Dévoilement du VIH : guide d’information sur le droit pour les hommes gais au Canada

Des informations juridiques, et non des avis juridiques

Le présent guide vise à répondre à certaines de vos questions sur le dévoilement de la séropositivité au VIH et le droit au Canada. La majeure partie concerne le droit criminel. Vous trouverez aussi des informations sur le dévoilement et d’autres domaines du droit, comme la santé publique, la confidentialité, l’emploi, les séjours à l’étranger et l’immigration.

Il est important de distinguer information juridique et avis juridique. L’information juridique peut vous aider à comprendre le droit et les options juridiques en général. L’avis juridique porte sur votre situation particulière et peut vous aider à décider quoi faire.

Si vous voulez ou avez besoin d’un avis juridique, consultez un avocat. Ce guide a été rédigé en mars 2009, et mis à jour en mai 2013, afin d’inclure d’importantes nouvelles informations provenant des tribunaux en matière de droit criminel et de non-dévoilement du VIH. Mais le droit peut changer à tout moment. Vous pouvez communiquer avec un avocat pour des informations à jour et un avis juridique.

Pourquoi ce guide a-t-il été rédigé et par qui?

Vous n’aimerez pas peut-être ce que dit la loi; vous serez peut-être en désaccord. Mais c’est quand même la loi.

Vous n’aimerez pas peut-être ce que dit la loi; vous serez peut-être en désaccord. Mais c’est quand même la loi.

Le droit criminel sur le non-dévoilement du VIH est strict et les conséquences peuvent être graves.

Le présent guide vous fournit des renseignements au sujet de la loi afin que vous puissiez prendre des décisions plus éclairées quant à votre vie et votre vie sexuelle. Il fournit de l’information pour vous aider à vous protéger dans l’éventualité où des accusations seraient portées contre vous pour non-dévoilement du VIH.

Des hommes gais vivant avec le VIH ont développé le guide initial à l’intention :

  • Des hommes gais vivant avec le VIH, diagnostiqués depuis longtemps ou récemment;
  • Des hommes gais qui croient qu’ils sont peut-être séropositifs au VIH, mais qui n’ont pas passé de test de dépistage du VIH ou qui n’ont pas obtenu un résultat positif; et
  • Des hommes gais qui veulent en savoir plus sur le VIH et le droit.

Termes et expressions clés utilisés dans ce guide

Voici la définition de certains termes et expressions utilisés dans ce guide :

SIDA – Syndrome d’immunodéficience acquise

Dévoilement – Action de dire quelque chose à quelqu’un

VIH – Virus de l’immunodéficience humaine

Dévoilement de la séropositivité au VIH – Dire à quelqu’un que vous avez le VIH

Séropositif au VIH – Qui a contracté l’infection au VIH

ITS – Infection transmissible sexuellement, aussi appelée maladie transmissible sexuellement (MTS). Le VIH, la gonorrhée, la chlamydia, l’herpès et la syphilis en sont des exemples.

Le VIH, le sexe, les rencontres et les relations

Vivre avec le VIH, ça implique des responsabilités. Pour de nombreuses personnes qui ont accès à des soins et traitements médicaux de qualité, le VIH est maintenant une infection chronique et gérable. Toutefois, il n’y a toujours pas de remède pour guérir du VIH. Sans soins et traitements médicaux appropriés, l’infection au VIH peut encore rendre une personne gravement malade et causer son décès. Et nous savons que le VIH peut se transmettre par le sexe. La loi qui exige le dévoilement du VIH avant les rapports sexuels est très stricte, surtout en matière de droit criminel. La Cour suprême du Canada a d’ailleurs rendu le droit criminel encore plus strict dans le cadre de deux décisions prononcées en octobre 2012.

Parce que vous êtes séropositif au VIH, la loi peut affecter votre vie sexuelle. Mais si vous êtes au courant de ce que la loi dit, vous pouvez prendre de meilleures décisions et potentiellement éviter les problèmes judiciaires. Par conséquent, connaître le droit criminel peut vous aider à avoir une vie sexuelle plus sécuritaire et plus satisfaisante.

Le dévoilement de votre séropositivité au VIH deviendra peut-être plus facile avec l’habitude. Ou peut-être que ça restera toujours difficile.

Vivre avec le VIH, ça peut compliquer le sexe, les rencontres et les relations. Dire à un gars que vous avez le VIH peut être vraiment difficile. Le dévoilement de votre séropositivité au VIH deviendra peut-être plus facile avec l’habitude. Ou peut-être que ça restera toujours difficile. D’une manière ou de l’autre, vous pouvez probablement trouver des moyens de vous préparer à faire face à la réaction de l’autre gars à votre séropositivité.

Si un gars ne veut pas baiser avec vous, ou vous fréquenter, parce que vous avez le VIH, tant pis pour lui. Mais il a le droit de faire ce choix. Tout comme vous pouvez aussi dire « non » aux gars avec qui vous ne voulez pas coucher ou sortir.

Les lois qui protègent les gens contre la discrimination

La discrimination, c’est traiter une personne différemment d’une autre à cause d’une caractéristique personnelle, de sorte que la personne ne reçoit pas quelque chose à laquelle elle a légalement droit. Il existe des lois qui peuvent vous protéger contre la discrimination. Les deux plus importantes sont :

  • La loi, la charte ou le « code » de votre province ou territoire sur les droits de la personne
  • La Loi canadienne sur les droits de la personne
Il existe plusieurs lois qui vous protègent de la discrimination. Renseignez-vous!

Ces lois interdisent la discrimination contre vous parce que vous êtes gai ou que vous avez le VIH. Ces lois anti-discriminatoires peuvent aussi vous protéger contre la discrimination liée à votre race, ascendance, lieu d’origine, origine ethnique, couleur, citoyenneté, croyance religieuse, sexe, orientation sexuelle, âge, état matrimonial ou familial, déficience ou handicap mental ou physique.

Certaines lois anti-discrimination peuvent aussi vous protéger contre la discrimination fondée sur votre source de revenu ou fondée sur le fait que vous ayez un casier judiciaire.

Voici quelques exemples de types de personnes et d’organismes qui n’ont pas le droit d’exercer de discrimination à votre égard :

  • Les patrons, employeurs et syndicats
  • Les gouvernements et leurs agences, la police, les hôpitaux et les écoles
  • Les magasins, restaurants, cinémas, compagnies de télécommunication et autres entreprises
  • Les médecins, dentistes et autres professionnels de la santé
  • Les propriétaires de logement
  • Les clubs et organismes
  • Les banques et les coopératives d’épargne et crédit

La Charte canadienne des droits et libertés est un document constitutionnel comportant un ensemble de lois qui peuvent vous aider si vous êtes traité de manière discriminatoire par une loi, par un gouvernement ou par un organisme gouvernemental.

Si vous croyez que quelqu’un a agi de manière discriminatoire à votre égard ou a violé vos droits, vous pouvez communiquer avec l’agence [ou « commission »] responsable des droits de la personne dans votre province ou territoire, ou avec la Commission canadienne des droits de la personne. Pour un avis juridique à propos de vos droits de la personne, communiquez avec un avocat en droits de la personne. Pour savoir comment prendre contact avec la commission des droits de la personne ou avec un avocat dans votre province ou territoire, voir la section intitulée À qui faire appel pour obtenir de l’information supplémentaire ou un avis juridique?

Ce que le droit criminel dit au sujet du sexe et du VIH

Cette partie du document porte sur le droit criminel, le sexe et le VIH au Canada. Elle explique dans quelles circonstances vous avez une obligation légale de dévoiler votre séropositivité au VIH aux gars avec qui vous avez des rapports sexuels. Même si le droit indique que vous avez une obligation légale de dévoiler, la décision de dire à un gars que vous avez le VIH dépend de vous. Cette partie explique aussi les conséquences juridiques pouvant se produire si vous avez une obligation légale de dévoiler et que vous ne le faites pas.

