Les interactions entre plantes médicinales et médicaments
Résumé
Plusieurs personnes vivant avec le VIH/sida (PVVIH) utilisent des plantes médicinales en association avec des médicaments livrés sur ordonnance et des produits pharmaceutiques en vente libre. Bien qu’elles soient considérées comme naturelles, plusieurs de ces plantes peuvent interagir avec les médicaments, provoquant ainsi de graves effets secondaires et/ou une réduction des bienfaits des médicaments. Malheureusement, il existe peu de données scientifiques sur les interactions plantes-médicaments, donc il est important d’être à l’affût d’interactions éventuelles lorsqu’on associe les remèdes à base de plantes aux médicaments. Pour réduire le risque d’interactions nuisibles, on devrait informer tous ses fournisseurs de soins (médecins, infirmières, pharmaciens et praticiens de thérapies complémentaires) de tous les médicaments et plantes médicinales que l’on prend.
Que sont les remèdes à base de plantes médicinales?
Il s’agit de plantes ou de produits dérivés de plantes qui sont utilisés pour prévenir ou traiter les maladies. On emploie également les termes phytothérapie, préparation d’herboristerie et remède phytothérapeutique. Plusieurs plantes ont des propriétés médicinales; de fait, plusieurs médicaments pharmaceutiques ont été dérivés de plantes. D’ordinaire, pour préparer les plantes médicinales, on en broie ou en fait infuser les parties qui ont la réputation de renfermer les propriétés médicinales. Les remèdes qui en découlent prennent plusieurs formes, notamment des comprimés, des capsules, des extraits et des infusions. On peut les manger, les avaler, les inhaler ou les appliquer sur la peau. (Pour en savoir plus, lisez Un guide pratique des plantes médicinales pour les personnes vivant avec le VIH.
Que sont les interactions plantes-médicaments?
Lorsque les plantes médicinales et les médicaments (sur ordonnance ou en vente libre) sont utilisés ensemble, ils peuvent interagir à l’intérieur du corps et entraîner des changements dans l’action des plantes et/ou des médicaments. On appelle ce genre de changement une interaction plante-médicament. Ces interactions peuvent être utiles ou nuisibles; tout dépend de la nature de l’interaction.
Pourquoi est-il important de se renseigner sur les interactions plantes-médicaments?
Ces interactions peuvent avoir un impact sur votre état de santé et l’efficacité de vos traitements. Par exemple, certaines plantes médicinales pourraient :
- Accroître le nombre d’effets secondaires et provoquer de la toxicité;
- Affaiblir l’effet thérapeutique des médicaments et provoquer l’échec du traitement. (Dans le cas de la multithérapie antirétrovirale, une telle interaction peut aussi donner lieu à des résistances médicamenteuses et, de ce fait, limiter le nombre d’options thérapeutiques futures);
- Modifier l’action des médicaments de sorte à entraîner des complications inattendues;
- Augmenter l’effet thérapeutique des médicaments de sorte à causer une surmédication.
Pour leur part, les médicaments, qu’ils soient livrés sur ordonnance ou offerts en vente libre, peuvent modifier la façon dont votre corps réagit aux plantes médicinales.
Quels sont les mécanismes des interactions plantes-médicaments?
1. Interactions pharmacocinétiques
Les interactions pharmacocinétiques provoquent des changements dans la façon dont les plantes et les médicaments circulent dans le corps. Elles peuvent modifier les taux de médicament(s) dans le corps. Si l’interaction fait augmenter le taux d’un médicament, des effets secondaires et/ou de la toxicité peuvent se produire. Si l’interaction fait baisser le taux du médicament, il risque d’agir moins efficacement, ce qui peut donner lieu à l’échec du traitement et/ou à l’émergence de résistances médicamenteuses. Ce genre d’interaction peut avoir lieu dans plusieurs endroits dans le corps.
L’estomac (tractus gastro-intestinal) – Lorsque les plantes et les médicaments se prennent par voie orale, ils passent habituellement dans le sang à partir de l’estomac et les intestins. Les plantes peuvent influer sur l’absorption des médicaments de sorte que les concentrations sanguines de ces derniers changent. Par exemple, certaines plantes peuvent modifier l’environnement physique de l’estomac, notamment le taux de pH. D’autres sont susceptibles de se lier aux médicaments de sorte que ces derniers demeurent dans l’estomac au lieu d’entrer dans le courant sanguin. Certaines plantes, telles que les laxatifs, peuvent accélérer le processus digestif. Lorsque cela arrive, les médicaments sont présents dans l’estomac moins longtemps et sont donc absorbés en moins grande quantité.
