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Équipe d’intervention de proximité de STOP 

Vancouver STOP Project
Vancouver, Colombie-Britannique
2013

Introduction

« Nous adoptons une approche d’échelle communautaire à la prestation de soins. »

« Je sillonne les rues à pied pendant mes rondes d’intervention de proximité, et j’essaie autant que possible de joindre mes 30 clients », raconte Jacey Larochelle, une infirmière autorisée de l’Équipe d’intervention de proximité de STOP, pour décrire sa journée de travail typique.

Elle n’est pas seule. En 2010, les responsables du « Vancouver Seek and Treat for Optimal Prevention of HIV/AIDS (STOP) Project » [Projet « Chercher et traiter pour une prévention optimale du VIH/sida » (STOP) de Vancouver] ont mis sur pied une équipe interdisciplinaire d’infirmières, d’infirmières éducatrices, de travailleurs sociaux, d’intervenants et de pairs appuyée par un médecin et chargée d’améliorer l’arrimage et l’implication aux tests de dépistage, aux soins, au soutien et aux traitements pour le VIH. L’Équipe d’intervention de proximité de STOP est l’une des plus importantes initiatives du projet STOP de Vancouver, car elle contribue à la mise en place d’un système de soins intégré pour les personnes les plus marginalisées de la ville.

L’équipe concentre ses efforts sur quatre principaux points. Les trois premiers sont l’élargissement du dépistage systématique et rapide du VIH dans des milieux ciblés, le suivi de santé publique auprès des partenaires des personnes qui obtiennent un résultat positif, ainsi que la sensibilisation et le renforcement des capacités des fournisseurs de services. Mais l’équipe est probablement mieux connue pour son quatrième axe d’intervention : l’implication et l’arrimage à des soins pour les personnes nouvellement diagnostiquées ou qui n’ont pas reçu de soins depuis leur diagnostic.

« Nous voulons resserrer les liens entre les services cliniques afin de renforcer le continuum des soins », explique Miranda Compton, directrice de l’équipe. Par l’implication et l’arrimage à des services, l’équipe tente de combler des lacunes dans le continuum des soins pour les personnes séropositives les plus susceptibles d’être laissées pour compte. « Si une personne a des besoins simples, elle ne fait probablement pas partie de notre public cible », souligne-t-elle. Le mandat de l’équipe est de fournir une gestion de cas intensive de courte durée afin d’arrimer les personnes les plus vulnérables à des services appropriés à plus long terme dans la communauté.

Puisque l’équipe se consacre exclusivement à l’intervention de proximité, ses membres ont la possibilité de faire preuve d’innovation quant aux stratégies qu’ils utilisent pour impliquer les clients. Les intervenants travaillent sans relâche pour rencontrer les gens, où qu’ils soient. Le médecin de l’équipe rend visite aux clients qui ne peuvent aller dans une clinique, et les infirmières peuvent passer du temps à forger des relations et à impliquer les clients. Les travailleurs sociaux de l’équipe tentent d’éliminer tout obstacle aux soins mentionné par les clients, que ce soit le logement, la sécurité alimentaire, les prestations d’aide sociale ou le statut d’immigration.

Les plus grands défis que rencontre l’équipe sont d’ordre structurel : le manque de logements adéquats à Vancouver, les listes d’attente pour les programmes de sevrage et de rétablissement, et le nombre restreint de services de santé mentale adaptés aux personnes ayant des dépendances actives. Mais elle rencontre aussi des défis d’ordre individuel : des clients qui ne font pas confiance au système de soins de santé, qui ont des problèmes de santé mentale et des dépendances complexes ou qui, avec raison, se préoccupent davantage de leur survie que de leur infection au VIH.

Malgré les défis, « je crois que nous parvenons à atteindre un groupe démographique qui autrement ne recevrait pas de soins de santé », affirme Mme Larochelle.