S’il y a une « possibilité réaliste » que vous transmettiez le VIH à votre partenaire pendant un rapport sexuel, vous avez une obligation légale de lui dire – avant de baiser avec lui – que vous avez le VIH.

Voici ce qui peut arriver à une personne séropositive au VIH qui expose une autre personne à une « possibilité réaliste » d’infection par le VIH pendant un rapport sexuel, sans lui avoir d’abord dévoilé qu’elle vit avec le VIH :

  • La police peut faire enquête et accuser la personne séropositive d’avoir commis un crime grave – habituellement une agression sexuelle grave. Si la police souhaite interroger le suspect, ou si elle procède à son arrestation, il n’est pas obligé de répondre à ses questions. Il devrait par contre donner à la police les informations élémentaires à son sujet, comme son nom et sa date de naissance. Tout ce qu’il dit à la police à n’importe quel moment peut être utilisé contre lui. Il a le droit de parler à un avocat en privé.
  • La police peut arrêter la personne séropositive et l’emprisonner. Elle peut demander sa mise en liberté sous caution – être libéré de prison jusqu’à son procès. Si la cour refuse cette demande, elle devra demeurer en prison pendant les procédures judiciaires.
  • Sa photo, son statut VIH, et des renseignements à son sujet ainsi qu’au sujet du crime dont il est accusé pourront être publiés dans un communiqué de presse de la police, dans les journaux et sur Internet. Habituellement, le public et les médias peuvent assister aux procès criminels, en cour.
  • L’accusé peut embaucher un avocat pour le défendre, en cour. Dépendamment de son revenu, l’aide juridique pourrait aider à payer les frais d’avocat.
  • Un accusé qui plaide coupable ou que la cour déclare coupable sera presque certainement condamné à une peine de prison. Il aura un casier judiciaire. Son nom peut être placé sur une liste de délinquants sexuels. Un échantillon de son ADN pourrait être prélevé et placé dans une base de données sur les criminels.
  • Si les accusations sont retirées ou s’il est déclaré « non coupable » à la suite d’un procès, il sera libéré.

Un individu qui a un casier judiciaire peut se voir refuser l’entrée dans certains pays. Il pourrait aussi se voir refuser certains emplois. S’il n’a pas la citoyenneté canadienne, les autorités de l’immigration seront peut-être en mesure de le déporter. 

Veuillez noter que le thème central de ce guide est le droit criminel, le sexe et le VIH. Il n’inclut pas toutes les questions légales qui concernent le VIH et le dévoilement. Par exemple, il y a probablement une obligation légale de dévoiler sa séropositivité au VIH avant de partager une seringue pour s’injecter de la drogue. Consultez un avocat pour des informations sur d’autres enjeux légaux, y compris d’autres aspects du dévoilement du VIH.

Alors que le droit criminel en matière de dévoilement du VIH est strict, et que les conséquences peuvent être sévères, il est important de mettre en contexte le risque de poursuites criminelles. Entre 1985 et fin 2011, approximativement 74 200 personnes au Canada ont reçu un résultat de test VIH  positif. Jusqu’à fin 2012, il y a eu, à notre connaissance, 155 affaires juridiques au Canada dans lesquelles des individus ont été accusés pour ne pas avoir dévoilé leur infection au VIH à leur partenaire avant un rapport sexuel. Parmi celles-ci, environ 30 concernaient des hommes qui ont été accusés parce qu’ils n’avaient pas dévoilé leur infection au VIH à un autre homme avant un rapport sexuel. Au cours des dernières années, il y a eu une augmentation du nombre d’hommes gais poursuivis. Certains gars ont été déclarés non coupables, mais plusieurs ont été déclarés coupables d’infractions criminelles graves.

Évaluer le risque de transmettre le VIH pendant les rapports sexuels

Le droit criminel en matière de sexe et de VIH est fondé sur le risque de transmission du VIH. En cas de « possibilité réaliste » de transmission du VIH à votre partenaire pendant un rapport sexuel, vous avez une obligation légale de lui dire – avant le rapport sexuel – que vous avez le VIH.

Lorsque l’on parle du risque de transmission du VIH en matière d’éducation ou de prévention, on parle généralement de « risque élevé », « risque faible », « risque négligeable » et « aucun risque ». Mais ce ne sont pas les mots utilisés par le droit criminel. Le droit criminel cherche à identifier s’il y a une « possibilité réaliste » de transmission du VIH lors d’un rapport sexuel. Mais les tribunaux n’ont pas encore clairement défini que ce signifie « possibilité réaliste » dans le cadre des différents types de rapports sexuels. C’est pourquoi il peut parfois être réellement difficile de déterminer si on a une obligation légale de dévoiler qu’on a le VIH.

Voici une liste de certaines choses à prendre en considération lorsque vous essayez d’évaluer le risque de transmission sexuelle du VIH :

Condoms : Vous pouvez réduire le risque de transmettre le VIH, en utilisant correctement des condoms et du lubrifiant à base d’eau.

Charge virale du VIH : Un test de charge virale mesure la quantité de VIH présente dans votre sang. Plus votre charge virale est élevée, plus vous êtes susceptible de transmettre le VIH si vous avez des rapports sexuels sans protection. Les recherches ont démontré que les personnes qui prennent avec succès des médicaments anti-VIH réduisent de façon significative leurs chances de transmettre le VIH lors de rapports sexuels. Mais même si vos médicaments anti-VIH fonctionnent efficacement, ou que votre charge virale était « indétectable » lors d’un test sanguin, il demeure possible que vous transmettiez le VIH parce que :

  • Le VIH est encore présent dans votre corps.
  • Votre sperme, liquide pré-éjaculatoire ou sécrétions anales peuvent contenir un taux élevé de VIH.
  • Votre charge virale a peut-être augmenté depuis votre dernier test de charge virale du VIH.

Sang, sperme, liquide pré-éjaculatoire, sécrétions anales : Le sang d’un homme séropositif au VIH, son sperme, son liquide pré-éjaculatoire et ses sécrétions anales peuvent contenir suffisamment de virus pour qu’une autre personne devienne infectée. Le VIH peut être transmis si du sang, du sperme, du liquide pré-éjaculatoire ou des sécrétions anales, contenant le VIH, entre dans un vaisseau sanguin d’une personne. Le VIH peut être transmis aussi si le sang, le sperme, le liquide pré-éjaculatoire ou les sécrétions anales d’un homme qui a le VIH est absorbé par les cellules qui recouvrent l’intérieur de l’anus, du petit trou au bout du pénis (trou de l’urètre), de l’intérieur de la bouche, du nez, des paupières, d’un autre gars.

Infections transmissibles sexuellement (ITS) :  Si vous avez une ITS, il y a de plus fortes chances que vous transmettiez le VIH. Si votre partenaire sexuel a une ITS,  il a de plus fortes chances de contracter le VIH.

Pour plus d’information sur le risque de transmission sexuelle du VIH, consultez la section Prévention du site Web de CATIE.

Les cas où vous avez une obligation légale de dévoiler votre infection au VIH avant des rapports sexuels

Souvenez-vous : lorsqu’il existe une « possibilité réaliste » que vous transmettiez le VIH dans le cadre d’un rapport sexuel, vous avez l’obligation légale de dire à votre partenaire – avant le rapport sexuel – que vous avez le VIH.

Bien que ce guide ait été rédigé pour les hommes gais, les rapports sexuels vaginaux constituent le point de départ pour comprendre votre obligation légale de dévoiler – parce que la Cour suprême du Canada ne s’est jamais penchée sur un cas concernant les hommes gais, le sexe anal ou le sexe oral.

