Le nelfinavir (Viracept)

Sommaire

Le nelfinavir est un type de médicament anti-VIH appelé inhibiteur de la protéase (IP). L’effet secondaire le plus fréquent du nelfinavir est la diarrhée. Ce médicament se prend habituellement à raison de 1250 mg deux fois par jour avec des aliments.

Qu’est-ce que le nelfinavir?

Le nelfinavir, vendu sous le nom de marque Viracept, est un type de médicament anti-VIH (antirétroviral) appelé inhibiteur de la protéase ou IP.  Le nelfinavir est utilisé en association avec d’autres médicaments anti-VIH pour traiter (mais non pour guérir) le VIH/sida.

Comment le nelfinavir agit-il?

Avant d’expliquer le mode d’action du nelfinavir, il faut d’abord offrir un peu d’information au sujet du VIH. Lorsque le VIH infecte une cellule, il prend le contrôle de cette dernière. Le VIH oblige ensuite la cellule à fabriquer de nombreuses copies du virus. Pour fabriquer ces copies, la cellule utilise des protéines appelées enzymes. Lorsque l’activité de ces enzymes est réduite, la réplication du VIH ralentit.

Le nelfinavir appartient à une classe de médicaments appelés inhibiteurs de la protéase. Le nelfinavir inhibe l’action d’une enzyme appelée protéase dont les cellules infectées par le VIH se servent pour fabriquer de nouveaux virus. Puisque le nelfinavir inhibe ou réduit l’activité de cette enzyme, ce médicament incite les cellules infectées à produire moins de virus.

Comment les personnes vivant avec le VIH utilisent-elles le nelfinavir?

Les lignes directrices rédigées par le United States Department of Health and Human Services indiquent que le nelfinavir n’est pas un traitement de choix pour combattre l’infection au VIH. Les essais cliniques ont permis de constater que d’autres inhibiteurs de la protéase, notamment la combinaison lopinavir/ritonavir (dans Kaletra) sont plus efficaces que le nelfinavir. Ainsi, le nelfinavir n’est plus fréquemment utilisé au Canada ou dans les autres pays à revenu élevé.

Le nelfinavir est utilisé en association avec plusieurs autres médicaments anti-VIH, souvent les inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse (INTI), et parfois avec des médicaments appartenant à d’autres classes, y compris les inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (INNTI). Les associations de ce genre s’appellent une thérapie antirétrovirale ou TAR. Pour en savoir plus sur la thérapie antirétrovirale, consultez la publication de CATIE intitulée Votre guide sur le traitement du VIH.

Pour beaucoup de personnes vivant avec le VIH, le recours à une thérapie antirétrovirale a provoqué une augmentation de leur compte de cellules CD4+ et une réduction de la quantité de VIH dans leur sang (charge virale). Ces effets bénéfiques contribuent à réduire le risque de contracter une infection potentiellement mortelle. Ni le nelfinavir ni aucun autre médicament anti-VIH ne permet de guérir le VIH. Il est donc important de faire ce qui suit :

  • consulter régulièrement son médecin pour assurer le suivi de son état de santé;
  • continuer de pratiquer le sécurisexe et de prendre d’autres précautions pour éviter de passer le VIH à d’autres personnes.

Effets secondaires

1. Général
Les effets secondaires courants qui ont été signalés par certains utilisateurs du nelfinavir comprennent douleurs abdominales, pets, nausées, éruptions cutanées et fatigue inattendue. Il importe d’avertir son médecin, son infirmière ou son pharmacien de tout effet secondaire qui surviendrait lors d’un traitement comportant du nelfinavir ou tout autre médicament.

2. Diarrhée
De façon générale, le nelfinavir est bien toléré. Son effet secondaire le plus courant est la diarrhée. Ce problème peut se régler après quelques semaines d’utilisation du médicament, mais risque aussi de durer plus longtemps. Discutez des solutions éventuelles à ce problème avec votre médecin ou infirmière. Parfois, la diarrhée associée au nelfinavir peut être soulagée à l’aide de suppléments alimentaires d’usage courant, y compris :

  • calcium (au moins 500 mg deux fois par jour);
  • psyllium (Metamucil) ou le son d’avoine ;
  • L-glutamine.