Le foie – Une fois dans le sang, plusieurs médicaments doivent être métabolisés (altérés chimiquement) par le foie soit pour devenir actifs en tant que traitement soit pour être évacués du sang. Ainsi, le foie joue un rôle important dans la régulation des taux sanguins des médicaments et influe beaucoup sur l’efficacité de ces derniers. Les plantes médicinales (et les médicaments) peuvent modifier la façon dont les médicaments sont métabolisés par le foie. Lorsque les plantes stimulent ou inhibent l’action des enzymes hépatiques (du foie), elles peuvent modifier les taux de médicaments actifs dans le sang. Il s’agit du mécanisme d’interaction le plus important entre les plantes médicinales et les médicaments antirétroviraux.
Les reins – Certains médicaments sont éliminés du sang par l’entremise des reins. Les plantes qui perturbent le fonctionnement des reins peuvent influer sur les taux de médicaments dans le sang. Si la plante réduit la fonction rénale, le taux de médicament risque de s’accroître. Si la plante stimule la fonction rénale, le taux de médicament peut diminuer.
2. Interactions pharmacodynamiques
Le terme interaction pharmacodynamique se rapporte à la façon dont les plantes et les médicaments influent les uns sur les autres dans le corps. Lorsqu’ils sont pris en même temps, les plantes et les médicaments peuvent agir conjointement (effet synergique) ou en opposition (effet antagoniste). Par exemple, si chaque produit provoque indépendamment les mêmes effets toxiques, l’utilisation conjointe des deux produits accroîtra l’intensité des effets secondaires. Plusieurs interactions plantes-médicaments se trouvent dans cette catégorie. Les interactions pharmacodynamiques sont difficiles à prévoir et à prévenir.
Que savons-nous sur les interactions plantes-médicaments?
Malheureusement, on en sait très peu sur les interactions entre les plantes médicinales et les médicaments. Les raisons de ce manque de connaissance sont multiples. En voici un aperçu :
- Les recherches sur les plantes médicinales en sont à un stade beaucoup moins avancé que les recherches sur les produits pharmaceutiques. Les produits d’herboristerie ne sont pas évalués autant que les produits pharmaceutiques, et on en contrôle moins l’innocuité et la possibilité d’interactions. De plus, il est rare que les études sur les produits pharmaceutiques envisagent la possibilité d’interactions avec les plantes;
- Traditionnellement, la pureté et la puissance d’action des plantes médicinales ne sont soumises à aucune réglementation. Les ingrédients que renferment les produits d’herboristerie peuvent varier grandement d’un fabricant à l’autre et même d’un lot à l’autre chez un même fabricant. Voilà pourquoi la Direction générale des produits de santé naturels de Santé Canada travaille actuellement à la mise en oeuvre d’un cadre réglementaire pour régir la mise en marché des produits de santé naturels;
- La plupart des professionnels de la santé n’ont pas d’expérience clinique en ce qui a trait à l’utilisation conjointe de plantes et de médicaments.
Vu le faible nombre de recherches, les informations sur les interactions plantes-médicaments sont habituellement rassemblées à partir de plusieurs sources différentes, notamment les suivantes :
- Renseignements anecdotiques (témoignages), expérience clinique et rapports sur des interactions possibles dans la littérature médicale;
- Les connaissances sur la façon dont une plante et un médicament spécifiques agissent ensemble laissent croire à la probabilité d’une interaction;
- Études in vitro (éprouvettes) — notamment celles sur l’action métabolique des cellules du foie;
- Études d’observation sur l’utilisation de plantes médicinales par les PVVIH;
- Études pharmacocinétiques qui mesurent directement les fluctuations dans les concentrations sanguines des médicaments.
Quelles sont les interactions plantes-médicaments importantes du point de vue des PVVIH?
