Le VIH et le cerveau

Sommaire

On sait depuis longtemps que le VIH peut avoir des effets néfastes sur le cerveau et causer des troubles cognitifs, comme la démence associée au VIH, et des troubles plus légers comme des problèmes de concentration et de mémoire. Depuis qu’il existe sur le marché des agents anti-VIH plus efficaces (multithérapie antirétrovirale), on a assisté à une chute dramatique du taux de démence associée au VIH – la forme la plus grave de déficit cognitif. En même temps, étant donné  que les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) atteignent un âge beaucoup plus avancé, la prévalence de formes plus légères de déficits neurocognitifs est maintenant plus élevée chez ces personnes. Heureusement, il existe de nombreuses options pour aider à minimiser ou renverser les effets du VIH sur le cerveau.

Qu’est-ce qu’un déficit neurocognitif?

Le terme cognition se rapporte aux fonctions cérébrales supérieures, c’est-à-dire la parole, la vue, l’aptitude à faire des calculs et à traiter l'information, la mémoire et la résolution de problèmes. Lorsque ces processus sont perturbés, les experts parlent de déficit neurocognitif.

Chez les PVVIH, le déficit neurocognitif peut se manifester entre autres par les symptômes suivants :

  • confusion
  • réflexion plus lente ou plus laborieuse
  • difficulté à trouver ses mots
  • difficulté avec la motricité fine, la coordination et la concentration – par exemple, difficulté à écrire à la main et besoin de se concentrer pour écrire lisiblement
  • perte de mémoire à court et à long terme – par exemple, difficulté à se souvenir de ses rendez-vous et des noms
  • capacité réduite de planification, de traitement de l’information et de résolution de problème
  • apathie et manque de motivation
  • changements dans la personnalité
  • difficulté à effectuer plus d’une tâche à la fois

Chercher ses mots ou avoir un trou de mémoire au milieu d’une conversation peut être frustrant, gênant et inquiétant, et pourrait en retour vous amener à chercher à éviter des situations potentiellement embarrassantes.

Les symptômes d’un déficit neurocognitif peuvent être si légers qu'on les remarque à peine, ou si graves qu'ils nuisent aux relations interpersonnelles, aux activités et au fonctionnement quotidien. Certaines PVVIH ont des symptômes de déficit neurocognitif alors que d’autres vivent avec le VIH pendant des décennies sans présenter le moindre problème cognitif.

Différents types de déficits neurocognitifs dont les PVVIH peuvent être atteintes

Quand on parle de déficit neurocognitif chez les PVVIH, les experts utilisent souvent le terme troubles cognitifs associés au VIH. Ce terme général regroupe une gamme de troubles :

  • Déficit neurocognitif asymptomatique – Des tests neuropsychologiques révèlent des signes subtils de déficit, mais les capacités fonctionnelles et les activités quotidiennes de la personne ne semblent pas altérées en conséquence.
  • Léger déficit neurocognitif – Des signes de déficit se manifestent dans les tests neuropsychologiques et dans la vie quotidienne.
  • Démence associée au VIH – La forme la plus grave et la plus rare de déficit neurocognitif. Démence est un terme général qui se rapporte à tout déclin important de la fonction cognitive empêchant l’accomplissement des activités quotidiennes. Ce n’est pas une pathologie en soi, mais plutôt un ensemble de symptômes qui peuvent accompagner une maladie ou un trouble médical. 

Combien de PVVIH souffrent d’un déficit neurocognitif?