Si ces produits s’avèrent inefficaces, votre médecin peut prescrire des médicaments, dont :

  • lopéramide (Imodium);
  • diphénoxylate (Lomotil).

Les recherches ont montré que le nelfinavir n’accroît pas la sensibilité au lait et aux produits laitiers. Pour d’autres conseils sur la prise en charge de la diarrhée, consultez Un guide pratique des effets secondaires des médicaments anti-VIH.

3. Saignements
Les femmes risquent d’avoir des saignements menstruels plus abondants lorsqu’elles utilisent un inhibiteur de la protéase. Les hémophiles qui prennent des inhibiteurs de la protéase pourraient également connaître des saignements plus fréquents. Si vous êtes hémophile et éprouvez ce genre de problème pendant que vous prenez du nelfinavir, prévenez-en votre médecin sans tarder.

4. Problèmes de sucre sanguin
Chez certaines personnes vivant avec le VIH qui utilisent des inhibiteurs de la protéase, le taux de sucre sanguin (glucose) s’élève au-dessus de la normale. La présence d’un excès de sucre dans le sang pendant une longue période peut entraîner le diabète, mais le risque de cette complication est faible pour la moyenne des gens. Des analyses sanguines régulières permettront à votre médecin de surveiller votre glycémie et de repérer tout changement susceptible de dénoter un problème de sucre sanguin.

5. Syndrome de lipodystrophie
Le terme syndrome de lipodystrophie du VIH désigne un éventail de symptômes qui risquent de se manifester au fil du temps chez les personnes suivant une thérapie antirétrovirale. Voici quelques caractéristiques du syndrome :

  • perte de graisse sous la peau (graisse sous-cutanée) du visage, des bras et des jambes;
  • veines saillantes dans les bras et/ou les jambes en raison de la perte de graisse sous-cutanée;
  • dépôts de graisse à l’arrière du cou (« bosse de bison ») ou à la base du cou (« col de cheval »);
  • augmentation du tour de taille ou de la bedaine;
  • petits dépôts de graisse sur l'abdomen;
  • augmentation du volume des seins (femmes).

En plus de ces changements physiques, la lipodystrophie peut s'accompagner de changements métaboliques qui se révèlent dans les résultats d'une analyse sanguine. Parmi ces dernières, mentionnons :

  • augmentation du taux de triglycérides (lipides);
  • augmentation du taux de cholestérol LDL (le « mauvais »);
  • augmentation du taux de sucre sanguin (glucose);
  • augmentation du taux de l'hormone insuline;
  • sensibilité réduite à l'insuline (insulinorésistance);
  • baisse du taux de cholestérol HDL (le « bon »).

La cause précise de la lipodystrophie n'est pas connue et le syndrome s'explique difficilement parce que ses manifestations varient beaucoup d'une personne à l'autre. Par exemple, certaines personnes perdent de la graisse, d'autres en prennent et d'autres encore connaissent des pertes et des gains de graisse. Ce qui ressort de plus en plus clairement est que les changements nuisibles qui se produisent au fil des ans dans les taux de glucose, de cholestérol et de triglycérides font augmenter le risque de diabète et de maladie cardiovasculaire. Toutefois, jusqu'à présent, les nombreux bienfaits de la thérapie antirétrovirale l'emportent sur le risque accru de maladie cardiovasculaire ou d'autres effets secondaires.

Le maintien d'un poids santé, de bonnes habitudes alimentaires, l'arrêt du tabagisme et un programme d'exercices réguliers sont tous importants pour réduire le risque de diabète, de maladies du cœur et d'autres complications. Les consultations de suivi et les analyses sanguines régulières constituent également un élément crucial d'un bon suivi. Si cela s'avère nécessaire, votre médecin sera en mesure de prescrire un traitement visant à abaisser les taux de lipides.

Les chercheurs poursuivent leur étude du syndrome de lipodystrophie afin d'aider les personnes vivant avec le VIH à éviter ou à atténuer ce problème. Pour en savoir plus sur la prise en charge des divers aspects du syndrome de lipodystrophie, consultez Un guide pratique des effets secondaires des médicaments anti-VIH.