Selon des décisions rendues par la Cour suprême en 2012, une personne vivant avec le VIH n’a pas l’obligation légale de dévoiler sa séropositivité au VIH avant une pénétration vaginale lorsqu’un condom est utilisé et que la personne vivant avec le VIH a une charge virale « faible » au moment du rapport sexuel. La Cour a indiqué dans l’une des décisions qu’une charge virale de 1 500 copies ou moins du virus par millilitre de sang compte comme une charge
« faible » – selon les preuves qui avaient été présentées dans l’affaire en question. La Cour a spécifiquement dit que la personne n’avait pas besoin de prouver que sa charge virale était « indétectable ». Une charge virale indétectable signifie 40 ou 50 copies ou moins du virus, selon le test utilisé. Ce que les tribunaux considéreront comme une charge virale « faible » pourra changer dans le futur; il est donc important de vous assurer d’obtenir l’information juridique la plus à jour. 

Sexe anal

Les tribunaux en sont à identifier comment appliquer le nouveau test de la « possibilité réaliste » aux rapports anaux. Ceux-ci représentent dans certains cas un plus grand risque de transmission que les rapports vaginaux. L’obligation de dévoiler sa séropositivité est donc à tout le moins aussi stricte que pour les rapports vaginaux. En d’autres mots, vous avez l’obligation légale de dévoiler votre séropositivité avant un rapport anal si vous n’utilisez pas de condom, même si votre charge virale est plus élevée que « faible ». 

Devez-vous dévoiler si vous utilisez un condom et que votre charge virale est
« faible »
? À l’heure actuelle, nous ne pouvons dire avec certitude si l’usage d’un condom et le fait d’avoir une charge virale faible sont suffisants pour éviter un verdict de culpabilité pour non-dévoilement avant un rapport anal.

Même si la loi traite les rapports anaux de la même façon que les rapports vaginaux (pas d’obligation de dévoiler si un condom est utilisé et que la personne vivant avec le VIH a une charge virale faible), qu’arrive-t-il si le condom brise pendant un rapport anal lors duquel un condom est utilisé et que la personne vivant avec le VIH a une charge virale faible? Vous pourriez avoir une obligation de dévoiler dès que le condom se brise. Dévoiler votre statut peut aider à réduire le risque de transmission à votre partenaire. Si votre partenaire sait que vous êtes séropositif au VIH, il peut décider d’avoir recours à une « prophylaxie post-exposition » (PPE) avec des médicaments anti-VIH (une PPE doit être entamée le plus vite possible après l’exposition, et au plus tard 72 heures après).

Mais soyez conscient que dévoiler votre statut sérologique après un bris de condom peut augmenter le risque de voir votre partenaire sexuel porter plainte contre vous auprès de la police. Votre partenaire pourrait aussi mal réagir, ce qui peut engendrer un conflit ou des actes de violence. 

Sexe oral

Les tribunaux en sont aussi à identifier comment appliquer le test de la « possibilité réaliste » au sexe oral. Généralement, sucer un gars comporte un risque de transmission moins élevé que les pénétrations vaginales. Donc, selon le test de la « possibilité réaliste », vous n’auriez pas l’obligation légale de dévoiler votre séropositivité avant de vous faire sucer ou de sucer un gars si vous utilisez un condom et avez une charge virale « faible ».

Malheureusement, nous ne pouvons dire avec certitude si vous avez une obligation légale de dévoiler votre séropositivité avant de vous faire sucer ou de sucer un gars sans condom. Et nous ne sommes pas certains de la façon dont les tribunaux traiteront les questions de charge virale et de VIH en matière de sexe oral.

Anulingus (rimming)

Il est presque certain qu’un gars n’a pas l’obligation de dévoiler sa séropositivité avant de donner ou de recevoir un anulingus (exciter l’anus avec la bouche). Il n’y a actuellement aucun cas répertorié de transmission du VIH de cette façon. Mais, à notre connaissance, aucun tribunal ne s’est penché sur la question. Nous ne pouvons donc pas dire avec certitude absolue qu’il n’y a pas d’obligation de dévoiler sa séropositivité avant de donner ou recevoir un anulingus (rimming).  

Les autres renseignements importants sur le droit criminel, le sexe et le VIH

Voici d’autres renseignements importants au sujet du droit criminel, du sexe et
du VIH :

  • Le crime en question est d’exposer une personne à une « possibilité réaliste » de contracter le VIH lorsque vous ne l’avez pas informé, avant le rapport sexuel, de votre séropositivité. Donc, vous pouvez être accusé et déclaré coupable pour une exposition sans dévoilement même si l’autre gars ne devient pas infecté.
  • S’il y a une « possibilité réaliste » de transmission du VIH et que vous mentez à votre partenaire à propos de votre séropositivité (« Je n’ai pas le VIH ») ou que vous ne lui dites rien (« Il n’a pas posé la question; je n’ai rien dit »), vous pouvez être accusé et déclaré coupable.
  • Vous pourriez être accusé et déclaré coupable même si vous ne saviez pas (ou ne pensiez pas) que vous aviez une obligation légale de dévoiler votre séropositivité.
  • En présence d’une « possibilité réaliste » de transmettre le VIH, vous avez l’obligation légale de dévoiler votre infection au VIH :
    • Peu importe où vous rencontrez le gars et où vous avez un rapport sexuel avec lui – que ce soit une rencontre par Internet, dans un sauna, dans une chambre à coucher, un parc, un vestiaire, des toilettes, un backroom ou une partouse.
    • Peu importe depuis combien de temps vous connaissez ce gars, ou ce qu’il représente pour vous. Ce peut être un amant de longue date, votre conjoint, un partenaire sexuel occasionnel, une rencontre d’un soir, une baise anonyme, une rencontre, un partenaire potentiel pour la vie, un gars que vous payez pour du sexe, une rencontre par Internet, un copain, ou un gars dans une baise à trois ou de groupe.
    • Peu importe si vous baisez pour le plaisir, pour de l’argent, pour de la drogue ou pour autre chose.
  • Peut-être que vous ne voulez pas dire que vous avez le VIH parce que le gars pourrait le répéter à d’autres ou aller l’écrire sur Internet. Même si ces aspects peuvent vous rendre le dévoilement plus difficile, ça ne change rien à votre obligation légale selon le droit criminel.
  • Même si l’autre gars est séropositif lui aussi, vous pourriez avoir quand même l’obligation de lui dire que vous êtes séropositif.
  • Même si vous n’avez pas reçu de résultat positif au test du VIH, vous pourriez être accusé et déclaré coupable de ne pas avoir déclaré que vous êtes peut-être séropositif.
  • Le droit criminel est le même, partout au Canada.
Plusieurs personnes ne considèrent pas que le droit criminel est un moyen efficace de prévenir la transmission du VIH. Certaines personnes et certains organismes, y compris des personnes vivant avec le VIH, des militants de la communauté, des avocats et des organismes de lutte contre le VIH, œuvrent depuis deux décennies pour faire changer le droit criminel.

Les relations sexuelles avec un gars qui est aussi séropositif

Avez-vous l’obligation légale de dévoiler votre séropositivité avant un rapport sexuel avec un autre gars si vous savez qu’il a lui aussi le VIH?

Il y a un risque que vous soyez accusé et déclaré coupable pour ne pas lui avoir dit que vous avez le VIH. Dans ce cas, le raisonnement légal est fondé sur la théorie suivante :

  • Une personne vivant avec le VIH peut être réinfectée par un autre type (ou « souche ») de VIH.
  • La réinfection par une autre souche de VIH peut causer des « préjudices physiques graves ».
Seulement quelques dizaines de cas médicaux de réinfection ont été identifiés avec certitude.

La réinfection est difficile à étudier. Seulement quelques dizaines de cas médicaux de réinfection ont été identifiés avec certitude. Personne ne sait à quelle fréquence la réinfection se produit.

À notre connaissance, il n’y a pas eu de cas judiciaire au Canada dans lequel des accusations criminelles ont été portées contre une personne séropositive pour en avoir exposé une autre à un risque de réinfection par le VIH.

La situation d’hommes qui ont le VIH mais ne connaissent pas leur statut sérologique

Qu’en est-il des gars qui ont le VIH mais ne connaissent pas leur statut sérologique? Ces gars ont-ils une obligation légale de dévoilement?

