Hépatite C : Un guide détaillé

Baisse du désir sexuel (baisse de la libido)

Lorsqu’une personne perd son intérêt pour la sexualité active, on parle de baisse de la libido. La sexualité ne se limite pas à une activité physique. Elle englobe aussi la perception que vous avez de votre charme, votre désir d’intimité émotionnelle ou votre ouverture aux expériences sensorielles. On s’entend généralement pour dire qu’il n’y a pas qu’une seule façon d’atteindre la satisfaction sexuelle.

Cause

Le fait de vivre avec l'hépatite C peut entraîner des changements de votre activité sexuelle, mais cela ne signifie pas que vous deviez renoncer à l’intimité ou à un rapport sexuel satisfaisant. Les quelques conseils suivants vous aideront à gérer les changements que l'hépatite C impose à vos rapports d’intimité et à votre sexualité.

Traitement

Si les changements qui affectent votre vie sexuelle vous inquiètent, essayez les étapes suivantes pour régler la situation :

  • Vérifiez ce qui ne va pas. S’agit-il de l’intensité de votre désir, la perception que vous avez de votre charme, de tensions qui peuvent affecter la relation, de votre humeur ou encore, du déclenchement d’une douleur physique?
  • Demandez-vous si ces changements sont réellement inquiétants.
  • Si oui, demandez-vous si vous êtes prêt à en parler avec quelqu’un.
  • Si oui, demandez-vous qui serait la personne la plus appropriée. Il pourrait s’agir de votre partenaire, d’un ami proche, de votre médecin de famille, d’une infirmière ou d’un médecin travaillant au programme de santé sexuelle de votre hôpital (selon le cas) ou d’un thérapeute.

Conseils

Douleur : Avant toute activité sexuelle, essayez de soulager votre douleur en prenant un bain chaud ou en faisant quelques exercices d’étirement.
Fatigue : Préparez-vous pour une activité sexuelle en équilibrant vos activités de la journée afin de vous sentir bien reposé.
Dépression : Les personnes déprimées ont tendance à avoir une piètre opinion du charme qu’elles dégagent et cela peut nuire au désir d’intimité physique. Cela se complique du fait que les antidépresseurs peuvent réduire la libido d’un homme ou l’empêcher d’obtenir ou de garder son érection. Si cet effet secondaire vous affecte, demandez à votre médecin s’il peut changer la posologie de votre médicament. Votre médecin peut aussi envisager l’ajout d’un médicament contre la dysfonction érectile qui accroît l’apport sanguin vers le pénis et produit une érection lors de la stimulation sexuelle. Chez les femmes, l’application d’un lubrifiant hydrosoluble corrigera la sécheresse vaginale qui peut aussi être un effet secondaire du médicament
peg-interféron.
Réticence à parler de sexualité avec votre partenaire : Votre relation risque d’en souffrir si une baisse de l’activité sexuelle s’accompagne d’une réticence à parler des changements qui se produisent. Votre partenaire pourrait interpréter cela comme un rejet. Le fait de parler à votre partenaire de vos désirs, de ce qui vous fait plaisir et de vos craintes en ce qui concerne la sexualité peut réellement atténuer la tension. Votre partenaire pourrait voir cela comme une invitation à parler de ses sentiments et de ses inquiétudes à propos de la sexualité. Par exemple, votre partenaire pourrait avoir cessé de faire les premiers pas, de crainte qu’un contact physique vous occasionne trop de douleur.
Voici quelques questions que vous pouvez vous poser avant d’engager le dialogue avec votre partenaire au sujet de la sexualité :

  1. L'hépatite C a-t-il modifié mon attitude ou mes émotions vis-à-vis de la sexualité?
  2. Quelles sont les parties de mon corps que j’aime faire caresser et quelles régions sont à éviter parce qu’elles sont trop sensibles?
  3. Quel type d’activités sexuelles me procurent plus ou moins de plaisir depuis mon diagnostic?
  4. Est-ce que je souhaite essayer de nouvelles choses comme de nouvelles positions sexuelles?
  5. Est-ce que mon ou ma partenaire s’inquiète à l’idée d’avoir des relations sexuelles avec moi?