Interactions médicamenteuses

Consultez toujours votre médecin et pharmacien au sujet de la prise de tout autre médicament, qu’il soit livré sur ordonnance ou en vente libre, y compris les plantes médicinales, les suppléments et les drogues récréatives.

Certains médicaments peuvent interagir avec le nelfinavir. Cette interaction peut faire en sorte que le taux de nelfinavir augmente ou diminue dans votre corps. L’augmentation du taux de nelfinavir peut provoquer de nouveaux effets secondaires ou aggraver des effets secondaires existants. Par contre, si le taux de nelfinavir diminue excessivement, le VIH peut acquérir une résistance et vos options de traitement futures risquent de s’en trouver limitées.

Il peut également s’avérer nécessaire d’éviter les médicaments qui, même s’ils n’ont pas d’effet sur le taux de nelfinavir, provoquent des effets secondaires semblables.

Si vous devez prendre un médicament qui est susceptible d’interagir avec vos médicaments existants, votre médecin peut faire ce qui suit :

  • ajuster les dosages de vos médicaments anti-VIH ou de vos autres médicaments;
  • prescrire d’autres médicaments anti-VIH pour vous.

Interactions médicamenteuses avec le nelfinavir

Les médicaments suivants interagissent ou ont le potentiel d’interagir avec le nelfinavir. Ces listes ne sont pas exhaustives.

Le fabricant recommande que les médicaments suivants soient évités par les personnes utilisant le nelfinavir à cause du risque d’interactions graves (ou potentiellement mortelles).

  • antibiotiques / médicaments antituberculeux – rifampine (Rifadin, Rifater);
  • antipsychotiques – pimozide (Orap);
  • agents facilitant la motilité gastro-intestinale – cisapride (Prepulsid);
  • médicaments contre les maladies cardiaques – amiodarone (Cordarone), quinidine (Biquin, Cardioquin);
  • plantes médicinales – chardon Marie, millepertuis;
  • médicaments contre l’hypertension (inhibiteurs calciques) – amlodipine, nifédipine, vérapamil;
  • médicaments hypolipidémiants – lovastatine (Mevacor), simvastatine (Zocor), fluvastatine (Lescol). Le fabricant recommande l’utilisation d’agents hypolipidémiants comme la pravastatine (Pravachol);
  • médicaments contre la migraine (dérivés de l’ergotamine) – dihydroergotamine (Migranal), ergotamine (Ergomar), Ergonovine;
  • sédatifs – midazolam (Versed), triazolam (Halcion).

Les médicaments suivants sont susceptibles de faire augmenter le taux de nelfinavir dans votre corps :

  • médicaments anti-VIH – delavirdine (Rescriptor), indinavir (Crixivan), ritonavir (Norvir).

Les médicaments suivants sont susceptibles de faire diminuer le taux de nelfinavir dans le sang :

  • antibiotiques – rifabutine (Mycobutin);
  • médicaments anticonvulsivants – carbamazépine (Tegretol).

Le nelfinavir risque de faire augmenter le taux des médicaments suivants :

  • médicaments anti-VIH – indinavir (Crixivan), saquinavir (Invirase);
  • antibiotiques – rifabutine (Mycobutin), azithromycine (Zithromax);
  • agents contre la dysfonction érectile – sildénafil (Viagra), tadalafil (Cialis), vardénafil (Levitra). Le fait de prendre le nelfinavir en association avec un de ces médicaments peut donner lieu à des effets secondaires dangereux voire à la mort. Si vous souffrez de dysfonction érectile, parlez avec votre médecin afin de déterminer de quelle façon vous pourriez utiliser ces médicaments sans danger;
  • agents hypolipidémiants – atorvastatine (Lipitor), simvastatine (Zocor), fluvastatine (Lescol). Le fabricant recommande que l’on envisage d’utiliser d’autres agents hyoplipidémiants comme ou la pravastatine (Pravachol);
  • agents administrés aux greffés d’organe – cyclosporine (Neoral), sirolimus (Rapamune), tacrolimus (Prograf).

Le nelfinavir risque de faire diminuer le taux des médicaments suivants :

  • médicaments anti-VIH – delavirdine (Rescriptor);
  • médicaments anticonvulsivants – phénytoïne (Dilantin);
  • hormones – oestrogène dans les contraceptifs;
  • stupéfiants – méthadone.