Les experts ne sont pas encore certains de la prévalence des déficits neurocognitifs chez les personnes séropositives. Depuis l’avènement de la multithérapie antirétrovirale, les taux de démence associée au VIH, forme la plus grave de déficit neurocognitif, ont diminué spectaculairement dans le monde industrialisé, passant d’un taux variant entre 10 et 15 % à seulement 1 ou 2 %. Cela dit, il semble que les formes plus légères de déficit neurocognitif soient plus fréquentes. Les résultats d’une étude divulgués à l’été 2009 indiquent que le taux de déficit neurocognitif était de 52 % chez 1 555 participants séropositifs d’âge moyen – dont 21 % étaient atteints d’un déficit léger, 29 %, d’un déficit modéré, et 2 %, d’un déficit grave. Ces données ne font pas encore l’objet d'un consensus, mais il est clair que le déficit neurocognitif – en particulier ses formes légères et modérées — pourrait toucher une grande proportion de personnes séropositives.

Le déficit neurocognitif est plus fréquent chez certains groupes de PVVIH, par exemple, les personnes dont l’infection au VIH est plus avancée ou celles qui sont atteintes de diabète ou d’hépatite C. L’âge peut aussi jouer un rôle : la prévalence des déficits cognitifs est plus élevée chez les PVVIH de plus de 50 ans que chez celles de moins de 40 ans.

Qu’est-ce qui cause un déficit neurocognitif chez les PVVIH?

Le VIH entre dans le cerveau dès les premiers stades de l’infection. Même si le virus n’infecte pas les cellules nerveuses du cerveau (neurones), il peut les endommager, tant directement qu’indirectement. Des protéines présentes dans les cellules infectées par le VIH déclenchent la libération de messagers chimiques appelés neurotransmetteurs qui provoquent une réaction inflammatoire dans les cellules et la stimulation, voire la mort de celles-ci. Le VIH infecte aussi d’autres cellules cérébrales qui libèrent des toxines endommageant cet organe.

La démence associée au VIH, qui survient habituellement lors des stades avancés de l’infection, peut être causée directement par la toxicité du VIH dans le cerveau; cela dit, les formes légères de déficit neurocognitif peuvent être provoquées par des processus secondaires engendrés par une faible présence du virus. La démence associée au VIH peut être causée par la réplication incontrôlée du virus et l’immunosuppression, de sorte que lorsque la réplication virale est maîtrisée par la multithérapie antirétrovirale, il en résulte une baisse des taux de cette pathologie. Mais la présence d’une infection de faible grade et d’inflammation peut aussi avoir un effet subtil sur les neurones entraînant un léger déficit neurocognitif.

Outre le VIH, de nombreux autres facteurs peuvent causer un déficit neurocognitif ou y contribuer, y compris : le vieillissement, la dépression, une commotion cérébrale, des difficultés d’apprentissage, la consommation d’alcool, l’usage de drogues illicites comme la cocaïne, la meth en cristaux, l’héroïne, l’ecstasy, le LSD et les inhalants, des troubles neurologiques comme l’épilepsie et la sclérose en plaques, des maladies comme l’hypertension, le diabète, l’asthme, une maladie thyroïdienne et l'hépatite C, et des carences en vitamine B1 ou B12.

Le vieillissement et les déficits neurocognitifs

Le vieillissement peut aussi modifier la structure et le fonctionnement du cerveau – le rendant moins rapide et moins précis et réduisant sa capacité à stocker et à récupérer l’information. Pour les hommes et les femmes séropositifs, dont le nombre ne cesse de croître, le vieillissement et le VIH peuvent tous deux altérer les fonctions cognitives.

À l’instar des problèmes cognitifs liés au VIH, le déclin des fonctions cognitives lié à l’âge peut prendre une forme légère à grave :

  • Déclin cognitif lié à l’âge – Une baisse normale associée au vieillissement.
  • Déficience cognitive légère – Une perte de mémoire et déclin fonctionnel attestés par les résultats aux tests neuropsychologiques; observée chez environ 20 % des personnes de plus de 70 ans.
  • Démence – La forme de déficience la plus grave, dont la maladie d’Alzheimer est une cause courante. Cette maladie irréversible perturbe de façon grave et progressive les fonctions cognitives, le comportement, les fonctions motrices et la vie quotidienne des personnes atteintes. Observée le plus souvent chez les personnes de plus de 65 ans, l'incidence de la maladie d'Alzheimer double pour chaque tranche de cinq ans à partir de cet âge. (Environ 50 % des personnes séronégatives de plus de 80 ans en seraient atteintes.)

