L’accouchement

La grossesse et le VIH – Voici ce qu’il faut savoir

L’accouchement

Il y a des moyens de réduire le risque de transmission verticale durant le travail et l’accouchement, comme la prise de médicaments anti-VIH et le choix de la méthode d’accouchement. Dans un grand nombre de cas, l’accouchement naturel, c’est-à-dire vaginal, est préférable.

l'accouchementLa plupart des femmes séropositives accouchent dans un hôpital afin de pouvoir bénéficier de soins consciencieux. Les lignes directrices canadiennes recommandent que l’AZT – un médicament anti-VIH également appelé zidovudine et Retrovir – soit administré aux femmes séropositives enceintes durant le travail et l’accouchement afin de réduire le risque de transmission verticale.

 «  J’ai trouvé ma césarienne très bizarre, mais avec le recul je me rends compte que c’était juste un moment d’inconfort qui me permettra de vivre longtemps avec mon beau garçon. »

Les femmes enceintes ont deux options en matière d’accouchement : (1) l’accouchement vaginal et (2) l’accouchement par césarienne (opération qui consiste à extraire le bébé de l’utérus à travers une incision pratiquée dans l’abdomen). Si votre charge virale est inférieure à 1 000 copies, votre risque de transmettre le VIH à votre bébé est faible, et la césarienne a peu de chances de le réduire davantage. Ce sera différent si votre charge virale est supérieure à 1 000 copies ou si vous ne prenez pas de médicaments anti-VIH au moment de l’accouchement. Le choix du type d’accouchement vous revient, mais sachez qu’une césarienne d’urgence s’avère parfois nécessaire lorsqu’un accouchement vaginal n’est pas possible.

Chez les femmes présentant des facteurs de risque particuliers, y compris une charge virale élevée au moment de l’accouchement ou une co-infection par le virus de l’hépatite C, les précautions suivantes sont recommandées pour réduire le risque de transmission verticale : limiter l’utilisation du forceps et de la ventouse obstétricale (espèce d’aspirateur utilisée pour faciliter l’accouchement), s’abstenir d’implanter des électrodes et d’effectuer des prélèvements de sang au niveau du cuir chevelu fœtal. Votre médecin peut vous expliquer ces mesures plus en profondeur.

La circoncision

La circoncision des fillettes et des jeunes femmes est une pratique courante dans certaines cultures. Cette opération consiste à enlever partiellement ou entièrement le clitoris ainsi que les petites et grandes lèvres. Selon la gravité des incisions effectuées, cette opération peut causer de sérieux problèmes durant les relations sexuelles, la grossesse et l’accouchement.

Les femmes séropositives ayant subi une infibulation (ablation totale des organes génitaux externes) courent un risque accru de transmettre le VIH à leur bébé lors d’un accouchement vaginal. La césarienne est l’option la plus sécuritaire en pareil cas, tant pour la mère que pour l’enfant.