Il n’est pas possible d’énumérer toutes les interactions qui pourraient avoir un impact sur la santé des PVVIH. Il faut prendre plusieurs points en considération avant de prendre des décisions concernant l’utilisation conjointe de plantes et de médicaments. C’est une bonne idée de discuter de ses options avec l’ensemble de ses fournisseurs de soins. Voici une liste de quelques interactions importantes dont vous devriez être au courant :
1. Interactions générales
Les PVVIH doivent faire preuve de prudence lorsqu’elles mélangent plantes médicinales et médicaments dans les situations suivantes :
- La plante peut perturber la digestion ou la fonction rénale ou hépatique;
- On signale que la plante et le médicament provoquent des effets secondaires semblables;
- La plante et le médicament sont utilisés pour traiter la même affection;
- La maladie ou des réactions indésirables aux médicaments auront provoqué une déficience ou des lésions à l’estomac, au foie ou aux reins.
2. Multithérapie antirétrovirale fortement active
Les combinaisons suivantes sont à éviter :
- Le millepertuis (Hypericum perforatum) et n’importe quel inhibiteur de la protéase ou inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse (INNTI);
- De grandes quantités d’ail frais ou transformé avec n’importe quel inhibiteur de la protéase (quelques gousses d’ail cuit dans un repas ne devraient pas causer de problème);
Les combinaisons suivantes pourraient altérer les concentrations sanguines des antirétroviraux :
- Le chardon-Marie avec n’importe quel inhibiteur de la protéase ou inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse (INNTI).
3. Autres médicaments
En plus des antirétroviraux, de nombreuses PVVIH ont recours à différentes catégories de médicaments. Celles-ci peuvent comprendre les antibiotiques et les médicaments contre l’hypertension, la dépression, les maladies du coeur et le diabète, pour n’en nommer que quelques-uns. Les combinaisons plantes-médicaments suivantes pourraient provoquer d’importantes interactions. Cette liste n’est pas exhaustive.
- Le Ginko biloba et les anticoagulants;
- Le millepertuis (Hypericum perforatum) et les antidépresseurs, les anticoagulants et les médicaments administrés aux greffés;
- Le kava (Piper methysticum) avec l’alcool ou en présence de lésions hépatiques;
- La griffe de diable (Harpagophytum procumbens), le ginseng (Panax ginseng) ou le dong Quai (Angelica sinensis) avec la warfarine;
- L’aubépine (CrataegusSpecies) avec les médicaments contre l’hypertension, la digoxine ou les antidépresseurs.
Comment peut-on éviter les interactions plantes-médicaments?
[Les dix conseils suivants pour éviter les interactions plantes-médicaments ont été tirés de Living +, une revue publiée par la British Columbia Persons with AIDS Society.]
Savoir, c’est pouvoir – La connaissance est votre meilleure protection contre les interactions plantes-médicaments. Assurez-vous de savoir ce que vous prenez et pourquoi. Vos praticiens de thérapies complémentaires et vos médecins devraient vous fournir les noms de tous les médicaments et plantes que vous prenez, ainsi qu’une explication de leurs bienfaits escomptés et des effets secondaires éventuels. Évitez tous les produits qui contiendraient une « formule secrète ». Si le produit est efficace, il devrait y avoir des preuves à l’appui. Malheureusement, le manque de connaissances sur les interactions entre plantes médicinales et produits pharmaceutiques et les grandes différences entre les gens qui les prennent font qu’il est difficile de reconnaître les interactions plantes-médicaments indésirables. Il est crucial que vous soyez proactif et que vous travailliez en collaboration étroite avec votre médecin, votre pharmacien et vos praticiens de thérapies complémentaires afin qu’ils soient au courant de toutes les substances que vous prenez. C’est ainsi que vous pourrez être certain de recevoir toutes les informations dont vous aurez besoin pour prendre des décisions éclairées concernant vos traitements.
Votre pharmacien est votre ami – Assurez-vous de mettre tous vos soignants au courant de ce que prenez. L’organisme Project Inform vous propose de mettre tous vos remèdes – médicaments sur ordonnance ou en vente libre, produits d’herboristerie et vitamines – dans un sac pour que vos divers fournisseurs de soins puissent effectuer un examen personnalisé. Il peut être utile de faire une liste de tous les suppléments et plantes médicinales que vous prenez et de la donner à vos fournisseurs de soins pour qu’ils puissent la mettre dans votre dossier. Les revues médicales et pharmaceutiques publient régulièrement de nouvelles données sur les bienfaits, les effets indésirables et les interactions médicamenteuses impliquant les remèdes à base de plantes médicinales – il se peut que votre pharmacien ou médecin puisse vous mettre au courant des dernières nouvelles (ou que vous puissiez les mettre au courant). Quoi qu’il en soit, vous en profiterez tous.