Depuis plusieurs années, les médecins et les personnes séropositives soupçonnent le VIH d'accélérer le vieillissement du corps. La possibilité que le virus ait un effet semblable sur le cerveau n'a rien de surprenant. Lors d'une étude de petite envergure, le débit sanguin dans le cerveau des sujets séropositifs s'est révélé comparable à celui de sujets séronégatifs plus âgés de 15 à 20 ans.

Croyez-vous être atteint d’un trouble neurocognitif associé au VIH?

Si vous êtes séropositif et que vous croyez avoir un problème de cognition, la première étape consiste à consulter votre médecin. Celui-ci pourra vous adresser à un spécialiste pour subir d’autres tests. Le diagnostic d’un trouble neurocognitif associé au VIH repose sur des tests neuropsychologiques conçus pour évaluer différents aspects de la fonction cérébrale. Si vous présentez des signes de léger déficit neurocognitif, votre médecin voudra vérifier vos antécédents médicaux en profondeur et effectuer des tests pour découvrir les causes de votre problème.

Médicaments anti-VIH

Les données montrent maintenant de façon non équivoque qu’il est important d’entreprendre le traitement par des agents antirétroviraux avant l’apparition des symptômes. On recommande actuellement d’instaurer le traitement avant que le compte de CD4+ ne chute à 350, afin de garder votre système immunitaire fort et de protéger votre état de santé général. Certains chercheurs croient qu’une intervention précoce avec des agents anti-VIH (multithérapie antirétrovirale) peut aussi réduire le risque de troubles neurocognitifs associés au VIH et en atténuer les symptômes. Il n’a pas été établi clairement si la présence d'un trouble neurocognitif associé au VIH justifie à elle seule l’instauration d’un traitement, même si ce trouble perturbe les activités quotidiennes.

Certains médicaments réussissent mieux que d’autres à traverser la barrière hémato-encéphalique (barrière entre le système sanguin et le cerveau), qui empêche de nombreuses toxines de pénétrer dans le cerveau et la moelle épinière. Selon de récentes études, plus il y a dans le schéma thérapeutique des médicaments capables de franchir la barrière hémato-encéphalique, plus le risque de troubles neurocognitifs diminue.

Un groupe de chercheurs a élaboré un système pour classer l’aptitude des antirétroviraux à franchir la barrière hémato-encéphalique (voir le tableau ci-dessous). Toutefois, il n’existe pas de lignes directrices officielles permettant de déterminer si la présence de signes de déficit neurocognitif justifie la modification d'une multithérapie efficace attestée par une charge virale indétectable. C'est une décision que vous devrez prendre en consultation avec votre médecin.

Aptitude des antirétroviraux à franchir la barrière hémato-encéphalique
  Très au-dessus de
la moyenne
Au-dessus de
la moyenne
Dans la moyenne En dessous de
la moyenne
Analogues nucléosidiques (INTI) AZT abacavir
FTC
ddI
3TC
d4T
ténofovir
Inhibiteurs non nucléosidiques (INNTI) névirapine éfavirenz étravirine  
Inhibiteurs de la protéase (IP) indinavir intensifié darunavir intensifié
fosamprenavir intensifié
indinavir
lopinavir intensifié
atazanavir
atazanavir intensifié
fosamprenavir
nelfinavir
ritonavir
saquinavir
saquinavir intensifié
tipranavir intensifié
Inhibiteur de l’intégrase   raltégravir    
Inhibiteurs de fusion/d’entrée   maraviroc   T-20
Adapté de Letendre SL et al, 17e CROI, 2010, Abstract 172

Nutrition et style de vie

Les études montrent que ce qui est bon pour votre cœur l’est aussi pour votre cerveau. Une alimentation et un style de vie favorisant une bonne santé cardiaque sont aussi bons pour votre cerveau. Ces stratégies incluent :