Si un gars sait qu’il a le VIH, il a l’obligation légale de le dire à son partenaire sexuel avant d’avoir avec lui un rapport sexuel qui comporte une « possibilité réaliste » de transmettre le VIH. Mais, à ce jour, les tribunaux canadiens n’ont pas déterminé quelles circonstances entraînent que l’on « est conscient d’un risque », dans des affaires concernant le VIH.

D’après nos connaissances, toutes les affaires judiciaires au Canada concernaient des personnes qui savaient qu’elles étaient séropositives au VIH avant que des accusations criminelles ne soient portées contre elles.

Les moyens de réduire vos risques d’accusations criminelles et de responsabilité criminelle

Dans une affaire criminelle, le procureur de la Couronne doit prouver hors de tout doute raisonnable que l’accusé a commis le crime. C’est donc le procureur de la Couronne qui doit fournir les preuves à la cour. Le procureur peut utiliser presque tout ce que vous dites à une autre personne concernant votre vie sexuelle comme preuve contre vous dans un procès. Il est donc important de bien réfléchir à ce que vous dites aux autres à propos du dévoilement et de vos rapports sexuels. La seule exception concerne les avocats. Sauf dans des circonstances extrêmement rares, tout ce que vous dites à un avocat est confidentiel et ne peut être utilisé contre vous en cour.

Voici certaines choses que vous pouvez faire si vous voulez réduire le risque de transmettre le VIH à un autre gars, et réduire votre risque d’avoir des problèmes judiciaires :

Ne pas prendre pour acquis qu’il sait que vous êtes séropositif au VIH

Ne comptez pas sur votre impression que le gars avec qui vous avez des rapports sexuels sait déjà que vous êtes séropositif. Voici des raisons qui peuvent vous faire croire qu’il est au courant, et les raisons pour lesquelles vous vous trompez
peut-être :

  • Vous avez écrit « VIH » dans votre profil Internet. Mais il ne l’a pas lu.
  • Vous avez écrit « séropositif » (ou « séro », ou « poz ») dans votre profil. Mais il ne sait pas ce que ces mots veulent dire.
  • Vous avez écrit « sécurisexe à discuter », dans votre profil. Mais cela peut vouloir dire plusieurs choses pour lui.
  • Ses amis savent que vous avez le VIH. Mais ils ne lui en ont pas parlé.
  • Vous avez laissé vos médicaments anti-VIH sur le comptoir de votre salle de bain. Mais il ne sait pas à quoi servent ces médicaments.
  • Il a vu votre tatouage représentant le ruban rouge. Mais on n’a pas besoin d’être séropositif pour avoir un tatouage comme ça.
  • Il sait que vous travaillez ou faites du bénévolat pour un organisme sida. Mais il y a aussi des personnes qui n’ont pas le VIH et qui travaillent pour ces organismes ou qui y font du bénévolat.
  • Il sait que vous recevez des prestations d’invalidité. Mais vous pourriez avoir une invalidité pour une autre raison que le VIH.
  • Votre corps montre des signes dus au VIH et aux médicaments anti-VIH, comme les joues creuses, le ventre dur, ou une bosse sur votre dos. Mais il n’a aucune idée de la cause de ces signes corporels.

Comment dévoiler votre séropositivité d’une manière qui va compter

Si vous vous apprêtez à dévoiler votre séropositivité à votre partenaire sexuel, voici deux choses qui peuvent faire que ça compte vraiment :

  • Évitez les mots imprécis ou les simples indices. Ne supposez pas qu’il connaît la signification de mots ou expressions comme « positif », « séro » ou « poz ». Le mieux, c’est de lui dire : « Je suis séropositif au VIH » ou « J’ai l’infection
    au VIH ».
  • Assurez-vous qu’il comprend ce que signifie « infection au VIH » ou « séropositif au VIH ». Il y a encore des gars qui ne savent pas que :
    1. le VIH est le virus qui cause le sida.
    2. l’infection au VIH est une affection médicale grave et on ne connaît pas encore de moyen pour la guérir.
    3. il existe un risque que le VIH soit transmis lors de certaines activités sexuelles.

Du point de vue du droit criminel, vous devez aussi croire honnêtement et raisonnablement que le gars est d’accord pour avoir un rapport sexuel avec vous. Par conséquent, vous devez prendre des mesures raisonnables pour savoir s’il est en état d’ébriété trop avancée (s’il a pris trop d’alcool ou de drogue) pour pouvoir consentir à une relation sexuelle. S’il est trop soûl ou trop gelé pour consentir à un rapport sexuel avec vous, alors vous pourriez être accusé d’agression sexuelle. Cette loi vaut pour n’importe qui, pas seulement pour les personnes vivant avec le VIH.

Comment vous protéger contre des gars qui pourraient mentir

Même si vous avez dit à un gars que vous êtes séropositif avant d’avoir un rapport sexuel avec lui, il se pourrait qu’après coup il décide de mentir et de dire que vous ne lui en avez jamais parlé. Il pourrait se rendre à la police et porter plainte contre vous – même si ce qu’il dit n’est pas vrai.

Voici certaines choses que vous pouvez faire pour vous protéger contre toute accusation criminelle avant d’avoir des rapports sexuels. Ces stratégies pourraient vous aider à prouver que vous avez dévoilé votre séropositivité à un gars dans l’éventualité où celui-ci vous accuserait de ne pas l’avoir fait. Nous réalisons que certaines de ces stratégies ne sont très pratiques ou excitantes avant une première baise, mais la loi est sévère, et il existe différentes options. C’est à vous de décider quelles stratégies vous conviendraient le mieux.

Sauvegarder les conversations Internet, les courriels et les messages textes : Si vous dévoilez votre séropositivité à un gars pendant des communications électroniques (clavardage [chat] ou courriel), faites-en une affirmation claire. Il faudrait que le gars réponde qu’il comprend que vous avez le VIH. Conservez une copie électronique de ce que vous lui avez écrit et de sa réponse. Imprimez aussi cette communication et mettez-la dans un endroit sûr. Mais soyez prudent avec ce que vous écrivez dans les conversations ou clavardages (chat) en ligne. La police et les procureurs de la Couronne ont déjà utilisé des conversations de sites de clavardage (chat) gais comme preuves lors de poursuites contre des gars vivant avec le VIH. Même si ce que vous écrivez n’est qu’un fantasme (que vous n’avez jamais eu l’intention de réaliser), pensez à la façon dont ça pourrait sonner pour un policier, un juge ou un membre du jury qui ne connaît pas grand-chose à la culture ou aux rapports sexuels gais.

Avoir un ou des témoins : Demandez à un de vos amis de demander au gars s’il est au courant de votre séropositivité. Si le gars lui répond qu’il le sait, alors votre ami devient témoin. Vous pourriez demander à votre ami de noter la date de la discussion, l’heure, qui était présent, l’endroit où la discussion a eu lieu et exactement ce qui a été dit – sur un papier ou dans un courriel, et de vous l’envoyer.

Faire signer un document : Avant le sexe, demandez au gars de signer un document où il est écrit qu’il sait que vous êtes séropositif et qu’il comprend ce que cela signifie. Écrivez-y la date, et demandez-lui d’écrire son nom en lettres moulées et d’apposer sa signature. C’est un bon moyen de vous protéger sur le plan légal. Mais c’est aussi la stratégie la moins réaliste.

Faire une vidéo : Plusieurs gars gais ont des téléphones intelligents qui peuvent enregistrer des vidéos. Avant d’avoir des rapports sexuels avec un gars, demandez-lui s’il est d’accord pour vous laisser enregistrer une vidéo dans laquelle il affirme clairement que vous n’avez pas eu de sexe anal ou oral et qu’il sait que vous êtes séropositif au VIH. Si vous avez un ordinateur, téléchargez et sauvegardez une copie de la vidéo afin que vous (ou votre avocat) puissiez l’utiliser si vous devez un jour vous défendre. Ne partagez pas la vidéo avec d’autres personnes et ne la mettez pas en ligne, à moins que le gars ne vous ait donné la permission de le faire. Il pourrait y avoir de sérieuses conséquences juridiques si vous partagez la vidéo sans avoir préalablement obtenu sa permission.

