà de médicaments anti-VIH, il est généralement recommandé d’attendre vers la 12e ou la 14e semaine de grossesse avant d’amorcer le traitement, à moins qu’il n’y ait une raison médicale pour le faire plus tôt, telle une charge virale élevée. Cette attente est destinée à prévenir tout effet nuisible sur le fœtus durant les premières semaines de son développement. Elle permet aussi de limiter le nombre de pilules que les femmes doivent prendre pendant leur premier trimestre, période où le risque de nausées matinales est élevé.

Certains effets des médicaments anti-VIH, notamment l’hyperglycémie, l’anémie (faible taux de globules rouges) et la fatigue rénale et hépatique, risquent de s’aggraver durant la grossesse. Il est important de faire suivre ces symptômes et de faire mesurer régulièrement votre charge virale et votre compte de CD4+. De façon générale, les médecins effectuent des tests sanguins à la fin du premier mois du traitement, puis à une fréquence d'un à trois mois par la suite.

Que faire si vous prenez déjà des médicaments anti-VIH?

« Je songe à avoir un bébé depuis que j’ai appris mon diagnostic. Je prends des médicaments depuis plus d’un an. Si je décide d’avoir un bébé, j’aurai peut-être besoin de changer de médicaments. »

Si vous tombez enceinte pendant que vous suivez un traitement contre le VIH, votre médecin vous recommandera peut-être de changer de médicaments. Comme nous l’avons déjà mentionné, certains médicaments sont à éviter durant la grossesse. Discutez de vos meilleures options avec votre médecin dès que possible après avoir appris que vous êtes enceinte. Si vous envisagez sérieusement d’avoir un enfant, il vaudrait mieux que vous parliez à votre médecin avant d’aller de l’avant.

Comment saurez-vous s’il faut arrêter votre traitement ou changer vos médicaments anti-VIH?

Ce n’est jamais une bonne idée d’interrompre votre traitement ou de changer de médicaments sans avoir consulté votre médecin. Si vous cessez brusquement de prendre vos médicaments, votre charge virale montera en flèche, et le risque de transmettre le VIH à votre bébé augmentera. De plus, vous courrez un risque accru de résistance médicamenteuse, ce qui aurait pour effet de limiter vos options de traitement à l’avenir.

Que faire si vous n’avez pas pris de médicaments anti-VIH durant votre grossesse?

Les lignes directrices canadiennes recommandent que toutes les femmes séropositives enceintes prennent des médicaments anti-VIH durant la grossesse. Si vous ne prenez pas de médicaments, le risque que votre bébé naisse séropositif s’élève à 25 pour cent . Même si votre diagnostic est posé à un stade avancé de la grossesse, voire pendant le travail ou l’accouchement, vous aurez la possibilité de prendre des médicaments pour réduire le risque de transmission verticale. Votre bébé devra aussi prendre des médicaments après sa naissance.