Grossesse

Si vous êtes enceinte ou souhaitez le devenir, parlez-en avec votre médecin ou infirmière. Si vous êtes enceinte mais ne suivez pas actuellement une thérapie antirétrovirale, vous devriez envisager de prendre des médicaments pour réduire le risque de transmettre le VIH à votre bébé; parlez-en avec votre médecin. L’utilisation du nelfinavir durant la grossesse n’a pas donné lieu à une augmentation importante du taux de malformations congénitales. Le taux de nelfinavir est susceptible de baisser pendant la grossesse. Parlez avec votre spécialiste du VIH afin de pouvoir composer avec cette éventualité.

Résistance et résistance croisée

Au fur et à mesure que de nouvelles copies de VIH sont fabriquées dans le corps, le virus modifie sa structure. On appelle ces modifications des mutations; les mutations peuvent permettre au VIH de résister aux effets des médicaments anti-VIH, ce qui veut dire qu’ils cesseront d’agir pour vous. Le fait d’associer le nelfinavir à au moins deux autres médicaments anti-VIH permet de retarder le développement de la résistance.

Pour réduire le risque de résistance médicamenteuse, vous devez prendre tous vos médicaments anti-VIH tous les jours en suivant les posologies à la lettre. Si vous manquez ou retardez des prises, ou si vous ne respectez pas les prescriptions de votre médecin, le taux de nelfinavir risque de tomber trop bas. Si cela se produit, des virus résistants risquent d’apparaître. Si vous avez de la difficulté à prendre vos médicaments de façon régulière et en suivant les instructions, parlez-en à votre médecin ou infirmière. Ils peuvent vous aider.

Lorsque le VIH devient résistant à un médicament d’une classe, il risque parfois de devenir résistant à tous les autres médicaments de cette classe. Il s’agit de la résistance croisée. N’hésitez pas à parler de vos options de traitement actuelles et futures avec votre médecin. Pour vous aider à déterminer quelles thérapies vous pourrez utiliser à l’avenir, votre médecin peut faire analyser un petit échantillon de votre sang dans le cadre de tests de résistance. Si le VIH finit par acquérir une résistance au nelfinavir, votre médecin pourra utiliser les tests de résistance pour vous aider à construire une autre combinaison de médicaments.

Surveillance des taux de médicaments (pharmacovigilance thérapeutique)

Les médecins dans certains parties du Canada ont accès aux techniques de surveillance des taux de médicaments. Il s’agit d’un processus qui permet de mesurer la quantité de nelfinavir dans un échantillon de sang. On peut répéter le processus à plusieurs reprises. Si votre taux de nelfinavir est trop élevé, il se peut que votre médecin en réduise la dose. Cette technique est un outil pratique qui permet d’assurer que les taux sanguins de nelfinavir et des autres inhibiteurs de la protéase sont appropriés, notamment dans les situations suivantes :

  • Vous êtes enceinte;
  • Vous êtes co-infecté par l’hépatite B ou C;
  • Vous prenez une combinaison de médicaments complexe. 

N’hésitez pas à parler avec votre médecin de cette option et des coûts éventuels pour vous.

Posologie et formulations

Le nelfinavir est offert sous forme de comprimés de 250 mg et de  625 mg. La posologie standard pour les adultes est de 1250 mg (pris sous forme de 2 comprimés de 625 mg), deux fois par jour ou 750 mg (pris sous la forme de trois comprimés de 250 mg trois fois par jour). Les formulations peuvent changer et les posologies doivent parfois être personnalisées. Tous les médicaments doivent toujours être pris conformément aux prescriptions de votre médecin.

Accessibilité

Le nelfinavir est homologué au Canada pour le traitement de l’infection au VIH chez les adultes, en association avec d’autres médicaments anti-VIH. Votre médecin peut vous renseigner davantage sur l’accessibilité et le remboursement du nelfinavir dans votre région. CATIE a créé un module électronique intitulé Accès aux médicaments anti-VIH : Programme fédéraux, provinciaux et territoriaux d’accès aux médicaments qui contient de l’information sur le remboursement des médicaments au Canada.

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Auteur(s) : Hosein SR, Ziegler B

Traduction : Boutilier A

Publié : 2014