Hépatite C : Un guide détaillé

Tests diagnostiques

Il faut faire passer deux tests différents pour déterminer si une personne a l’hépatite C ou non.

Le premier est un test de dépistage appelé test de dépistage des anticorps anti-hépatite C. Il permet de déterminer si une personne a déjà contracté l’hépatite C dans sa vie.

Le deuxième est un test de confirmation. Il permet de déterminer si le virus de l’hépatite C (VHC) est encore présent dans le corps. Pour ce faire, on utilise soit le test de recherche de l’ARN VHC soit le test de dépistage de l’antigène capsidique.

Chaque province et territoire du Canada choisit les tests spécifiques utilisés dans ses laboratoires, donc les pratiques de dépistage varient d’un bout à l’autre du pays.

Test de dépistage

Test de dépistage des anticorps anti-hépatite C : Ce test détecte la présence d’anticorps anti-hépatite C dans le sang. Cela peut se faire par un prélèvement de sang standard ou encore par un test rapide où le sang est prélevé par une piqûre du doigt. Pour obtenir plus d'information sur le test rapide de dépistage des anticorps, visitez existe-t-il un test rapide pour détecter le VHC?

Un résultat positif indique que la personne a des anticorps anti-hépatite C dans le sang, ce qui veut dire qu’elle a été exposée au virus de l’hépatite C à un moment donné de sa vie. Cependant, cela ne veut pas dire nécessairement qu’elle ait l’hépatite C.

Environ 20 % à 25 % des personnes qui contractent l’hépatite C s’en débarrassent sans traitement. Toutefois, même après la disparition du virus, les anticorps anti-hépatite C demeurent présents dans le corps pour le reste de leur vie.

Le corps met habituellement de six à neuf semaines à fabriquer suffisamment d’anticorps anti-hépatite C pour être détectables par le test. On appelle ce laps de temps la période fenêtre. Cependant, chez les personnes ayant le VIH, le corps peut mettre plus de temps à fabriquer des anticorps. Dans des cas rares, les anticorps anti-hépatite C peuvent mettre jusqu’à neuf mois à apparaître.

Durant la période fenêtre, il est possible de recevoir un résultat négatif au test de dépistage des anticorps même si l’on est réellement infecté par l’hépatite C. Une personne qui reçoit un résultat négatif pendant la période fenêtre devrait être testée de nouveau après la fin de la période fenêtre. Ce deuxième test donnera un résultat fiable.

Les personnes ayant un système immunitaire affaibli, tels les receveurs d’une greffe d’organe ou les personnes séropositives ayant un faible compte de CD4, pourraient recevoir un faux résultat négatif au test de dépistage de l’hépatite C. Autrement dit, le test pourrait dire que ces personnes n’ont pas d’anticorps anti-hépatite C, alors qu’elles en ont en réalité.

À l’heure actuelle au Canada, on utilise un échantillon de sang pour effectuer un test de dépistage des anticorps anti-hépatite C.

Le dosage immunoenzymatique (EIA ou ELISA) et la technique des immunoblots recombinants (test RIBA) sont des exemples de tests de dépistage des anticorps.

Tests de confirmation

Le test de recherche de l’ARN VHC  recherche la présence du virus lui-même dans le corps en mesurant son matériel génétique (ARN) dans le sang.

On effectue ce test après qu’une personne a reçu un résultat positif au test de dépistage des anticorps anti-hépatite C. Si le test détecte de l’ARN VHC, on peut en conclure que la personne a l’hépatite C. Si le test est négatif, elle n’a pas l’hépatite C.

Lorsqu’une personne retourne à sa clinique et qu’elle reçoit un résultat positif au test de dépistage des anticorps anti-hépatite C, on prélève un deuxième échantillon de sang afin d’effectuer un test de recherche de l’ARN VHC. Un troisième rendez-vous sera nécessaire pour obtenir le résultat du test de recherche de l’ARN. 

Le test de recherche de l’ARN peut mesurer la concentration de virus circulant dans le sang, tout comme un test de la charge virale (mesurée en UI/ml ou unités internationales par millilitre).

Ces tests sont également utilisés pour déterminer la souche ou le génotype du virus. Cette information devient importante lorsqu’une personne envisage de commencer un traitement contre l’hépatite C parce que certains génotypes du virus répondent mieux au traitement que d’autres.

Certaines provinces utilisent deux versions de ces tests, soit un test quantitatif pour dénombrer la quantité de virus dans le sang et un test qualitatif pour déterminer si le virus est détectable ou indétectable. Pour détecter l’ARN VHC dans les échantillons de sang, on a souvent recours aux tests de réaction en chaîne de la polymérase (PCR), lesquels figurent parmi les versions les plus courantes des tests d’amplification des acides nucléiques (TAAN).

Le test de dépistage de l’antigène capsidique de l’hépatite C détecte la présence de l’antigène capsidique, une protéine se trouvant dans le virus de l’hépatite C.

On effectue ce test lorsqu’une personne a reçu un résultat positif au test de dépistage des anticorps anti-hépatite C. Si le test de dépistage de l’antigène capsidique se révèle positif également, cela veut dire que la personne a l’hépatite C. Si le test est négatif, elle n’a pas l’hépatite C.

Pour effectuer le test de dépistage de l’antigène capsidique, on peut utiliser le même échantillon de sang que pour le test de dépistage des anticorps anti-hépatite C. Par conséquent, il est parfois possible de réduire le nombre de rendez-vous nécessaires au dépistage de l’hépatite C.      

Ce test a une limitation qu’il faut souligner : si une personne a une faible charge virale en VHC, il est possible qu’elle reçoive un résultat négatif même si elle est réellement infectée par l’hépatite C (on parle de faux négatif).

Tests additionnels

Si les tests déterminent qu’une personne a l’hépatite C, elle devra passer d’autres tests pour évaluer comment le virus affecte son corps. (Voir Tests de contrôle de la santé du foie pour en savoir plus sur la surveillance de la réponse au traitement et les effets exercés par le virus sur le corps.)

Révisé en 2016.