  • une alimentation riche en fruits et légumes, en soja, en poissons et en grains entiers, et faible en matières grasses, en sel, en caféine et en alcool
  • de l’exercice régulier
  • une bonne gestion du stress
  • pas de tabac
  • suffisamment de sommeil

Votre cerveau a besoin d'artères saines capables de l'approvisionner en sang. Comme l'inflammation joue un rôle important dans les processus qui contribuent au blocage et à la détérioration des artères, un apport élevé en anti-inflammatoires naturels peut favoriser une meilleure santé cérébrale. Cela signifie qu’il faut éviter les matières grasses qui causent l'inflammation, comme les huiles partiellement hydrogénées (« gras trans ») et les huiles végétales polyinsaturées. Il faut aussi consommer des aliments et assaisonnements dotés de propriétés anti-inflammatoires naturelles comme le gingembre, le curcuma, les baies de couleur foncée, les raisins, les agrumes, les aliments riches en acides gras oméga-3 (comme les poissons gras sauvages, les graines de lin et les noix de Grenoble) et l’ail (la consommation de plus de deux gousses d’ail cru par jour pourrait causer une interaction avec certains médicaments; renseignez-vous sur les risques auprès de votre médecin ou pharmacien).

Selon certaines données, les perturbations neurocognitives qui se produisent à cause du VIH pourraient être la conséquence d'une carence en vitamine B12. Une telle carence peut causer pertes de mémoire, confusion, fatigue chronique, réflexes léthargiques, démarche instable, faiblesse, neuropathie et dépression. Beaucoup de PVVIH et d’adultes âgés souffrent d’une carence en vitamine B12. Malheureusement, les tests couramment utilisés pour mesurer le taux de vitamine B12 ne sont pas toujours fiables – ils indiquent souvent un taux « normal » alors qu’en fait, il y a carence. Par conséquent, on recommande que tout traitement à la vitamine B12 soit fondé sur les symptômes plutôt que sur les résultats de laboratoire.

Consultez votre médecin ou un nutritionniste pour savoir comment vous assurer de consommer suffisamment de vitamine B12 et pour vérifier si votre alimentation et votre style de vie favorisent une bonne santé cardiaque et cérébrale.

Exercice physique

Selon un certain nombre d’études, les personnes âgées sédentaires qui participent à un programme de conditionnement physique parviennent à améliorer leurs fonctions cognitives. L’exercice semble favoriser la croissance de cellules cérébrales et accroître la production de l’hormone de croissance humaine, ce qui peut améliorer la mémoire et la capacité d'apprentissage. Un style de vie actif pourrait prévenir ou retarder le déclin des fonctions cognitives.

L’exercice est important, surtout si vous êtes séropositif, parce qu’il aide à prévenir ou à atténuer les effets de nombreuses maladies, dont le diabète, l’hypertension, l’insuffisance rénale chronique et la dépression, qui sont toutes susceptibles de nuire aux fonctions cognitives. Les exercices de résistance, comme l'exercice aérobique et la levée de poids, sont particulièrement bénéfiques. La danse de salon peut être bénéfique non seulement parce qu'elle vous fait bouger et entrer en contact avec des gens, mais aussi parce qu'elle procure des bienfaits psychologiques.

Conditionnement cérébral

Jusqu’à récemment, les chercheurs croyaient que la structure du cerveau était immuable et « figée ». Nous savons maintenant que le cerveau peut apporter des modifications à sa structure, se renouveler et se réparer pour résoudre un grand nombre de problèmes. Le cerveau est malléable, ou plastique, et peut se modifier en fonction de nos actes et de nos pensées. Les neuroscientifiques disent parfois que dans le cerveau, ce qui n'est pas utilisé est perdu; l'avantage de cette stratégie cérébrale est que grâce à elle, il existe de nombreuses options pour maintenir et même améliorer la santé de notre cerveau.