Ouvrir un dossier de counseling et de soutien : Si vous envisagez de commencer une relation plus stable avec un gars, vous pourriez vous rendre ensemble à une séance de counseling pour couple auprès d’un conseiller, d’un intervenant ou de votre fournisseur de soins de santé avant d’avoir des rapports sexuels pour la première fois. Demandez au conseiller, à l’intervenant ou au fournisseur de soins de santé de prendre des notes au sujet de cette séance. Pendant la séance, dites au gars que vous êtes séropositif et consulter la section Qui peut révéler que vous êtes séropositif au VIH sans avoir votre permission pour plus d’information concernant la confidentialité et vos dossiers médicaux, ainsi que la façon dont les dossiers médicaux ou de counseling ont déjà été utilisés dans le cadre de poursuites criminelles.

Fiez-vous à votre intuition. Si un gars a l’air de ne pas être quelqu’un à qui on peut faire confiance, demandez-vous si le sexe avec lui en vaut le risque juridique.

Ces stratégies pourraient vous aider à prouver que vous avez dévoilé votre infection au VIH à votre partenaire, avant de baiser.

La loi sur la santé publique : quel rapport avec vous?

L’information fournie dans la présente section est très générale. La loi sur la santé publique peut être différente dans votre province ou territoire. Les autorités en matière de santé publique peuvent utiliser leurs pouvoirs de manières différentes, d’une région à l’autre dans votre province ou territoire. Si vous voulez plus d’information à propos de la loi sur la santé publique là où vous habitez, consultez un avocat.

Au Canada, chaque province et chaque territoire a des lois pour protéger la santé publique. Les autorités en matière de santé publique ont la responsabilité légale de protéger la santé du public. Un moyen par lequel elles protègent la santé du public consiste à poser des actions pour prévenir la propagation d’infections transmissibles sexuellement, comme l’infection au VIH.

La loi sur la santé publique est différente du droit criminel. Le droit criminel concerne le dévoilement de la séropositivité au VIH. La loi sur la santé publique concerne la promotion de la santé et la prévention des maladies. Elle se concentre sur la prévention des nouveaux cas d’infection par le VIH au moyen d’éducation et de counseling ainsi qu’en ayant recours à des pouvoirs judiciaires pour encourager le dévoilement et les pratiques sexuelles plus sécuritaires. Pour prévenir la transmission du VIH, les autorités de la santé publique peuvent souhaiter que vous dévoiliez votre séropositivité à chacun de vos partenaires, avant des rapports sexuels anaux (« enculer », peu importe qui pénètre l’autre) ou oraux (« sucer », peu importe qui suce le pénis de l’autre); avant de donner ou de recevoir un anulingus; et la santé publique peut vouloir aussi que vous utilisiez un condom à chaque fois que vous pénétrez ou que vous êtes pénétré, et à chaque fois que vous sucez ou êtes sucé.

La santé publique au Québec

Les règles québécoises de santé publique sont différentes de celles des autres provinces et territoires du Canada.

  • Les autorités de santé publique au Québec ne recueillent que de l’information générale sur les personnes qui reçoivent un résultat positif au test de dépistage du VIH. Elles le font dans le but d’observer les tendances de l’épidémie du VIH dans la province, mais pas pour identifier les personnes infectées par le VIH. En effet, à moins que l’infection par le VIH soit due à une transfusion sanguine ou de produits sanguins, le nom d’une personne qui reçoit un résultat positif au test du VIH n’est pas divulgué aux autorités de santé publique. Le laboratoire ou le médecin qui procède au test du VIH doit déclarer à la santé publique certains autres renseignements sur la personne dont le résultat au test est positif, notamment sa date de naissance (y compris le jour, le mois et l’année), son sexe, sa localité de résidence, les trois premiers caractères de son code postal, son origine ethno-culturelle, ainsi que son numéro d’assurance-maladie, mais pas son nom. De plus, le système québécois prévoit un mécanisme pour que les renseignements ainsi obtenus ne permettent pas l’identification de la personne. En effet, la santé publique doit modifier électroniquement le numéro d’assurance-maladie de la personne en le cryptant afin qu’il ne puisse plus servir à identifier l’individu.
  • La loi québécoise sur la santé publique n’exige pas que l’on contacte les partenaires sexuels d’une personne qui a reçu un résultat positif au test du VIH. Cependant, la santé publique ou les médecins de certaines unités de services de santé au Québec peuvent demander à cette personne la permission de communiquer avec ses partenaires sexuels. Cette procédure s’appelle « recherche des contacts », « counseling aux partenaires » ou « notification des partenaires ». Si la personne séropositive accepte que l’on notifie ses partenaires, la santé publique, le médecin ou l’équipe médicale lui demandera de fournir des renseignements à propos de ses partenaires sexuels, y compris leur nom. La santé publique ou le médecin prendra alors contact avec les partenaires sexuels de la personne afin de leur expliquer qu’ils ont pu être exposés au VIH, et de leur conseiller un suivi médical. L’identité de la personne séropositive à l’origine de la démarche ne sera pas révélée, mais il est possible que certains de ses partenaires devinent ou déduisent qu’elle a le VIH. (Par ailleurs, il est possible aussi que l’on communique avec les partenaires de partage de matériel d’injection d’une personne qui a reçu un résultat positif au test du VIH.)

De plus, sachez que cette procédure de counseling permet également à la personne qui a reçu un résultat positif au test du VIH d’être accompagnée par des professionnels si elle souhaite dévoiler elle-même cette information à ses anciens partenaires.

Ce n’est que dans des circonstances exceptionnelles que la santé publique du Québec pourra communiquer avec un ou des partenaires d’une personne sans le consentement de celle-ci, et uniquement afin d’éviter que le ou les partenaires, identifiés ou identifiables, soient exposés à un danger imminent de blessures graves ou de mort. Mais même dans ces rares cas, la santé publique ne conserve pas de dossier sur la séropositivité de la personne.

  • Les autorités québécoises de santé publique recueillent les informations nominatives des personnes qui reçoivent un résultat positif à des tests pour des infections transmissibles sexuellement (ITS) autres que le VIH. Les informations collectées sont les suivantes : le nom, le sexe, l’occupation, la date de naissance, l’adresse (incluant le code postal), le numéro de téléphone et le numéro d’assurance maladie de la personne atteinte. Cette collecte concerne uniquement les ITS qui figurent sur la liste des Maladies à déclarations obligatoires. Et si vous avez un résultat de test positif pour une ITS autre que le VIH, la santé publique vous proposera également la procédure de « counseling aux partenaires » dans les mêmes modalités que pour une infection au VIH.
  • La loi québécoise sur la santé publique n’accorde pas le pouvoir aux autorités de santé publique d’émettre une ordonnance contre vous pour vous imposer de faire quelque chose ou de ne plus faire quelque chose en raison de votre séropositivité. Les autorités de santé publique au Québec n’ont pas le pouvoir (ni à cause de votre séropositivité, ni en raison de preuves montrant que vous risquez d’exposer quelqu’un à l’infection par le VIH) de vous forcer à suivre un traitement ou des séances de  counseling, ni d’ordonner que vous soyez détenu contre votre gré dans un hôpital ou un autre établissement du seul fait que vous êtes séropositif.

