Ce que vous devez savoir sur le virus du papillome humain (VPH)

Le virus du papillome humain (VPH) est une infection transmissible sexuellement qui se transmet le plus facilement lors des contacts sexuels. La plupart des infections au VPH se résorbent sans traitement, mais certaines souches du virus peuvent causer des verrues génitales ou anales ou évoluer en cancer. Il n’existe aucun médicament qui guérit le VPH, mais on peut se faire vacciner contre certaines souches du virus. L’usage régulier de condoms peut réduire, mais non éliminer le risque de contracter ou de transmettre le VPH lors des relations sexuelles.

À propos de nos mots – CATIE s’engage à utiliser un langage qui est pertinent pour tout le monde. Les gens emploient des termes différents pour décrire leur corps. Ce texte utilise des termes médicaux comme pénis et vagin pour décrire les organes génitaux. D’autres personnes préfèrent d’autres termes, tels que parties intimes, queue ou trou frontal. CATIE reconnaît et accepte que les gens utilisent les mots avec lesquels ils sont le plus à l’aise.

Qu’est-ce que le virus du papillome humain (VPH)?

Le VPH est une infection transmissible sexuellement (ITS). Il existe de nombreuses souches du VPH qui peuvent infecter différentes parties du corps. Une personne ayant le VPH peut le transmettre à une autre personne lors d’une relation sexuelle.

La plupart des souches du VPH ne causent aucun problème de santé, et la majorité des infections se résorbent sans traitement. Toutefois, l’infection par certaines souches du VPH peut causer des verrues génitales ou anales, et d’autres encore peuvent évoluer en cancer du col utérin, de l’anus, du pénis ou de la gorge.

De nombreuses personnes atteintes du VPH n’éprouvent aucun symptôme et ne savent même pas qu’elles ont une infection. Les verrues génitales ou anales sont un symptôme d’une infection au VPH causée par des souches particulières du virus. Les verrues sont des bosses indolores qui apparaissent sur les organes génitaux, l’anus ou les fesses. La taille et la forme des verrues peuvent varier. Les symptômes peuvent mettre beaucoup de temps (des mois ou des années) à se développer et à être remarqués.

Est-ce que je peux contracter le VPH?

Toute personne sexuellement active peut contracter le VPH, y compris les victimes de violence sexuelle.

Le VPH se transmet le plus facilement lors des relations sexuelles sans condom; cela inclut les relations vaginales et anales.

Le VPH peut également se transmettre des façons suivantes :

  • par le sexe oral
  • par les contacts bucco-anaux (anulingus ou rimming)
  • lorsqu’on partage des jouets sexuels, que l’on masturbe une autre personne ou qu’on lui passe un doigt si des liquides infectés sont présents sur le jouet ou la main
  • par les contacts de peau à peau entre les organes génitaux de deux personnes (même si aucun liquide corporel n’est présent)

Le VPH et le VIH

Pour les personnes atteintes du VIH, le risque de cancer augmente si elles sont infectées par une souche du VPH qui est susceptible de causer le cancer. Les personnes atteintes du VIH sont également plus sujettes aux verrues génitales et anales si elles sont infectées par une souche du VPH qui cause de telles verrues. Les verrues en question risquent d’être plus difficiles à traiter que chez les personnes n’ayant pas le VIH et pourraient revenir plus fréquemment.

Que puis-je faire pour protéger ma santé?

Prévenir l’infection

Faites-vous vacciner contre le VPH. Au Canada, on recommande que toutes les personnes soient vaccinées avant l’âge de 12 ans pour prévenir l’infection par le VPH. Les jeunes gais (plus de 9 ans), les hommes gais et les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes devraient également se faire vacciner. Le vaccin est inutile contre les souches du VPH dont une personne est déjà atteinte. Parlez à un professionnel de la santé de vos options.

Utilisez un condom pour les relations sexuelles vaginales et anales.

Utilisez un condom ou une digue dentaire pour les relations sexuelles orales.

Se faire tester

Le test Pap analyse les cellules du col utérin ou de l’anus afin de détecter des changements susceptibles d’évoluer en cancer. Un test de dépistage du VPH peut déterminer si le virus est présent dans les cellules prélevées lors du test Pap. Il peut également déterminer si la souche du VPH en question pose un risque élevé de cancer.

Les médecins peuvent effectuer un examen digital de l’anus (le médecin y insère un doigt ganté) ou une anuscopie (le médecin se sert d’un appareil appelé anuscope) pour détecter des bosses ou des changements dans le canal anal qui pourraient être précancéreux.

Se faire traiter

Il n’est pas possible de guérir le VPH avec des médicaments. Un médecin peut traiter les verrues, mais elles peuvent revenir et la personne aura encore le VPH jusqu’à ce que l’infection disparaisse. Tant que la personne a le VPH, elle peut le transmettre à d’autres personnes.

N’importe quel test indiquant la possibilité de cancer ou d’un état précancéreux nécessite un suivi de la part d’un médecin.

Crédits

Ce feuillet d’information a été créé en partenariat avec le Sex Information and Education Council of Canada (SIECCAN).

Ressources

Le VPH, la dysplasie anale et le cancer anal Feuillet d'information de CATIE
Le VPH, la dysplasie cervicale et le cancer du col utérin
Feuillet d'information de CATIE