De la même façon que l'exercice physique peut renforcer votre corps, le bon type d'exercices cérébraux peut renforcer votre esprit. Voyez quelques exemples dans l'encadré intitulé « Conditionnement cérébral » ci-dessous. Il existe aussi des programmes informatiques supposément conçus pour améliorer les fonctions cognitives. Avant d’acheter ces programmes, il est important de vérifier que les allégations des fabricants sont appuyées par des travaux de recherche. Par exemple, le Brain Fitness Program a été étudié par des chercheurs de la clinique Mayo et de l’Université de la Californie dans l’étude IMPACT (Improvement in Memory with Plasticity-based Adaptive Cognitive Training). Le programme s'est révélé efficace pour améliorer de façon spectaculaire la mémoire, la vitesse de travail du cerveau et les résultats de tests neuropsychologiques chez des personnes âgées séronégatives en santé. (Pour de plus amples renseignements sur le Brain Fitness Program, lisez l’article « Témoignage d'une tête forte » dans le numéro d’hiver 2010 de Vision positive.)

Conditionnement cérébral

Quand il s’agit de la santé de notre cerveau, l’apprentissage de nouvelles choses est d’une aide précieuse. Les meilleures activités sont celles dont la difficulté augmente progressivement, celles qui sont satisfaisantes sur le plan mental et celles qui nous réservent des surprises tout en exigeant une grande concentration. Voici quelques exemples :

  • apprendre à jouer d’un instrument de musique
  • apprendre une langue
  • faire des mots croisés (il faut qu’ils soient difficiles) ou des casse-tête comportant plus de 500 pièces
  • jouer avec un ballon ou jongler
  • faire du crochet ou du tricot
  • utiliser l’« autre » main
  • jouer au bridge
  • pratiquer une nouvelle activité physique qui demande de la concentration, par exemple, prendre des cours de danse

Stratégies pour la gestion des symptômes

Si vous croyez que vous pourriez présenter un déficit neurocognitif, votre médecin peut aussi vous orienter vers un expert en réadaptation, comme un physiothérapeute ou un ergothérapeute, qui pourra vous aider à mieux vivre avec les effets du déficit neurocognitif sur votre vie quotidienne. Les stratégies qui vous conviendront dépendront de vos besoins et objectifs. Voici néanmoins quelques trucs qui pourraient vous aider :

  • Créez une routine – Laissez toujours vos clés au même endroit; associez la prise de vos médicaments à une autre activité, comme vous lever le matin; prévoyez de toujours faire les activités répétitives la même journée chaque semaine.
  • Utilisez des aide-mémoire – Si vous êtes une personne visuelle, utilisez des rappels visuels comme des feuillets auto-adhésifs; si vous êtes plutôt auditif, un chronomètre ou un signal sonore vous seront peut-être utiles.
  • Éliminez les distractions autant que possible – Éteignez la télévision ou la radio quand vous parlez à quelqu’un ou que vous vous affairez à d’autres tâches. Cela vous aidera à vous concentrer.
  • Économisez vos forces – Essayez de répartir vos activités sur toute la semaine afin de ne pas avoir à tout faire en même temps.  Et laissez-vous amplement de temps pour accomplir vos tâches.
  • Utilisez un agenda – Un agenda électronique, un téléphone cellulaire ou un organisateur personnel pourraient vous faciliter la vie. Créez des listes que vous pourrez consulter.

Remerciements

Ce feuillet d’information est fondé sur un article publié à l’origine dans Vision positive (hiver 2010, volume 11, numéro 2).  Nous remercions Maggie Atkinson, militante dans la lutte contre le sida, avocate et survivante à long terme du VIH/sida, pour la rédaction de l’article original.

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No du Centre de distribution de CATIE : ATI-50180
(aussi disponible en anglais, ATI-50179).

Auteur(s) : Atkinson M, McLay D, Koenig D

Traduction : Bérubé D

Publié : 2011