La santé publique dans les provinces et territoires autres que le Québec

  • Les laboratoires qui font des tests du VIH, de même que certains professionnels des soins de santé, ont l’obligation légale d’informer la santé publique de tous les résultats positifs aux tests du VIH. Parfois, le nom de la personne séropositive est communiqué avec le résultat de son test, mais parfois il ne l’est pas.
  • La santé publique peut tenir un registre ou une base de données des personnes qui ont contracté le VIH ou d’autres ITS. Cette base de données peut contenir le nom de chaque personne, sa date de naissance, son sexe, quelles infections elle a eues, et ses coordonnées. Le type de renseignements qui doivent être déclarés à la santé publique, et possiblement conservés dans une base de données, dépend de la loi et des pratiques dans votre province ou territoire.
  • Si votre test de dépistage du VIH ou d’autres ITS donne un résultat positif, la santé publique exigera probablement que vos partenaires sexuels soient informés. Cette action porte différents noms : notification des partenaires, suivi des contacts ou counseling aux partenaires. La santé publique va probablement vous demander de l’information sur vos partenaires sexuels, y compris leurs noms. La santé publique peut demander que vous ou votre médecin communiquiez avec vos partenaires sexuels pour leur dire qu’ils ont pu être exposés au VIH ou à une autre ITS, et les encouragiez à demander un suivi médical. Dans l’alternative, le bureau de santé publique peut entrer directement en contact avec vos partenaires. Comme conséquence de la notification qu’ils reçoivent, vos partenaires sexuels pourraient deviner que vous avez le VIH ou une autre ITS. (Par ailleurs, il est possible aussi que l’on communique avec les partenaires de partage de matériel d’injection d’une personne qui a reçu un résultat positif au test du VIH.)
  • La santé publique peut conseiller les gens à propos de leurs obligations légales, de la santé sexuelle, du sécurisexe et de la prévention du VIH et d’autres ITS. Si vous êtes séropositif et que vous obtenez un résultat positif au test pour une autre ITS, la santé publique considérera possiblement qu’en raison d’avoir contracté une autre ITS, vous avez exposé une autre personne à un risque de contracter le VIH. Le bureau de santé publique peut alors vous donner un counseling sur la prévention du VIH et des ITS, ainsi qu’au sujet de vos obligations légales en vertu de la loi sur la santé publique.
  • La santé publique peut avoir le pouvoir d’émettre une ordonnance contre vous, en présence de raisons de croire que vous exposez une autre personne à un risque pour sa santé. Par exemple, des autorités de santé publique peuvent émettre une ordonnance vous visant, si vous avez des rapports sexuels qui comportent un risque que vous transmettiez le VIH ou une autre ITS à quelqu’un. La santé publique peut vous ordonner de :
    • Suivre des séances de counseling données par la santé publique
    • Fournir à la santé publique les noms des personnes avec qui vous avez eu des rapports sexuels
    • Dévoiler votre infection au VIH à tout partenaire sexuel avant toute pénétration anale et tout rapport sexuel oral (incluant l’anulingus/rimming)
    • Utiliser un condom pour toute pénétration anale et tout rapport sexuel oral (incluant l’anulingus/rimming)
    • Ne pas partager de seringue, ni donner de sang, de tissus corporels ou d’organe

Si la santé publique émet une ordonnance à votre endroit, il est possible que vous puissiez la contester en appel. Pour connaître vos droits et responsabilités, consultez un avocat dès que possible, car le temps alloué pour contester l’ordonnance peut être court.

  • Les autorités en matière de santé publique peuvent avoir le pouvoir de vous ordonner de suivre un traitement pour prévenir la propagation du VIH ou d’une autre ITS. Dans certaines provinces et certains territoires, le traitement peut inclure du counseling ou des soins en santé mentale. Les autorités de santé publique peuvent avoir le pouvoir de forcer une personne à passer du temps dans un hôpital ou un autre établissement pour être traitée. Les autorités de santé publique peuvent être tenues de demander une ordonnance d’un tribunal avant de pouvoir faire en sorte que vous soyez détenu dans un hôpital ou un autre établissement. Si la santé publique ou un tribunal a émis une ordonnance de traitement à votre endroit, il est possible que vous puissiez contester cette ordonnance en appel. Si une telle ordonnance est émise contre vous, consultez un avocat dès que possible, car le temps alloué pour contester l’ordonnance peut être court.
Les autorités en matière de santé publique ont la responsabilité légale de protéger la santé du public en tenant de prévenir la transmission de diverses infections, dont le VIH.

Qui peut révéler que vous êtes séropositif au VIH sans avoir votre permission?

L’information fournie dans la présente section est très générale. La loi peut être différente dans votre province ou territoire. Si vous voulez plus d’information à propos de vos droits et des lois sur la vie privée là où vous habitez, consultez un avocat.

Dans la plupart des circonstances, vous avez un droit légal à la confidentialité de vos renseignements médicaux, y compris sur le fait que vous êtes séropositif au VIH. Mais il y a des situations où vous pouvez perdre le contrôle de l’information que vous êtes séropositif.

Partenaires sexuels, amis et gens que vous rencontrez :  Il n’y a probablement pas grand-chose que vous puissiez faire pour empêcher un copain de clavardage (« chat » sur Internet), ou encore un partenaire sexuel, un « ami », un membre de votre parenté ou un inconnu de dire à d’autres personnes que vous êtes séropositif. Vous pourriez arriver à les poursuivre en justice et obtenir de l’argent en dédommagement, mais cela peut dépendre des lois dans votre province ou territoire. Mais, même si vous gagnez votre cause (ou votre plainte), une fois que l’information est diffusée, il n’y a vraiment pas moyen de l’effacer. Si vous voulez de l’information sur votre droit à la vie privée, consultez un avocat.

Médecins, personnel infirmier et autres personnes qui vous fournissent des soins de santé : En règle générale, les médecins, infirmiers et autres personnes qui vous donnent des soins de santé ont une obligation légale et éthique de garder confidentiels tous les renseignements sur votre santé, y compris votre séropositivité au VIH. Un professionnel de la santé ne peut donc révéler à une autre personne des renseignements médicaux vous concernant que si vous lui en avez donné la permission.

Mais il y a d’importantes exceptions à cette règle générale. Dans la plupart des provinces et des territoires, les médecins, infirmiers et autres professionnels de la santé peuvent (ou doivent, dans certaines circonstances) révéler vos renseignements de santé sans votre autorisation dans certains ou tous les cas suivants :

  • À la santé publique; cependant, au Québec la loi sur la santé publique concernant la déclaration des cas de VIH est différente de celle des autres provinces et territoires
  • Afin de contacter un membre de votre famille, un ami ou un décideur substitut si vous êtes blessé, en situation d’incapacité ou de maladie et que vous êtes incapable de donner votre consentement à des soins médicaux
  • Pour éviter des blessures graves ou la mort, à vous ou une autre personne
  • Lorsqu’une loi permet ou exige que le fournisseur de soins de santé communique vos renseignements médicaux

Enquêtes et procès criminels : Le personnel infirmier de la santé publique et votre fournisseur de soins de santé peuvent être appelés à fournir des preuves dans le cadre d’un procès criminel. Vos dossiers médicaux peuvent aussi être saisis et utilisés lors d’une investigation et d’un procès criminels.

  • Si jamais des accusations étaient portées contre vous, vos dossiers médicaux pourraient aider à prouver votre innocence. Mais certaines informations dans vos dossiers pourraient aussi être utilisées pour prouver que vous êtes coupable.
  • Plusieurs tribunaux se sont penchés sur des preuves concernant la date du diagnostic VIH d’un gars, toute forme de counseling qu’il a reçu, ses résultats de charge virale, ses résultats de tests pour d’autres ITS, et les choses qu’il a dites à un médecin ou au personnel infirmier à propos de sa vie sexuelle.
  • Dans la plupart des circonstances, tout ce que vous dites au personnel infirmier de la santé publique ou à un fournisseur de soins de santé peut être utilisé comme preuve dans une enquête criminelle ou un procès criminel.
  • Si vous avez des préoccupations quant à ce que vous pouvez dire ou avez déjà dit à la santé publique ou à votre fournisseur de soins de santé, parlez à un avocat criminaliste.

Faut-il que vous dévoiliez votre séropositivité – au travail, aux assurances, à un propriétaire, en voyage ou à l’immigration?