Gare à l’arnaque – Achetez vos produits d’herboristerie auprès d’un fabricant digne de confiance ou dans un magasin qui est ouvert depuis longtemps. Demandez à votre fournisseur de soins complémentaires de recommander une bonne source de produits d’herboristerie de qualité. Les produits vendus par les fabricants de moins bonne réputation risquent d’être mal étiquetés, d’avoir un contenu variable (ou incorrect) ou de qualité douteuse ou d’être contaminés par d’autres ingrédients. Il est impossible de prévoir ou d’évaluer une interaction si l’on ignore ce que renferme le produit.
Une chose à la fois – Commencez par prendre un produit à la fois et évitez de dépasser le dosage recommandé. Évitez les produits combinés qui contiennent une longue liste d’ingrédients. Évitez de commencer à prendre un nouveau produit d’herboristerie et une nouvelle combinaison antirétrovirale au même moment; il vaut mieux attendre que votre réaction aux nouveaux médicaments anti-VIH se stabilise. Certaines personnes souhaitent prendre des plantes médicinales pour alléger les effets secondaires à court terme d’une nouvelle combinaison anti-VIH, comme le gingembre pour la nausée ou la tisane aux framboises pour la diarrhée, entre autres.
Attention aux enfants! – Les produits d’herboristerie doivent être administrés aux enfants sous la surveillance d’un praticien compétent. Les enfants sont plus susceptibles aux effets indésirables attribuables aux modifications métaboliques. Évitez les remèdes à base de plantes si vous êtes enceinte ou si une grossesse est envisagée. Certaines plantes, dont le chrysanthème-matricaire et l’hydraste du Canada, peuvent provoquer un accouchement prématuré. D’autres, notamment l’aubépine et le kava, peuvent réduire le tonus de l’utérus.
Inscrivez tout – Inscrivez votre réaction à chacun des remèdes que vous essayez dans un journal, et arrêtez de prendre les remèdes s’ils ne procurent pas les bienfaits escomptés après quelques semaines. Très peu d’études à long terme ont été menées sur les remèdes à base de plantes médicinales. Il est possible de réduire le risque d’interactions en minimisant le nombre de plantes utilisées.
Le moment propice – Puisque nous disposons de peu de données sur les interactions plantes-médicaments attribuables aux perturbations de l’absorption, essayez de prendre vos antirétroviraux et vos suppléments et plantes médicinales à au moins une heure d’intervalle. Cela est particulièrement important quand il s’agit de médicaments comportant des restrictions alimentaires comme la didanosine (ddI) et l’indinavir (Crixivan) ou de médicaments susceptibles de réagir aux changements dans le taux de pH de l’estomac, tels que l’itraconazole et le kétoconazole.
Respectez la nature – Le seul fait d’être naturel ne signifie pas qu’un produit soit inoffensif. Plusieurs personnes estiment que les produits « naturels » ne provoquent pas d’effets indésirables et que les recommandations quant aux dosages n’ont pas d’importance. Au contraire, les plantes peuvent provoquer une grande variété d’effets toxiques. Évitez les plantes qui ont des effets toxiques connus telles que la menthe pouliot, la consoude officinale, la germandrée et le séneçon. Les personnes vivant avec le VIH devraient éviter toute utilisation prolongée de l’échinacée parce que celle-ci peut accroître le taux de réplication du VIH.