L’information fournie dans la présente section est très générale. La loi peut être différente dans votre province ou territoire. Si vous voulez plus d’information à propos de vos droits et des lois là où vous habitez, consultez un avocat.

Travail

Les lois contre la discrimination peuvent vous protéger lorsque vous :

  • Postulez un emploi
  • Passez une entrevue pour un emploi
  • Recevez une offre d’emploi
  • Êtes un employé
  • Demandez à votre employeur de modifier votre travail pour mieux l’adapter à votre état de santé

Au Canada, il n’y a pratiquement aucun emploi pour lequel un employeur a le droit, légalement, de vous demander de passer un test de dépistage pour le VIH ou de vous demander de prouver que vous n’êtes pas séropositif au VIH.

Assurances

Le domaine des assurances est complexe, donc l’information ci-dessous est très générale.

Il y a deux types principaux de régimes d’assurance : « collective » [groupe] et
« individuelle ».

L’assurance collective couvre un groupe de personnes qui sont assurées par le même régime d’assurance. Un exemple : le régime collectif d’assurance d’un employeur pour ses employés. Un régime collectif de base comporte habituellement l’assurance vie, l’assurance santé et possiblement l’assurance pour l’invalidité à long terme. Si vous travaillez pour un grand employeur, il n’est pas rare que vous puissiez vous joindre au régime collectif sans avoir à fournir de renseignement sur votre santé ou vos antécédents médicaux. Mais il est possible que l’on vous demande des renseignements de santé détaillés ou de passer un test du VIH – surtout si vous faites la demande d’une couverture d’assurance supplémentaire dans le cadre du régime collectif.

L’assurance individuelle est celle que vous demandez personnellement et que vous payez par vos propres moyens. Si vous demandez une police individuelle d’assurance vie, d’assurance santé, d’assurance invalidité ou d’assurance hypothèque, on vous demandera probablement des renseignements détaillés sur votre santé et vos antécédents médicaux. Il est possible que l’on vous demande de passer un test de dépistage du VIH.

Si la compagnie d’assurance découvre que vous ne lui avez pas donné une information exacte, votre police d’assurance ne sera pas légalement valide.

Votre propriétaire

Vous n’avez pas à dire au propriétaire de votre logement que vous êtes séropositif au VIH.

Voyager à l’extérieur du Canada

Les personnes vivant avec le VIH peuvent visiter plusieurs pays. Toutefois, il y a certains pays où elles ne sont pas autorisées à entrer, même pour des vacances, un congrès ou une réunion d’affaires. Avant de planifier un voyage, vérifiez les règlements de votre pays de destination à www.hivtravel.org. Assurez-vous que l’information est à jour. Vous pouvez aussi vérifier auprès du consulat du pays que vous prévoyez visiter, mais ne dites pas votre nom. Si vous téléphonez à un consulat, bloquez l’affichage de votre numéro de téléphone ou utilisez un téléphone public.

Soyez avisé que les relations sexuelles entre personnes de même sexe sont illégales dans certains pays. Consultez le site Internet de l’International Lesbian and Gay Association à www.ilga.org pour des informations sur le sujet.

Voyager ou immigrer au Canada

Le Canada a divers règlements selon la raison de la visite au pays.

Pour des renseignements généraux sur l’immigration, communiquez avec Citoyenneté et Immigration Canada :
www.cic.gc.ca
1-888-242-2100
ATS 1-888-576-8502

Le gouvernement du Québec s’occupe de plusieurs aspects de l’immigration vers cette province. Pour plus d’information, communiquez avec Immigration Québec :
www.immigration-quebec.gouv.qc.ca
514-864-9191 ou 1-877-864-9191
ATS 514-864-8158 ou 1-866-227-5968

À qui faire appel pour obtenir de l’information supplémentaire ou un avis juridique?

Pour plus d’information sur le VIH et le droit au Canada

Réseau juridique canadien VIH/sida :
www.aidslaw.ca

Pour plus d’information et des conseils sur le VIH et le droit au Québec

Coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida (COCQ-SIDA) :
www.cocqsida.com
514-844-2477 (poste 0) ou 1-866-535-0481

Pour plus d’information et des conseils sur le VIH et le droit en Ontario

HIV & AIDS Legal Clinic Ontario (HALCO) :
www.halco.org
416-340-7790 ou 1-888-705-8889

Pour communiquer avec des agences fédérales (du gouvernement canadien) responsables de la protection des droits de la personne ou de la vie privée

Commission canadienne des droits de la personne
www.chrc-ccdp.ca
1-888-214-1090
ATS 1-888-643-3304

Commissariat à la protection de la vie privée du Canada
www.priv.gc.ca
613-947-1698 ou 1-800-282-1376
ATS 613-992-9190

Un service de référence sert à référer des demandeurs à des avocats. Un tel service pourrait être disponible dans votre province ou territoire. Des frais peuvent s’appliquer. Ces frais sont beaucoup moindres que ceux des honoraires d’avocat. Après avoir payé les frais, vous obtenez un rendez-vous par téléphone ou en personne avec un avocat pour discuter de votre situation. Pour plus d’information sur un service de référence d’avocats et les frais applicables, communiquez avec celui de votre province ou territoire. S’il n’y a pas de service de référence d’avocats dans votre province ou territoire, communiquez avec l’aide juridique.

Pour communiquer avec l’aide juridique, un avocat, une commission des droits de la personne ou une agence responsable de l’accès à l’information/protection de la vie privée dans votre province ou territoire

Alberta

Legal Aid Alberta : 
www.legalaid.ab.ca
1-866-845-3425

Lawyer Referral Service, Law Society of Alberta :
www.lawsociety.ab.ca/public/overview.aspx
403-228-1722 ou 1-800-661-1095

Alberta Human Rights Commission :
www.albertahumanrights.ab.ca
Northern Regional Office 780-427-7661
Southern Regional Office 403-297-6571
ATS 1-800-232-7215

Office of the Information & Privacy Commissioner of Alberta :
www.oipc.ab.ca
1-888-878-4044

Colombie-Britannique

Legal Services Society of British Columbia “Legal Aid” :
www.lss.bc.ca
604-408-2172
extérieur du Lower Mainland 1-866-577-2525

Lawyer Referral Service :
www.cba.org/BC/public_media/main/lawyer_referral.aspx
604-687-3221 ou 1-800-663-1919

British Columbia Human Rights Tribunal :
www.bchrt.bc.ca
604-775-2000 ou 1-888-440-8844
ATS 604-775-2021

Office of the Information & Privacy Commissioner for British Columbia : 
www.oipc.bc.ca
Communiquez avec Enquiry BC (à Vancouver 604-660-2421; 604-660-2421;
ailleurs en C.-B. sans frais : 1-800-663-7867) et demandez à être transféré au 250-387-5629

Île-du-Prince-Édouard

Prince Edward Island Legal Aid : 
www.gov.pe.ca, chercher les mots clés « legal aid »
Charlottetown 902-368-6043
Summerside 902-888-8219

Lawyer Referral Service, Community Legal Information Association of PEI :
www.cliapei.ca
902-892-0853 ou 1-800-240-9798

PEI Human Rights Commission :
www.gov.pe.ca/humanrights
902-368-4180 ou 1-800-237-5031

Office of the Information & Privacy Commissioner :
www.assembly.pe.ca/index.php3?number=1013943
902-368-4099

Manitoba

Aide juridique Manitoba :
www.legalaid.mb.ca
1-800-261-2960

Law Phone-In & Lawyer Referral Program :
www.communitylegal.mb.ca/programs
204-943-2305 ou 1-800-262-8800

Commission des droits de la personne du Manitoba :
www.manitobahumanrights.ca
1-888-884-8681
ATS 1-888-897-2811

Ombudsman du Manitoba, Division de l’accès à l’information et de la protection de la vie privée :
www.ombudsman.mb.ca/info/access-and-privacy-division.html
204-982-9130 ou 1-800-665-0531

Nouveau-Brunswick

Commission des services d’aide juridique du Nouveau-Brunswick :
http://www.legalaid.nb.ca/fr/index.php
Saint John 506-633-6030
Fredericton 506-444-2777

Pas de service de référence d’avocats

Commission des droits de la personne du Nouveau-Brunswick : 
www.gnb.ca/hrc-cdp
506-453-2301 ou 1-888-471-2233

Bureau de l’Ombudsman (protection des renseignements personnels) :
www.gnb.ca/0073/index-f.asp
506-453-2789 ou 1-888-465-1100

Nouvelle-Écosse

Nova Scotia Legal Aid Commission :
www.nslegalaid.ca
1-877-420-6578 (pour un aiguillage vers un bureau local)

Lawyer Referral Service :
www.legalinfo.org
902-455-3135 ou 1-800-665-9779

Nova Scotia Human Rights Commission :
http://humanrights.gov.ns.ca
902-424-4111 ou 1-877-269-7699
ATS 902-424-3139

Nova Scotia Freedom of Information & Protection of Privacy Review Office :
www.foipop.ns.ca
902-424-4684 ou 1-866-243-1564

Nunavut

Nunavut Legal Services Board “Legal Aid” :
www.justice.gov.nt.ca/LegalServicesBoard
867-873-7450

Pas de service de référence d’avocats

Nunavut Human Rights Tribunal :
www.nhrt.ca
1-866-413-6478

Information & Privacy Commissioner :
www.info-privacy.nu.ca
867-669-0976 ou 1-888-521-7088

Ontario

HIV & AIDS Legal Clinic Ontario (HALCO) :
www.halco.org
416-340-7790 ou 1-888-705-8889

Aide juridique Ontario : 
www.legalaid.on.ca
416-979-1446 ou 1-800-668-8258
ATS 416-598-8867 ou 1-866-641-8867

Assistance-avocats, Barreau du Haut-Canada :
www.lsuc.on.ca/faq.aspx?id=2147486372
416-947-3330 ou 1-800-268-8326
ATS 416-644-4886

Tribunal des droits de la personne de l’Ontario :
www.hrto.ca
416-326-1312 ou 1-866-598-0322
ATS 416 326-2027 ou 1-866-607-1240

Centre d’assistance juridique en matière de droits de la personne : 
www.hrlsc.on.ca
416-597-4900 ou 1-866-625-5179
ATS 416-597-4903 ou 1-866-612-8627

Commissaire à l’information et à la protection de la vie privée Ontario : 
www.ipc.on.ca
416-326-3333 ou 1-800-387-0073

Québec

Coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida (COCQ-SIDA) :
www.cocqsida.com
514-844-2477 poste 0 ou 1-866-535-0481

Aide juridique :
www.csj.qc.ca/SiteComm/W2007Francais/Main_fr_v3.asp
514-873-3562

Service de référence d’avocats, Barreau du Québec :
www.barreau.qc.ca/fr/public/trouver
Montréal : 514-866-2490
Région de Québec : 418-529-0301
Ailleurs au Québec : 1-866-954-3528

Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse :
www.cdpdj.qc.ca
514-873-5146 ou 1-800-361-6477
ATS 514-873-2648

Commission d’accès à l’information du Québec :
www.cai.gouv.qc.ca
1-888-528-7741

Saskatchewan

Legal Aid Saskatchewan :
www.legalaid.sk.ca
1-800-667-3764

Saskatchewan Human Rights Commission :
www.saskatchewanhumanrights.ca
Saskatoon 306-933-5952 ou 1-800-667-9249
Regina 306-787-2530 ou 1-800-667-8577

Information and Privacy Commissioner of Saskatchewan :
www.oipc.sk.ca
306-787-8350 ou 1-877-748-2298

Terre-Neuve-et-Labrador

Newfoundland and Labrador Legal Aid Commission : 
www.legalaid.nl.ca
709-753-7860 ou 1-800-563-9911

Lawyer Referral Service :
www.publiclegalinfo.com
709-722-2643 ou 1-888-660-7788

Newfoundland and Labrador Human Rights Commission :
www.justice.gov.nl.ca/hrc
709-729-2709 ou 1-800-563-5808

Office of the Information and Privacy Commissioner for Newfoundland and Labrador :
www.oipc.nl.ca
709-729-6309 ou 1-877-729-6309

Territoires du Nord-Ouest

Legal Aid Northwest Territories :
www.justice.gov.nt.ca/legalaid
867-873-7450

Lawyer Referral Service :
www.lawsociety.nt.ca/public
867-873-3828

Northwest Territories Human Rights Commission :
www.nwthumanrights.ca
867-669-5575 (Yellowknife) ou 1-888-669-5575

Information & Privacy Commissioner of the Northwest Territories :
www.justice.gov.nt.ca/ATIPP
867-920-6418

Yukon

Yukon Legal Services Society “Legal Aid” :
www.legalaid.yk.ca
867-667-5210 ou 1-800-661-0408 poste 5210

Lawyer Referral Service, Law Society of Yukon :
www.lawsocietyyukon.com/referral.php
867-668-4231
(À l’extérieur de Whitehorse, appelez à frais virés)

Yukon Human Rights Commission :
www.yhrc.yk.ca
867-667-6226 ou 1-800-661-0535

Information & Privacy Commissioner :
www.ombudsman.yk.ca/ipc
867-667-8468 ou 1-800-661-0408 poste 8468

Pour plus d’information sur la prévention, le traitement, les soins et le soutien pour les personnes vivant avec le VIH et vulnérables au VIH

CATIE
La source canadienne de renseignements sur le VIH et l’hépatite C
www.catie.ca
Appelez sans frais 1-800-263-1638 

Ce guide a été rédigé en mars 2009 et mis à jour en mai 2013.

Remerciements et Droits

Le contenu du présent guide a été adapté d’un manuel préparé par la HIV & AIDS Legal Clinic Ontario (HALCO), en partenariat avec l’Alliance pour la santé sexuelle des hommes gais de l’Ontario. La version originale de ce guide, publiée en 2009, n’est plus à jour vu les changements apportés à la loi.

Merci au Bureau du sida du ministère de la Santé et des Soins de longue durée du Gouvernement de l’Ontario, pour le financement du guide initial, de même qu’aux membres du Groupe de travail sur la prévention positive de l’Alliance, pour leurs contributions au guide initial. CATIE remercie la COCQ-SIDA pour avoir révisé la version française du guide.

La présente version nationale du guide a été adaptée, à partir de la version initiale, en partenariat avec CATIE.

La plupart des éléments du guide qui ne concernent pas le droit criminel, par exemple les lois de santé publique et les lois sur la vie privée, sont des champs de compétence provinciaux, et ils varient par conséquent d’une province à l’autre.

L’information présentée dans les sections autres que le droit criminel est de nature générale; ainsi, il est suggéré que vous communiquiez avec votre organisme local de lutte contre le sida, ou d’autres ressources juridiques dans votre province ou territoire, pour des indications plus précises à propos de vos droits et responsabilités .

Des exemplaires de ce document peuvent être commandés auprès du Centre de distribution de CATIE, sur Internet à www.catie.ca ou par téléphone au 1-800-263-1638.

Vous pouvez copier ou reproduire ce guide, mais il est interdit d’en vendre des copies. L’HALCO et CATIE doivent être citées comme sources de l’information, conformément aux énoncés de droits réservés ci-dessous.

Deuxième édition, 2013
© 2013, HIV & AIDS Legal Clinic Ontario (HALCO) et CATIE
(Réseau canadien d’info-traitements sida).
ISBN : Français : 978-1-927760-04-8 (imprimé)
ISBN : Français : 978-1-927760-06-2 (en ligne)

Première édition, 2009
© 2009, HIV & AIDS Legal Clinic Ontario, pages 1-7, 10-25.
© 2009, CATIE (Réseau canadien d’info-traitements sida), pages 8, 9, 26-41.