Mieux vaut prévenir – Si vous songez à utilisez des remèdes à base de plantes médicinales, soyez particulièrement prudent si vous prenez déjà des médicaments contre une des affections chroniques suivantes (entre autres) : hypertension; taux élevé de cholestérol ou de triglycérides; diabète; insuffisance ou arythmie cardiaque; troubles convulsifs; maladie de Parkinson; polyarthrite rhumatoïde ou goutte. Les chimiothérapies anticancéreuses doivent également inciter à la prudence. Soyez très prudent si vous utilisez un anticoagulant comme la warfarine (Coumadin). Certaines plantes médicinales peuvent accroître la toxicité des médicaments utilisés contre les affections mentionnons ci-dessus alors que d’autres risquent d’en compromettre l’efficacité. Voici quelques exemples : le Shankapushpi, un produit utilisé en médecine ayurvédique, peut réduire l’efficacité de la phénytoïne contre les convulsions; l’absinthe peut réduire le seuil convulsif; l’herbe de Saint-Christophe peut contrer les effets de certains médicaments hypotenseurs; la scrofulaire noueuse peut accroître le risque d’effets secondaires dus à la digoxine; le trèfle violet, la camomille et beaucoup d’autres peuvent perturber l’action des anticoagulants.
Faites preuve de bon sens – Si quelque chose vous paraît trop bon pour être vrai, méfiez-vous-en. Les produits les plus chers ne sont pas nécessairement les meilleurs. Aucun médicament ou produit d’herboristerie « n’a aucun effet secondaire connu ». Même l’eau est toxique si vous en buvez assez. Suivez le mode d’emploi – si vous faites bouillir les plantes dans l’eau (pour faire une décoction ou une infusion), suivez les instructions sur les dosages et la préparation à la lettre.
Où puis-je obtenir plus d’information?
CATIE -- http://www.catie.ca ou 1-800-263-1639
CATIE offre une richesse de ressources sur les thérapies complémentaires, y compris la revue Vision positive, des Guides pratiques sur la nutrition, les thérapies complémentaires et les plantes médicinales, des Feuillets d’information sur des plantes et des suppléments spécifiques et des liens vers d’autres articles et sites Web vérifiés. Nouvelles-CATIE et TraitementSida rendent compte des plus récentes recherches sur les thérapies complémentaires.
CAM PubMed -- http://www.nlm.nih.gov/nccam/camonpubmed.html
Ce site permet aux visiteurs de dépouiller gratuitement la littérature médicale à la recherche d’informations sur les thérapies complémentaires.
Direction générale des produits de santé naturels, Santé Canada --
http://www.hc-sc.gc.ca/hpfb-dgpsa/nhpd-dpsn/ ou 1-888-774-5555
Renseignements sur le cadre réglementaire fédéral sur les produits de santé naturels.
Remerciements
CATIE tient à remercier le Dr Taasleem, ND, et Sabrina Lim-Morrison d’avoir collaboré à la rédaction de ce feuillet d’information. Leur temps et leurs connaissances nous ont été d’une aide précieuse et nous leur en sommes très reconnaissants. Nous tenons également à remercier Glenda MacDonald et la British Columbia Persons with AIDS Society d’avoir autorisé l’utilisation de leurs ressources.
CATIE est reconnaissant du soutien fourni par le Programme de recherche sur les produits de santé naturels de la Direction des produits de santé naturels, Santé Canada.
Références
Eisenberg DM, Kaptchuk TJ. The Risk-benefit profile of commonly used herbal therapies: ginko, St. John’s Wort, Ginseng, Eichinacea, Saw Palmeto and Kava. Annals of Internal Medicine 2002;136:42-53.
Elion RA, Cohen C. Complementary Medicine and HIV Infection. Primary Care 1997; 24(4): 905-19.
Ernst E, Pittler MH. Herbal Medicine. Medical Clinics of North America 2002; 86(1): 149-61.
Fugh-Berman A. Herb-drug interactions. Lancet 2000; 355: 134-38.
Horowitz S. 2000. Combining Supplements and Prescription Drugs: what your patients need to know. Alternative and Complementary Therapies. 2000; Aug: 177-183.
Langerwitz W, Ruttimann S, Laifer G, Maurer P, Kiss A. The integration of alternative treatment modalities in HIV infection - patient’s perspective. Journal of Psychosomatic Research 1994; 38:687-93.
Meneilly [MacDonald] G. Top ten tips for avoiding drug-herb interactions. Living + 2000:6 [http://www.bcpwa.org/issue6/tentips.htm accessed 2004 January].
Piscitelli SC. Indinavir concentrations and St John’s Wort. Lancet 2000;355(9203):547-8.
Auteur(s) : Rogers T
Traduction : Boutilier A
Publié : 2004


J'aime CATIE sur Facebook
Suivez CATIE sur Twitter 